Flach, loc. ait , p
LA COUTUME ET LE DROIT ROMAIN
itidiques. L'œuvre qu'il a laissée abonde en théories ingénieuses et d'une grande portée, dont il est vraiment le créateur, et qui très souvent sont restées danslascience^ D'ailleurs, la XIV au XVI® siècle, 1 Italie produisit encore nombre de docteurs dont le renom fut universel^ et qui, tous, sont en réalité des Bartolistes. Les principaux sont : Balde (Baldus), Panlns de Tmola, Paulus de Castro, Bartholomseus CaepoUa, Philippus Decius et Jason Mainus ou de Maino^.
La France, nous l'avons vu, à la fin du xiu® siècle et au commencement du xrv^, avait possédé une École originale de roma nistes. Elle eut pour représentants Jacques de Revigny;, Pierre de Belleperclie (P. (^^^(?//rt:;;^;Y/ca), Guillaume de Cunéo, Pet rus Jacobi et Jobannes Faber ^, Tous les quatre furent professeurs aux universités de Toulouse, Montpellierou Orléans; en outre, Pierre de Belleperche devint chancelier de France, Guillaume de Cunéo mourut évêque, et Jobannes Faber fut avocat et juge seigneurial. Ce qui les distingue surtout, c'est le caractère vivant et pratique de leurs écrits, lis s'eiforcèrent constamment de féconder par les principes du droit romain les institutions coutumières et politiques de leur époque '% et d'en établir la tbéorie. Cela est vrai, surtout des deux ouvrages qu'a laissés Jean Fabre, ^on Breviariiim in Codtcem ou Somme du Code, et son Commentariiis ad Instituta ; aussi, dans l'ancienne France, reçut-il le nom de Pater practicâe. Mais cette brillante floraison s'arrêta là : la France se noya dans le courant bartoliste dont elle avait été la source; et, jusqu'au xvi"" siècle, ce furent les écrits des docteurs italiens qui fournirent aux écoles et aux tribunaux Tinterprétation du droit romain, de même que, précédemment, elle avait été fournie parlaglose^-
1. J'en ai donué ua exemple notable dans la Nouvelle Prévue historique^ 1888, p. 328 et suiv.
2. Sur les cinq premiers, Sa\igny, op. cit., VI, p. 208, 217, 2Si, 320, 372; sur le dernier, Panzirolus, De claris legurn interpretibus, 1. II, ch. cxxvn.