‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 454 sur 533 · Bruaner, op. çil., I, p · texte numérisé non relu

Bruaner, op. çil., I, p

2. Yves de Chartres le cite à la fin du xi» siècle, Ep. CLXXI ; de nOrae qu'il cite le Cûde Ttiéodosien d"après le Bi-éviaire^ Ep.CCXII.

La renaissance des études de droit romain, qui se produisit dans la seconde moitié du xt* siècle, et qui atteignit ?a pleine floraison au xii'S introduisit un élément nouveau. Elle révolutionna le droit privé plus profondément encore que le droit public*. Partout le droit romain exerça son influence scientifique, servant de modèle aux jurisconsultes, et faisant pénétrer dans la jurisprudence des principes directeurs; dans certaines rég'ions, il se fît recevoir comme loi véritable, comme loi écrite et impérative. Dans le midi de la France, oii la coutume avait été profondément imprégnée de droit romain, où les populations vivaient en réalité sous l'empire du droit romain passé à l'état de coutume, les lois romaines, remises en lumière et en honneur, prirent sans difficulté force de loi vivante. Cela se fit naturellement, par le consentement des populations par l'autorité de la coutume. Ce fut comme un pays qui, ayant perdu ses codes, aurait vécu pendant quelques siècles sur leur seul souvenir et qui les retrouverait un beau jour. Plus tard, nos anciens jurisconsultes étaient assez embarrassés pour expliquer cette valeur ; cquise dans une portion de la France par le droit romain. Ils craignaient d'y avoir un signe de cette suprématie prétondue par l'Empire et contre laquelle ils protestaient; ils disaient généralement que c'était un effet de la bienveillance des rois de France, qui avaient permis aux populations de se servir des lois romaines'. Mais si quelques provinces du Midi, lors de leur réunion à la couronne*, avaient

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