Voyez Deloche, La iruètis et Vantriistionat royal
4. Marculfe, 1, 18 (de Rozière, form. 8) : « IJle fidelis... veniens ibi una cuni arma sua in manu nostra trustera et fîdelitatem nobis vlsus est conjurasse. » Le mot « antrustion » vient de trustis (trost) qui signifie originairement fidélité.
5. Marculfe, 1, 18 : « Ut deinceps memoratus ille in numéro antrustionum computetur. »
6. Marculfe, 1, 18 : « Et si quis fortasse eum interficere praesumpserit noverit se virgildo suo solidis DC esse culpabilem judicetur. » — Quant aux délais judiciaires, ils paraissent aussi être sous Tapplicalion de règles spéciales, Edicté Chilp., c. n (I, p. 10); cf. Waitz, op. cit., II, 1, p. 339.
LES INSTITUTIONS DE T.A MONARCHIE FRANQUE
tiens ; ils sont désignés là par un autre trait du comitafiis germaniquG;, l'entretien à la table du chef ^ Enfin, il y avait des personnes, hommes ou femmes, ou personnes morales, que le roi prenait sous sa protection spéciale, et qui étaient dites m verbo regis^ ^ in mundeburde regis'^\ mais, si c'était là peut-être Teffet d'une habitude traditionnelle delà royauté germanique,* c'était tout autre chose que le comitatus.
Sous les Carolingiens, les antrustions ont disparu. Mais on trouve d'autres personnages qui paraissent remplir un rôle fort semblable. Ce sont les vassi ou vassali du roi {inégales ou dominiciy" . Les textes nous disent d'eux qu'ils ont solennellement juré fidélité au roi en mettant leurs mains dans les siennes, ce qui est habituellement indiqué par l'expression sese com- 7nendaverunt^ . Par là même, ils sont tenus à un complet dévouement envers le roi. Ils sont tenus de le servir^ sur sa réquisition ; et, en elYet, on les voit employés comme ses hommes de confiance, soit au palais, soit au dehors, et chargés des missions les plus délicates. Dans les capitulaires, le roi leur commande souvent, comme il commande aux fonctionnaires royaux. La nature de leurs obligations ne peut être juridiquement déterminée d'une façon précise, comme on a souvent essayé de le faire : ils devaient aider le roi de tout leur pouvoir^ par leurs conseils et leurs actes le roi devait seulement ne les employer qu'à des actes compatibles avec leur qualité et leur capacité. On s'est demandé souvent, en particulier, si leur obligation de vassal comprenait le service militaire. La ques-