Voyez De Rozière, form. 83 et suiv
5. Deuxième concile de Màcon (a. 585). c. va, dans Maassen, Concz/ia, ï, p. 167.
LES ORIGINES
fois que l'affranchissement lui-même était mis en question * ; 2° le patronage et la juridiction sur fous ceux qui seraient affranchis in ecclesiis^ ,
4° A ces hommes s'en ajoutent d^autres, qui, pleinement libres de naissance, renoncent volontairement à leur liberté d'une façon plus ou moins complète, La liberté était alors dans le commerce ; c'est un point certain que la coutume germanique en permettait Taliénation ^. Dans la monarchie franque, oii la notion de l'Etat s'obscurcissait, il devait en être de même. Les hommes libres se vendaient, et les actes q^M contenaient ces ventes portent d'ordinaire le nom à' obrioxiationes^ . Ce qui les poussait, c'était, d'ordinaire, la misère et la faim, comme le constatent les formules*; souvent, aussi, c'était rimpossibilité de payer une dette, et surtout une composition : dans ce cas^ d'ailleurs, l'homme ne faisait guère que devancer une solution inévitable. L'asservissement du débiteur était alors la sanction possible des obligations
Tous ces hommes vivaient côte à côte sur les domaines des riches, c'est-à-dire des grands propriétaires^et, à côté d'eux, vivaient aussi des hommes libres ayant obtenu des concessions de terres. Peu à peu, leur condition devait s'égaliser, et les classes diverses, qui composaient la population quasi servile, devaient se fondre dans le servage,
On a vu que la propriété foncière dans Fempire d'Occident se présentait sous la forme supérieure de la propriété individuelle, libre et absolue ; que les Germains, au contraire, avant les établissements, pratiquaient principalement la propriété collective du sol, qu'ils admettaient seulement à titre d'exception la propriété foncière individuelle, héréditaire,