Vie de saint Louis, édit. de Wailly, ch. cxli
4. L'ordonnance de Blois, de mars 1498, art. GO, 61 {Ord., XXI, 188), suppose encore (ju'à rnt<' des ])] (''\ en garde il y avait des ])révôt('s m forni''.
LA JUSTICI^:
lion anuuellos pour les contrôler ^ D'ailleurs^ les habitudes ambulatoires des premiers Capétiens et l'étendue restreinte du domaine rendaient faciles leurs rapports directs avec la cour du roi. Mais, dans la suite du temps, on sentit les inconvénients de ce système^, et, dans le cours du xn^ siècle, apparaissent les baillis et scnéchaux rof/aiix^ qui sont les supérieurs et les surveillants locaux des prévôts : les deux termes sont, en droit, synonymes ; la qualification de sénéchal était usitée principalement dans le midi et l'ouest de la France, celle de bailli dans le reste du pays. On ne peut dire au juste à quelle, date furent créés les baillis. Ils apparaissent pour la première fois d'une manière certaine dans Tacte de 1 1 90, appelé testament de Philippe-Auguste ^ : mais là c'est déjà une institution générale et dont le fonctionnement est régulier. Il est probable que, comme la plupart des institutions anciennes, celle-ci ne fut pas le résultat d'un plan d'ensemble et d'un système préconçu, mais qu'elle eut pour point de départ des faits particuliers et accidentels, puis se généralisa peu à peu. Voici riiypothèse qui me paraît la plus vraisemblable \ Les seigneurs importants, ceux dont le iief représentait un petit Etat, avaient ordinairement un officier supérieur appelé sénéchal ou bailli, qui surveillait les officiers inférieurs^ comme le roi avait le grand sénéchal surveillant les prévôts \ Or il arriva que plusieurs des seigneuries ainsi constituées furent réunies à la couronne, et assez naturellement le pouvoir royal fut conduit à leur laisser, après l'annexion, l'organisation qu'elles avaient auparavant. C/est sûrement ce qui se produisit sous Louis VII,