Voyez, ci-après, ch. iii, sect. I
4. Dareste, Études d'histoire de droite p. 279 et suiv. ; — Beauchet, La lot de Vestroffothie^ traduite, annotée et précédée d'une étude sur les sources du droit suédois, Paris, 1894.
o. Tacite, Germ .,2.
LES BARBARES ET LEURS COUTUMES
un petit Etat, porte^ dans Tacite, le nom de civitas, qu'avaient de tout temps employé les Romains potir désigner un Etat libre. Elle représentait, comme tous les groupes primitivement agglomérés dans Ja race indo-européenne, une union de fa.milles, qui, tout en conservant leur individualité propre, vivaient sous un gouvernement communal, de forme démocratiquej^ C/est aussi le type originaire des cités grecques et italiques, mais \B,£ivùjis germanique s'en distingue par un trait saillant : elle ne comprend point de ville ; l'élément urbain, <\uï joue un rôle prépondérant eB Grèce et en Italie, fait ici complètement défaut*.
A l'époque de Tacite, la forme de l'État^ dans la majorité des civitates, était républicain o et l'on peut affirmer qu'originai- ^ renient cetle fSrme était générale. Le pouvoir suprc^e, la Il y^O-^souveraineté, résidait dans une assemblée ou coticilhim com- M^J^^renant tous les hommes libres en âge de porter les armes ^ ^ • où chacun pouvait prendre la parole, et qui statuait par des clameurs favorables ou hostiles, mode primitif de votation, ^^tvl^qui se trouve, au début, chez tous les peuples. Ce concilium décidait seul toutes les affaires importantes, et^ en premier lieu, la guerre et la paix. 11 statuait aussi sur les accusations cagita^^ qui devaient être intentées devant lui \ , Enfin, par suite de sa composition même, cette assemblée, c'était l'armée, la nation en armes Mais la civitOtS avait aussi des autorités locales et inférieures. Elle se subdivisait en cantons que Tacite appelle àes^a^i^ à la têle desquels étaient placés des chefs ^^\Mi]éh p7H7icipes j qui étaient élus parle concilium^ ; ils étaient pris parmi les^nobles ^ et probablemenTTÎommés à vie^. Ils
1. Tacite, Ge/ m., 16 : « NuUas Germauorum populis urbes habitari satis nota m est »