W. Sickel, op. et loc. cit., p
3. Nous avons dans Marcalfe, I, 40 (de Rozière, n® 1), la formule par laquelle le roi ordonnait aux comtes de faire prêter ce serment, appelé leudesamium. Voyez aussi dans de Rozière, n^^ 2 et suiv., les formules du serment de fidélité lui- même.
4. Garnier, Traité de rorigine du gouvernement français, p. 103 ; — Fustel de Goulanges, oo, cit.^ p. 55^ note 1. En sens opposé, Flach, Les origines de V ancienne France, t. II, p. 442,
sions qu'elle accordait. Pour les consLituer, on avait sans doute pris pour modèle la cour impériale, ou plutôt les bureaux du préfet du prétoire ou du magister militmn per Gailias. Le principal d'entre eux, sous les Mérovingiens, paraît s'être appelé referendainiis^^ sous Cliarlemagne, c'était le summiis cancellarius^ . L'autre groupe était de provenance germanique et présentait un caractère tout particulier. Le roi germanique jouait primitivement un rôle restreint et tout personnel; il n'avait donc point de ministres, car il n'avait pas de gouvernement pjoprement dit à exercer, ni de fonctionnaires quelconques; on ne pouvait même imaginer qu'il déléguât son autorité'. Mais il avait, auprès de lui, un certain nombre de serviteurs préposés aux principaux services de sa maison, et probablement pris parmi ses comités^ car il ne semble pas que servir un chef fût considéré autrement que comme un emploi honorable. Il fut tout naturel que, ses pouvoirs augmentant et ses attributions constituant un vrai gouvernement, il y fît participer ses officiers domestiques, auxquels il délégua ainsi une partie de son autorité. Cela concordait parfaitement avec l'idée qui faisait du pouvoir royal la chose propre du monarque ; ce pouvoir était administré comme la maison même du roi. C'est ainsi que nous trouvons auprès de la personne du roi franc un certain nombre d'officiers qui sont, avant tout, des serviteurs domestiques et des officiers du palais, mais qui constituent en même temps, pour les affaires publiques, ses conseillers ordinaires et comme ses chefs de service. Les principaux sont : le sénéchal [seiieschalciis) ou intendant, le maréchal {cornes stabiili) préposé aux écuries, le trésorier {thesaurarius) et Téchanson [piiicenia y buticulariits). Ce sont là des emplois qui se trouvent dans tous les royaumes fondés par les barbares. A côté d'eux, il faut signaler, dans la monarchie franque : le comte du palais {cornes palatii) qui ' sera plus spécialement préposé à l'administration de la justice, et le maire du palais {major domusy majo?' palatii) qui s'éleva au-dessus de tous les autres officiers sous les Mérovingiens.