‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 397 sur 533 · L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

L'ÉGLISE CATHOLIQUE

On a vu précédemment* quelle était la condition juridique de l'Église dans la société féodale : les principes essentiels sur lesquels elle reposait se maintinreut jusqu'à la Révolulion, mais elle subit cependant de profondes altérations. Le pouvoir royal restauré, tout en conservant à l'Église ses privilèges traditionnels, réussit à supprimer ou à rendre inoffensifs ceux des droits acquis par elle, qui empiétaient sur les attributions essentielles de FElat; il parvint, d'autre part, à mettre sous son contrôle efficace l'ensemble du clergé français. Cela fut le résultat d'un travail non moins persévérant que celui dirigé contre la féodalité, et, ici encore, ce furent la plupart du temps des théories de droit, habilement maniées par les jurisconsultes^ qui assurèrent la victoire à la royauté. Le droit romain y servit beaucoup, car si les empereurs chrétiens avaient doté l'Église de ses premiers privilèges légaux, ils l'avaient en même temps surveillée et contenue. A partir du xvi" siècle, lorsque les études historiques furent remises en honneur, les jurisconsultes français purent aussi invoquer les témoignages nombreux qui attestaient l'action du pouvoir royal sur l'Eglise dans la monarchie mérovingienne et sous les premiers Carolingiens. Enfin, aux xvn^ et xvni^ siècles, la monarchie absolue, invoquant surtout la raison d'État et

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