‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 9 sur 533 · L. 8, C. J., X, 32 (31) ; L. 1, C. J., X, Ji · texte numérisé non relu

L. 8, C. J., X, 32 (31) ; L. 1, C. J., X, Ji

sont tentés de s'y soustraire. La loi y pourvoit, comme on l'a dit plus haut. En même temps qu'elle fait entrer de force dans la curie le citoyen qui arrive à la fortune, elle décide que, une fois décurion, on l'est nécessairement et à perpétuité; on est attaché à la fonction. Vainement les curiales cherchent-ils à échapper au joug en entrant dans l'armée*, dans le clergé^ dans les fonctions de l'administration impériale ^ même dans la classe des ouvriers de l'État* ou dans celle des colons' : toujours, sauf de bien rares exceptions, la loi poursuit ces déserteurs*^ et les ramène à la curie. Cette application du système des classes fut, sans doute, l'une des premières''.

Sous un semblable régime, les abus devaient être très grands, surtout en ce qui concernait la réparlilion des impôts. Les décurions, talonnés par l'administration impériale, tyrannisaient à leur tour les petites gens ; contribuables eux-mêmes, ils cherchaient à faire peser sur le peuple le plus lourd du fardeau de l'impôt, d'autant plus qu'ils étaient, d'autre part, obligés de ménager les hommes puissants, les hauts fonctionnaires en activité ou en retraite qui avaient des biens dans la circonscription de la cité. Ce n'est pas seulement Salvien qui nous expose ces abus dans le tableau si sombre qu'il a tracé de la Gaule dans la seconde moitié du v^ siècle*; ils apparaissent aussi dans les lois qui cherchent à y porter remède^ Le mal était Gi grand qu'au iv' siècle on créa un nouveau magistrat municipal dont la seule fonction fut d'abord de dénoncer et d'empêcher ces injustices: le defensor civitatis^^,On trouve la

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