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Le Paige, Lettres historiques, IT

388 LE DÉVELOPPEMENT DU POUVOIR ROYAL

cour ne donne encore qu'un conseileLréserveladécisionauroi*,. Au xTv^siècle, laprésence du roi au parlement, pour lejug^ement des procès, devient plus rare, mais son intervention se fait encore sentir^. Dans le cours du xv^ siècle, ces pratiques disparaissent; de Tancienne juridiction personnelle du roi il ne restera que les manifestations que nous décrirons plus loin en parlant de la, Justice retenue et du lit de justice ^. Aussi, quoique le parlement rendît ses sentences au nom du roi, source de toute justice, dans les arrêts qu'il prononçait, c'était la cour qu'on faisait parler {la cour ordonne^ condamne)^ tandis que, dans les arrêts du conseil du roi, le roi parlait toujours en personne {par le roi en son conseil)^ .

Le parlement n'était point un corps simple; c'était au con-traire un organisme complexe, comprenant plusieurs sections ou chambres^ qui remplissaient des fonctions diverses, quoique Tensemble fût ramené à une certaine unité. Ces sections étaient au nombre de quatre, successivement formées. La grand'chambre, autrefois appelée chambre aux plaids, représentait le parlement primitif; c'était le noyau central auquel les autres chambres s'étaient rattachées, comme des org-anes auxiliaires et subordonnés. Sa fonction principale consistait à être le moteur et le régulateur du parlement; elle était aussi restée par excellence la chambre des plaidoiries; pendant longtemps on ne plaida que devant elle; enfin, c'était là que se jugeaient

1. Langlois, Textes, no XXXIX (1261) : « Expedita fuit in hoc parlamento quantum ad consilium et non quantum ad regem cum quo erat super hoc loquendum » ; ibid,, n<> XLllI, 1263.

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