‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 389 sur 533 · L ADMINISTRATION DES PROVINCES · texte numérisé non relu

L ADMINISTRATION DES PROVINCES

sans violences, et, en 1639, intervint une transaction : à la place des anciens Étals, mais ayant les mêmes attributions, fut établie l'assemblée des communauUh du pays. Le chang-ement consista en ce que la nouvelle assemblée fut presque exclusivement composée des représentants des municipalités; deux évêques et deux gentilshommes seulement y siégeaient pour représenter le clergé et la noblesse. Le Languedoc eut aussi, de 1629 à 1632, une crise terrible à traverser : d'un côté, la royauté créant des élections ; d'autre part, la province faisant cause commune avec un rebelle, le duc de Montmorency. Le conflit se termina par l'édit de Béziers, du mois d'octobre 1632, qui maintint les États de Languedoc, mais leurs privilèges étaient amoindris». La Bretagne conserva ses États avec moins de difficultés, mais cependant ils perdirent ^annalité^

En définitive, voici quels étaient les États provinciaux qui subsistaient au xvrii^ siècle. Ils étaient tous dans des provinces situées aux extrémités du royaume, ou du moins loin du centre, où l'élément gouvernable avait été plus complètement pétri par le pouvoir royal. Ils se divisent naturellement par groupes. Au nord-ouest étaient les États de Bretagne. Au nord les États de l'Artois, ceux du pays de Lille, du Tournaisis et du Hainaut^ Au nord-est, pointant vers le centre, les grands États de Bourgogne, qui, d'ailleurs, avaient comme appendices les petits États particuliers du Gharolais et du Maçonnais*. On trouvait aussi des Étals quelque peurudimontaires daus la Bresse et le Bugey^ Venaient ensuite au sudest les États ou communautés de Provence; au sud, les grands États de Languedoc. Enlin, au sud-ouest, dans la région pyrénéenne et voisine de l'Espagne, il y avait toute une série d'États, dont quelques-uns étaient importants et avaient l'organisation typique et traditionnelle, dont les autres étaient à peine organisés; c'étaient les États de Foix, du Nébousan, des Vallées, de Bigorre, du pays de Labour, de la SuuUe, du Béarn

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