‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année (volume 5)Chapitre 153 sur 545 · Beanmanoir, LIX · texte numérisé non relu

Beanmanoir, LIX

4. Établissements de saiiit Louis, T, 52; — Livre des droiz et cormnandeinents^ § 435 ; — Bouteiller, Somme rurale, 1, 83.

5. Durantis, Spéculum, tit. De feudis, 28, p. 309: « Quid igitur si aliqni-

LA GUERRE^ LA JUSTICE ET LE FISC

guerres privées qu'avait été établi et organisé le service militaire attaché aux fiefs : aussi ne répondait-il vraiment qu'à ce besoin et était-il manifestement insuffisant dans les guerres nationales. Examinons quelles étaient les règles de ces guerres privées, et comment la société féodale elle-même réagit contre ^lles.

Tout chef de guerre, c'est-à-dire chacun des adversaires principaux, entraînait avec lui certaines classes de personnes, obligées de marcher en campagne, ou légalement exposées aux coups. — l"" Les parents, comme il a été dit plus haut, attachés à sa cause par la solidarité familiale. Cependant, d'après Beaumanoir, ils pouvaient, par une abstention formelle, se tenir à l'écart de la lutte ^ — 2^ Les vassaux, astreints au service de guerre. Mais tous ne le devaient pas dans les mêmes conditions ; cela dépendait des conventions et de Timportance du fief. Tantôt le vassal n'était tenu que de venir seul, tantôt il devait amener avec lui un certain nombre de chevaliers^ Ce service était en principe fourni parle vassal gratuitement et à ses frais ^; mais il avait une durée préfixe,

baro régis Fraaciae facit guerram ipsi régi : baro ipse praecepit ex debito sacrarneiito fidelitalis homiaibus suis quod ipsum juvent; numquid tenentur eum contra regem juvare? Videtur quod sic, nam grave est fidem fallere. Diceudum tacnea est cootra; nam baro insurgens contra dominum videtur incidere in legem Juliam majestatis. » — Cf. É tabllssements de saint Louis^ I, 53.

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