Fitting, Les commericcmenls de rÉcole de Bologne, o
le vrai trésor du droit romain, aient cessé d'être connues du IX.' au xi^ siècle*, et tou?; les textes du Dig-esle qui servirent à renseignement renouvelé paraissent provenir, directement ou indirectement, du manuscrit unique qui fut conservé successivement à Pise et à Florence et qu'on appelle la Florentine*. En quoi consista au juste l'œuvre propre d'Irnérius, et comment s'explique ce renom immense et persistant qui fait de lui la source, d'où est sortie, au moins en puissance, la jurisprudence des temps modernes? Jusqu'à ces derniers temps, la critique n'avait guère réussi à débrouiller cette énig-me, n'ayant presque aucuns renseignements précis sur le vieux maître; elle se contentait d'une hypothèse généralement admise. On supposait qu'Irnerius avait été un autodidacte; qu'il s'était remis à étudier les textes de la compilation de Justinien, qui avant lui n'étaient plus lus et consultés ; et que, par une activité inlcllectuelleintenseetprodigieuse,ilen avait retrouvé le sens et la portée. Il y avait là une sorte de miracle, un phénomène en dehors des lois naturelles. Mais depuis quelques années la critique est entrée dans une autre voie. Celui qui l'a ouverte vraiment, c'est M. Pescatore, dans sa féconde étude sur Le.ç gloses d'Irnerhis^. Il s'est attaché à étudier de près les seules productions certaines qui nous restent du maître, c'està-dire les gloses qui sont marquées à son nom, à son sigle, et il a montré qu'il y en avait assez pour attester sa valeur supérieure. Depuis lors, on s'est ing-énié à retrouver, dans les bibliothèques, des manuscrits contenant d'autres œuvres du même jurisconsulte, plus étendues et systématiques. Plusieurs ont été en effet mises au jour, qui lui sont attribuées par