‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année (volume 5)Chapitre 398 sur 545 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L'administraliou des provinces et les libertins locales

§ l^"*. — GOUVERNEURS ET INTENDANTS

Nous avons vu naître et se développer la plupart des organes par lesquels le pouvoir royal administrait et justiciait la France, prévôts, baillis et sénéchaux, parlements, chambres des comptes, élus, généraux des finances, trésoriers généraux et cours des aides. Mais ces organes multiples, divers par leur origine et par leurs fonctions, avaient besoin d'une direction d'ensemble pour travailler de concert à Tœux re commune. Ce régulateur était, avant tout, le gouvernement central ; mais il ne pouvait suffire à tout. Il fallait, en outre, qu'il y eut dans chaque circonscription importante un représentant général et politique du pouvoir royal, pouvant commander aux div^ers fonctionnaires de son ressort. Ce représentant, sous la monarchie féodale, avait été le bailli ou sénéchal \ et la circonscription par excellence était alors le bailliage ou la sénéchaussée ; sous la monarchie tempérée, ce fui le gouverneur ^ et la division politique était alors le gouvernemeni ; sous la monarchie absolue^ ce fut \ intendant^ et la circonscription qui prit alors la plus grande importance fut la généralité, chaque intendant étant d'ordinaire préposé à une généralité. D'ailleurs, ces trois ordres de fonctionnaires, qui, en réalité, se succédèrent au pouvoir, subsistèrent les uns à côté des autres, te fonctionnaire déchu restant auprès de l'officier triomphant. Dans le dernier état, il y avait encore des sénéchaux et baillis d'épée, des gouverneurs et des intendants.

Page 1