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roi dans les provinces. Probablement y figuraient aussi des pote?}tes qui n'exerçaient aucune fonction publique; mais c'étaient alors des vassi regii, auxquels le roi pouvait demander, en vertu de leur obligation particulière de fidélité, tous les services qui conviennent à un homme libre*.
Sous Charlemagne, ces ;?/«C2V« prirent une périodicité régulière. H s'en tenait deux par an. L'un, en automne, peu nombreux, comprenant seulement les personnages les plus importants; l'autre, plus nombreux, au printemps, au moment du champ de mai, oh l'on réglait le status totius regni. Nous sommes exactement renseignés sur cette organisation par un écrit d'Hincmar de Reims, que l'on a intitulé Deordiiiepalatii, et qui a été composé en 883, et d'après un petit traité sur le même sujet d'Adalhard, abbé de Corbie et parent de Charlemagne*. Après Charlemagne, cette périodicité disparut; mais les placita qui furent réunis sous Louis le Débonnaire et Charles le Chauve acquirent peu à peu une importance nouvelle. Avec la féodalité commençante, les comtes étaient devenus maîtres de leurs charges, et l'Eglise conquérait une presque totale indépendance. Les 'placita étaient, dès lors, composés, non plus de véritables fonctionnaires, mais de seigneurs presque indépendants; ils pouvaient imposer leurs volontés.
§ 2. — l'administration locale, la justice, les impôts
L'administration des provinces était dirigée par des officiers royaux appelés comités, les comtes, qui réunissaient entre leurs mains l'ensemble des pouvoirs, ayant à la fois des attributions administratives, judiciaires et financières. Chacun d'eux était préposé à une circonscription, qui porte habituellement le nom de pagus, et dont les habitants sont dits les pagenses du comte : le comitatus ne fut point, en principe, une circonscription nouvelle, mais bien le terntorium de la cîvitas romaine ^ Les comtes avaient sous eux des agents