Noël Valois, op. cit., p. lxv et suiv
3. Lebret, De la souveraineté, 1. II, ch. vf, p. 33 : « La charge de surintendant est mainteuant une des plus importantes du ro'iaume; c'est elle qui a la direction de l'économie publique et de qui dépendent ceux qui se mêlent des finances. » Voyez la commission du surintendant Fouquet, Boislisle, op. cit., p. 239. — Dans le contrat passé avec le clergé de France en 1386 figurent côte à côte « Pompone de Bellièvre..., conseiller du roy eu son conseil d'Estat et privé et surintendant de ses finances, et Robert Miron..., aussi conseiller duJit seigneur en son dit conseil d'Estat et privé et intendant et controoleur général de ses dites finances » {Recueil cité, 11= part., p. 48 v°).
4. Loyseau, Des offices, I. IV, ch. n, n° 49 : « .Mais toutes ces charges ne .=ont déférées que par commission, pource que les trésoriers de France en ocopent le vray et ancien titre, et aussi qu'il est bien à propos que les charges des finances soient toujours révocables à la volonté du roy, et partant tous ces. estats de surintendant. controUeur des finances et trésorier de lespargne, ne peuvent plus e?tre offices de la couronne. » Cepen'Jant,à diverses reprises, les charges d'intendants d'^s finances o«t été érigées en offices.
première, un intendant des finances. Celui-ci,, dans la suite, fut fait contrôleur général des finances, seul en titre; peu à peu, il passa au premier rang et devint un véritable ministre, le plus puissant de tous, car, par les finances qu'il dirigeait, il touchait à tous les services*.
Dans la dernière forme de la monarchie absolue, le gouvernement, sous l'autorité du roi, était ainsi remis à un ministère qui comprenait : le chancelier, les quatre secrétaires d'État et le contrôleur général des finances. Mais ce ministère, qui n'avait point de chef, manquait complètement d'unité : c'était un pur assemblage de fonctionnaires supérieurs, divers par leur origine, et le plus souvent indépendants les uns des autres*. Cependant, une certaine unité de direction était rôlablie parle fonctionnement des conseils du roi, qui constituaient le régulateur véritable de ce gouvernement».