CHAPITRE m
Les institutions de la monarchie franque
Ce que je me propose cFexposer ici, ce ne sont point toutes les inslilutîons de la monarchie mérovingienne et carolingienne, dans leur ensemble et leurs détails : car c'est là une élude qui rentre^ pour la plus Jarge part, dans Térudition pure. voudrais seulement dég^ager les principes essentiels et les institutions typiques. Aussi je n'examinerai pas séparément les institutions mérovingiennnes et les carolingiennes. Bien que, sur certains points, il existe des différences assez profondes entre les unes et les autres^ elles reposent sur les mêmes principes et sont les termes successifs d'une même évolution; les secondes sont le développement naturel ou la réforme des premières. Je distinguerai, au contraire, dans le droit public, deux groupes d'institutions, pour les étudier séparément^ bien qu'elles aient coexisté dans le temps et fonctionné côte à côte. Les unes sont normales, en ce sens qu'elles répondent à la notion de l'Etat et sont une émanation de la puissance publique ; les autres, au contraire, sont les précédents directs de la féodalité.
SECTION PHEUIERE