De Luçay, op, cit., p
4. Guyot, op, cit., H, 2^ partie, p. 220 : « Ils ont chacun leur département. Louis XMl les avait fiîcés par uu règlement du ^11 mars [1626; mais il a été fait depuis*bien des changements. »
5. Comparez les deux tableaux: des départements donnés l'un en 1718 par
LES MINISTRES ET LES CONSEILS
ministration intérieure^ elle resta divisée entre les quatre secrétaires. Conformément à la tradition ancienne, cliacun avait un certain nombre de provinces qui lui étaient assignées et avec lesquelles il correspondait. Enfin, toujours en vertu de la tradition, chacun d'eux expédiait exclusivement pendant trois mois les lettres de dons, bienfaits et bénéfices accordés par le roi \
Sous la monarchie féodale et tempérée, la haute administration financière s'était constituée, comme les finances ellesmêmes, progressivement et fragmentairement , et, affectée d'une dualité originelle, elle ne put arriver pendant longtemps à un système harmonique. D'un côté, il y avait les produits du domaine, au début, les seuls revenus de la monarchie^ : ils étaient administrés et perçus sous la haute direction des trésoriers de France, et le produit versé entre les mains d'un caissier central appelé le changeur du trésor. Les impositions, ( réées sous la monarchie tempérée^ étaient administrées sous la haute direction des généraux des finances, et leur produit concentré dans les caisses des receveurs généraux^. Les trésoriers de France, au nombre de quatre, et h.'S généraux ries linances, également quatre en nombre, quoique préposés chacun à une vaste circonscription régionale, appelée généralité, composaient, en outre, au xv*^ siècle et au commencement du XVI®, une sorte d'administration collective et centrale qui réglait le budget du royaume, dans la mesure où il existait un budget régulier'*. Cette organisation, faite d'éléments hétérogènes soudés ensemble tant bien que mal, était manifestement peu satisfaisante : elle ne comprenait rien de semblable à un ministère des finances.
Piganiol de la Force (o/?. cz^., I, p. 220,221), Tautre ea 1187 par Giiyot (o/). c i7., Il, 2e partie, p. 220, 221).