Répertoire de Guyol, y° Confidence
3. Recueil des remontrances, édicts et contrats du clergé, p. 6 (a. 1577) : <i Quand nous pensons aux économes, confidences, constitutions de p ~ious pour les femmes et autres personnes laïcs et à tant de symonles qui s.- commettent tous k'S jours es premiers bénéfices., quel déplaisir et nrè\c-cœur €3f-ce à toute l'Église que d'ouir en la bouche des laïcs, capllaiaes et femmes : mon évêctic, mou abbaye, mes clianoines. mes moines. »
commencement du parlement de 1516, de l'abrogation de la Piagmatique, et, quand le roi fut au parlement, on refusa en sa présence de publier et ratifier le concordat. » Cependant, il fallut céder; on n'alla même pas jusqu'au lit de justice, et TenregistrciTîunt eut lieu avec la mention de l'exprès commandemont du roi *. « Le parlement se vit obligé d'enregistrer, malgré les oppositions de l'Université et du chapitre de Paris. Cette publication fut faite le 22 mars 1517, et, le 24 du même mois, les chambres assemblées, renouvelant leur appel et leurs protestations, déclarèrcal qu'elles suivraient la Pragmatique dans tous les procès qii se présenteraient à juger. Ce qui obligea le roi François P'^à donner une déclaration, en 1527, par laquelle il attribua au Grand Conseil la connaissance des procès sur le titre des bénéfices consistoriaux «'.
Le concordat ne s'appliquait pas à toute la France, mais seulement aux provinces qu'avait régies la Pragmatique ; restaient en dehors non seulement les pays réunis aux xvn* et xvm« siècles, mais encore la Bretagne et la Provence ; des induits du pape y avaient établi un régime analogue, quant à la collation des bénéfices.
§ 3. — LA JURIDlCTtON ECCLÉSIASTIQUE
On a vu précédemment' quelle immense étendue avait ac- (;uîso dans la société féodale la compétence des juridictions ecclésiastiques. Cela devait fatalement amener des résistances et une réaction de lapart des seigneurs, et, eneiïet, elle se produisit d'assez bonne heure. Une des premières ordonnances, rendue par Philippe-Auguste sur la demande des barons, et d'accord avec eux, a justement pour objet de supprimer les excès les plus intolérables de la juridiction ecclésiastique *. Les réclamations des justiciers se reproduisirent, et le conflit continua, particulièrement sous le règne de saint Louis ^ et
1. « Lecta publii^ata et regi?trata ex ordioatione et de preecepto domiai nostri régis reiteratis vicibus facto. »
£. Héricourt, Lois ecclésiastiques, F, p. 433.