Piganiol de la Force, l
LES MINISTRES ET LES CONSEILS
selon lin mot d'Argenson, « la vraie pépinière des administrateurs ». En etfet, c'était leur corps qui, sauf de rares exceptions, fournissait les intendants des provinces* et les intendants des finances-. Cependant les charges des maîtres des requêtes étaient devenues de véritables offices, vénales et héréditaires, comme ceux-ci ^. Mais le gouvernement n'avait point à redouter de leur part des velléités d'indépendance; c'étaient, en règle générale, des hommes jeunes qui désiraient arriver à de plus grands emplois, et la position de maître des requêtes était pour eux un marchepied afin de s'élever plus haut
Les quatre conseils fondamentaux^ dont il vient d'être parlé, ne sont pas les seuls qui aient existé d'une façon plus ou moins permanente. Un conseil du commerce*, établi en 1700 par Louis XIV, se retrouve encore sous Louis XVI, après avoir subi, il est vrai, des modifications assez importantes.
1. Piganiol de la Force, 1, 358 : w Les iiiteadaas soat presque toujours pris (la corps des maîtres des requestes; je dis presque toujours, on a des exemples de quelques-uns qui n'estoient pas revestus de cette dignité. » — De Boislisle, IV, p. 408.