‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 461 sur 533 · Ci-de-su-, p. 'JTS, note 3; p. 381, note · texte numérisé non relu

Ci-de-su-, p. 'JTS, note 3; p. 381, note

o. Ch. 1, u» 3, p.. 5 : a Nus n'entreprit ouqaes devant oioi ccste chwoc, .ont j'ui exemplaire. »

propose en apparence, c'est de décrire les coutumes de Vermandoi? et la pratique des cours séculières'. Mais, en réalité, ce qu'il donne à cet égard ne représente qu'une faible partie de son livre. La plus g^rande portion est simplement une paraphrase, souvent une traduction littérale des textes romains et particulièrement du Code de Justinien. L'ordre même suivi par l'autour estcelui de ce Code, dans ses livreslletlll jusqu'au litreXXXlILSansdoute,rauteursentaitquedorénavantc'était là le bagage le plus utile pour les hommes de loi*. Le Conseil à im ami a été composé postérieurement à l'administration de Pierre de Fontaines, comme bailli de Vermandois ; M. Marnier en place la rédaction entre 1234 et 1259*.

2' h^ Livre de Jostice et de Plet^a. été rédigé dans la seconde moitié du xiii* siècle, sûrement après 1239, car il contient l'indication d'un jugement rendu à l'hôtel du roi en cette année^ C'est probablement un produit de l'école de droit d'Orléans, en pleine activité à cette époque. Il contient deux, éléments juxtaposés : le droit coutumier de l'Orléanais, et des textes de droit romain et canonique souvent littéralement traduits. Par là il se rapproche du Conseil à un ami, mais il eu dilïère à deux points de vue. Eu premier lieu, la portion coutumière est ici beaucoup plus importante; elle a été empruntée en partie très vraisemblablement à un Usage d'Orléaois, antérieurement rédigé et dont s'est servi également le compilateur des Établissements de saint Louis'^; mais l'auteur a dû puiser aussi à d'autres sources. Toujours est-il que le droit coutumier qu'il donne est très original et présente un caractère archaïque très prononcé : cela se voit principalement

1. P. 3 : « Reqiiftrez aue je li face ua escrit seloac les us et coustumes de Vermendois et d'autres corz laies. »

2. Lui-mêiui canstatait, avec aue certaine mélaucolie, l'altération des anciens usa!^.:s, p. 4 : « Les ancienaes coutumes, que li preudome çà en arrière soloieui tenir et user, sont molt anéanties et presque totes faillies, partie par bailli/ et par prévoz, qui plus eutendent à lor volenté fère que à user des costumes; partie par la volenté de sens, qui plus s'aert à son aris que as fez des anciens. »

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