‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 488 sur 533 · Coarat, Geschichte der Quellen, I, p. 60 et suiv · texte numérisé non relu

Coarat, Geschichte der Quellen, I, p. 60 et suiv

2. Coarat, op. cit., p. 74 et suiv., d'après les recherches de Mommsen, dout es résultats sont exposés dans sa grande édition du Digeste, I, p. 13 et suiv

11 est vrai que le teste dunt se servaient les Bolonais, contenu dans un grand nombre de manuscrits du xi' et du xii' siècles et que l'on appelle la litte7'a vidgata ou vulgate, présente, par rapport à la Florentine, des variantes, parfois heureuses. M. Momoasen explique ce fait par l'hypothèse, fortement établie, que les Bolonais auraient corrigé leur texte, dérivé d'un manuscrit copié sur la Florentine, par la collation avec un autre manuscrit indépendant, aujourd'hui perdu; cf. Girard, Manuel, p. 77.

3. G. Pescatore, Die Glossen des Irnerius, Greifswald, 1888. Un grand nombre de gloses inédites d'Iruerius viennent d'être publiées par M. E. Besta dans le second volume de son consciencieux travail : Uopeva d'irnevio, contrihulo alla storia del dirillo ilaliano, Turin, 1896.

leurs éditeuis*. Si celte attribution est pour la plupart de ces écrits fort conleatable, elle me paraît devoir être maintenue en ce qui concerne une Sirnima Codicis* publiée par M. Filting- : c'est une œuvre fort remarquable et importante, et qui a sans doute servi de modèle et, e» partie, de matériaux aux Sommes du même genre qui furent plus tard composées dans l'Ecole Bolonaise. De cet ensemble de recherches se dégage une double couclusion. D'un côté, Irnorius n'a point créé luimême toute sa science du droit romain. 11 Ta reçue en partie des écoles antérieures; cela résulte de ce que, sur diverses questions, il cite l'opinion d'autres juriconsuUes, nécessairement contemporains ou antérieurs. Mais, d'autre pari, il a vraiment donné à l'enseignement du droit romain sa forme et sa direction; c'est de lui que procède toute l'Ecole Bolonaise. Souvent en effet on retrouve, chez les docteurs qui l'ont suivi, sesidées propres, sesexplica'ions, sa terminologie eljusqu'aux transitions par lesquelles il passait, dans son commentaire, d'un litre du Gode à un autre titre, fidèlement el traditionnellement reproduites. Il fut donc vraiment un homme de génie, dans sa sphère propre, uu véritable créateur; mais il le fui dans des conditions ordinaires el naturelles. Ce qui paraît avoir fait surtout sa force, c'est la pleine possession des textes, l'art de les rapprocher et d'en tirer des conséquences : il put ainsi fondre en un système des connaissances éparses avant lui el restées souvent sans portée.

1. il. Filtiug a édité deux ouvra;.;eo qu'il attribue à Iruerius, uue Summa codicis et des Quaesliones de j'uris sublilitale, déjà cités ci-dessus p. 760, uot^s 1 et 4, et page 763, QO'e 3. 11 le croit aussi l'auteur d'uûe Summa legis Longobaidorum publiée en 1870 par M. Aascbiitz. De sou côté, M. Paloiieri lui attribue un Formularium label /ionwn, qa"û a publié, 2'- édit. Bologue, )893, mais qui d.saurait lui apparteuir, coinine je crois l'avoir déoioatré iaus l'article pluhaut cité que j'ai doiué au Moyen âge. La publication de ces textes, surtout de ceux édités par M. Fitting, a douué lieu d'ailleurs à de nonabreuses et intéressantes coutroverr^es. Il en résulte, qu'aucune des œuvres aUribuées à Irnerius, en dehors des gloses, et d'uue partie des Authentiques, ne peut lui être attribuée avec certitude, pas mèLue \ix Summa codicis. Pour plusieurs on discute uiôine sur 1<- poiut de savoir si elles sont autérifures ou postérieures à la reuaissiuce Iruérienoe. On trouvera un exposé résumant le débat et faisant connaître les divers opinions produites, dans E. Best.i.. L'opéra d'Irnerio t. I. Voyez aussi l'intéressant article de notre collègue .M. Meyniid, E/icore Irnerius, dans la Sounede Revue liislonque de droit français et étranger, uiaijuiu 1897, p. .939.

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