De Luçay, op. cit., p
5. Loyseau, Des offices, 1. IV, ch. ii, n» 77 : « Quant aux secrétaires des commandemens, on ne les tient pas pour officiers de la couronne, pour ce qu'encore que leur employ et leur pouvoir soit plus grand que de certains officiers de la couronne, neantmoiûs comme toutes les charges du conseil d'Esfat ne sont que commissions et comme les secrétaires de finances n'ont esté depuis quelque temps que par commission, aussi sont ces secrétaires... et certes il ne seroit pas raisonnable que les secrétaires d 'Estât fussent officiers perpétuels et nécessaires (ainsi qu'ils seroient s'ils tstoieut officiers de la couronne) et que le roy fust forcé de s'en servir es plus secrettes et im-
LES MINISTRES ET LES CONSEILS 4j1
un instrument plus souple, mieux approprié aux tendances rie la monarchie que les grands ofiiciers de iacouronne. D'ailleur.i, en fait, ils gardaient le plus souvent leur emploi pendant toute leur vie, et même le roi en accordait facilement la survivance, leur désignant un successeur du leur vivant, leur fils p'>v exemple*.
Pendantlongtemps,cepend:ant,les secrétaires d'Etatii'eureiit pas de départements ministériels déterminés : il n'y avaitpoint entre eux une répartition rationnelle et permaneniedesaifaires publiques. On trouve seulement au début du règne d'Henri If, en 1547, un département géographique entre les quatre secrétaires, indiquant les pays auxquels chacun d'eus est chargé d'expédier les dépèches ; les pays étrangers sont d'ailleurs entremêlés avecles provinces de France. Cependant, la formation des départements était inévitable ^, mais leur délimitation ne devait jamais être complète ni fixe, el même, dans la mesure oà elle intervint, le pouvoir royal subit plutôt qu'il ne provoqua cette délimitation'. Elle •commença toutefois dès le xvi^ siècle. En 1570, un règlement mit dans le départem,.nit de l'un des secrétaires tout ce qui concernait la maison du roi (garde royale) et la gendarmerie (grosse cavalerie)* : c'était la première ébauche d'un ministère de la guerre. En lo89,unnouveau règlement fit faire un pas de plus ; non seulement il maintint el complétale département de la guerre, mais il créa un minisicre
portantes atîaires de son Estât, attendu qu'un pirticulier ne voudroit pas iierdre cette liberté de changer son clerc quand il luy plaist. » — Parfois, cependant, il semble qu'on les ait comptés paruii les grands officiers ; Loysean, Des offices, 1. IV, ch. u, n» 77 : « Toatefoys j'ay sceu que ceux d'à présent ea out depuis peu obtenu provision en office. » — Pigauiol de La Force, op. al. t. I, p. 181, met les secrétaires d'État, dans son éaumération, au milieu des grands officiers de la couronne.