Germ., 25. — Cf. César, De bello Gallico, VI
6. Germ. , 27. Tacite donne pour exemple les joueurs qui finissent par perdre jusqu'à leur liberté.
LES ORIGINES
qu'une part des fruits produits parla terre qu'ils cullivaient^ Leur coudition, en fait, n'était pas éloignée de celle du colon ronnain. L'esclavage pouvait cesser par l'affranchissement; mais Tacite, parlant des affranchis, dit que leur condition ne diffère guère de celle des esclaves^. A côté des esclaves et des hommes libres, dans la période qui suit les invasions, nous trouvons une catégorie de personnes appelées Uti^ lidi^ ou leti. Il est probable que leur état remontait aux anciennes coutumes; mais quel était cet état à l'origine? Selon les uns, ces //W/, n'auraient pas été autre chose que les anciens affr^Jodlis^; selon d'autres, c'étaient, à l'origine, des vaincus, réduits à une sorte de servage au profit de la cité conquérante On peut invoquer un fait dans ce dernier sens : les Romains avaient concédé en Gaule des terres à certains barbares, moyennant qu'ils paieraient un tribut et fourniraient des contingents de troupes; or, les contingents s'appelaient leti^ et les terres concédées, teri^œ leticœ^ .
La forme de la propriété foncière qui dominait chez les Germains et qui représentait le droit commun, c^était la propriété collective, avec des allotissements périodiques, pour la jouissance privée^. La ch^as^ ou peut-être chaque centaine, prenait possession d'un territoire propre à la culture, dont elle était seule propriétaire ; et, périodiquement, par les soins de^ principes, des lots étaient^és et attribués aux familles, qui en jouissaient et en recueillaient les fruits^ jusqu'à"^ un nouveau partage ; les pâturages et les bois restaient soumis à la jouissance commune. Ces partages, d'ailleurs, se renouvelaient tou^lesans ; ils se faisaient suivant des règles que
\. Germ., 2o.
2. (rerm., 2o : « Libertin! non multum supra servos sunt. » M. Schrôder, (op. cit., 2e édit., p. 47) explique cela, en supposant que le plein affranchissement, accompli devant le concilium ou devant le roi, qui seul, d'après certaines legps, confère la pleine liberté, n'était pas encore connu à l'époque de Tacite.