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âo nibans enroïd(^s en anneaux ou en spirales. Si l'on soumet à l'action de l'alcool ou del'éther ces différentes cellules à teinte verte, on voit cette teinte disparaître, et cependant les granules ou bandes conservent, décolorées, leur dimension et leur forme primitives, d'où Ton conclut que la chlorophylle ou matière verte proprement dite ne forme qu'un enduit superficiel sur ces corps d'une autre nature que la sienne, et non susceptibles de se dissoudre comme elle dans ces deux fluides : et même la {Portion dissoute dans Téther n'est pas encore de la chlorophylle pure, car on a prouvé qu'elle est mêlée d'une forte proportion de cire. Si l'on ajoute l'enaploi de la solution d'iode, on voit les grains se colorer en bleu ou d'autres fois, ainsi que les rubans, en jaune, teintes nouvelles qui font reconnaître de la fécule ou de la matière azotée. Quelquefois et dans les mêmes cellules, mais assez rarement, la chlorophylle figure de petits filaments ou des flocons nuageux, et c'est sous cette dernière forme qu'on la voit apparaître d'abord dans une partie du protoplasma. Toutes ces observations tendent à démontrer que c'est, en dernière analyse, une matière à demi molle, une gelée, tendant à se déposer sur les divers corps qid se trouvent avec elle dans l'intérieur de la cellule. On a pensé même qu'elle se formait aux dépens delà fécule, dont la substance chipiiquement modifiée se changerait d'abord en cette matière cireuse toujours unie à la chlorophylle, puis en celle-ci. Getteopinion justifierait le nom de fécule jverle que lui donnaient les anciens chimistes. Mais pour qu'elle fût démontrée, il faudrait que la fécule formât constamment le noyau qu'enduit la chlorophylle, tandis que nous venons de voir le contraire ; que ce noyau allât en diminuant à mesure que l'enduit vert formel à ses dépens s'épaissirait, tandis que c'çst l'inverse qu'on observe souvent^ enfin que la fécule préexistât toujours dans les cellules, ce qui est loin d'avoir lieu. Quoi qu'il en soit, les grains de chlorophylle sont généralement très-menus ; leur noyau de fécule souvent simple est d'autres fois formé par plusieurs granules réunis sous un enduit commun, et sa natiu*e, que son vohime ainsi réduit ne permet pas de reconnaître à sa forme, ne se constate que par l'action colorante de l'iode, à laquelle il échappe dans le cas d'extrême ténuité.
Lorsque beaucoup de feuilles se décolorent vers l'automne en passant à la teinte jaune, cette teinte parait due à une altération de la chorophylle, qui, ainsi modifiée, a reçu le nom de xanthophylle (^avOd;, jaune).
§ 23. n est très-fréquent de rencontrer des cristallisations dans l'intérieur des cellules, oii leur présence n'a rien qui doive étonner. En effet, il se forme, par l'acte même <le la végétation, dans les
organes de la plante, un cfertain nombre d'acides particuliers (comme les acides oxalique, malique, etc.) ; et elle puise l'acide carbonique dissous dans Teau de l'atmosphère et de la terre en môme temps ; d'une autre part, le sol contient en dissolution des alcalis inorganiques, comme la chaux, la potasse, la silice, qui sont absorbés et circulent avec la sève. Ces diverses solutions doivent fréquemment venir à se rencontrer dans les cavités de la plante; et si les corps qu'elles contiennent ont le degré convenable d'affinité l'un pour l'autre et la propriété de former ensemble une combinaison insoluble, ils pourront cristalliser en sels de natures et de formes variées. Il semble, au premier coup d'oeil, que ce soit là une opération purement chimique qui a lieu dans l'intérieur des cellules, comme elle aurait lieu dans tout récipient où <^s mêmes solutions se trouveraient mélangées et en repos; et quand on trouve les cristam d'autant plus multipliés que le parenchyme est plus Agé etqiiè 8(m activité vitale est plus aflaiblie, on est confirmé dans cette idée, que leur formation est du domaine des forces inorganiques et non de celles de la vie. Cependant plusieurs considémtions viennent à l'appui de l'opinion contraire, et surtout l'observation récemment faite par JI. Payen, <ïue les cristaux ne se forment pas et ne flottent pas librement dans l'utricule, mais qu'il existe un appareil particulier bien organisé qui les produit et les contient. D'un point de la paroi de ces utricules pai*t un cordon composé lui-même de cellules plus petites et qui porte suspendue une masse qu'on peut reconnaître pour être un tissu cellulaire très-fin et comme à l'état naissant {fig. 63, n). C'est
plus tard, dans l'intérieur des petites cel-
^^,-^^^ç^ Iules de cette masse ainsi suspendue, que se
rfc^^r^^>\ dépose et cristallise la substance mmérale,
f/ll '' «y ^ comme dans une gangue ; et ce sont elles
^ '^'^ qui semblent en déterminer les limites et la
forme ; de telle sorte qu'un même sel, l'oxalate de chaux, par exemple, petit cristalliser dans les végétaux sous plusieurs formes tout à fait différentes, dues aux différences G^. de l'appareil où s'opère la cristallisation. On
avait vu la masse cellulaire avant la déposition du sel ; on peut la voir après, plus développée et plus arrêtée
63. Masse de tissu cellulaire prise dans la feuille d'un Figuier {Fietu eUutica), dans laquelle se développent des cristaux dont Tagglomération figure un noyau hérissé n. Elle est suspendue par une sorte de tube s dans Tintérieur d'une cellule dilatée c, située sous Tépiderme et environnée d*utriculcs uplus petits, remplis de graiiis que verdit la çhloropliylle.
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dans sés formes, en dissolvant le sel par un i^actif ^i n'atlaquc pas le tissu. Sans l'emptoi de ce moyen, le tissu organique qui enveloppe le cristal échappe à la vue par la ténuité de sesTncmbranes appliquées intimement sur les surfaces ciistallines.
Quelquefois anemâme cellule ne contient qu'un seul cristal ou qu'un petit nombre de crist&ux, et alors leur volume, assez considérable, permet de déterminer nettement leur forme. Mais, plus souvent, ils y sont réunis en grande quantité, et lear petitesse rend'' leur détermination fort didlcile et incertaine. Alors, en général, ils se groupent suivant deux dispositions dilférentes, ou en rayonnanl d'un centre commun, ou parallèlement les uns aux autres. Dans le premier cas, ils sontordinairemcnt plus gros et plus couilSiCt leur afzgiomération figure une sorte denoyau sphérique ou ovoïde tout hérissé de pointes (Jig. G4 et 6S); dans le second cas, ils ont l'apparence d'un faisceau de fines aiguilles {fig. 66 et 67), que l'examen microscopique fait généralement reconnaître pour de longs prismes à quatre faces terminés à chaque eilrémilë par une pyramide. Ce sont ces aiguilles quijprisesd'abordpourun "■ S5.
organe végétal, une sorte de poil, avaient reçu le nom de raphhln.
ni. riHu «lluliiit de 11 BelleriYE; di de rrîilml hériuét. — c Criilaui téptrél.
»S. rtWsui Bggtorii*rél, prit du» uue . imdîiiiilum].
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«T. PaiiceBui de raphidei duos une cellule e de ÏAru,
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;ellule du péii'Ac de U ni>u1>arl>c {nkeai
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roîdie {Coloca$ia odora). Dci n
On a ddcrit qnolrpiofois les cristaux, et surtout les rapliidcs, comme plac(!s dans les mc'ats ou les lacunes hors des cellules. Cette erreur peut provenir de plusieiu*s causes : la plus fréquente et la plus naturelle est la dispersion de ces corps par l'effet même de la dissection, qui demande bien du soin et de l'adresse pour ne pas déchirer les parois des cellules ; souvent l'instrument pénètre dans celles-ci, dissocie les raphides et les transporte au hasard dans les cavités voisines. Mais lors môme qu'on a ménagé le tissu, on a cm voir quelquefois le faisceau des raphides faisant saillie dans une lacune ou l'occupant presque en entier. C'est que les cellules où se forment ainsi les cristaux prennent souvent un développement tout à fait disproportionné, au point que leur cavité simule une lacune {fig, 67), ou que, situées sm* la paroi d'une lacune véritable, elles font saillie dans rintériem- de celle-ci [fig. 68), qui paraît aloi-s elle-même contenir les cristaux. Jusqu'ici on n'a donc vu ceux-ci que dans l'intérieiu' des cellules. Ils peuvent s'y rencontrer ^vcc quelqu'une des matières que nous avons décrites précédemment, mais ordinairement ils semblent les exclure et la cavité qui les contient ne montre pas à côté d'eux d'autres corps solides.
On trouve quelquefois hors des cellules, dans les méats ou les lacunes, une matière minérale que constitue la silice, soit seule, soit combinée à l'état d'acide ; mais alors elle est en masses irrégulières. C'est là l'origine des corps qu'on a nommés tabashir,
§ 24. Nous avons vu à l'intérieur des cellules ou dans leurs intervalles les matières solides ou molles suspendues dans un liquide, et ce n'est qu'à l'état de solution que leurs éléments ont pu être charriés et transportés dans ces cavités diverses, ou qu'elles * peuvent en être emportées plus tard. Ce liquide est la sève. Les matières qu'il tient en dissolution sontladextrine, diverses espèces de gommes et de sucres : mais on ne peut les distinguer à cause de leur transparence qui est celle de l'eau. La chimie jusqu'à présent n'a pas indiqué de réactifs pTopres à faire reconnaître leur nature parles modifications qu'ils lem* imprimeraient. L'a physique, plus heureuse, grâce aux ingénieux et savants travaux de M. Biot, a trouvé dans la diversité de leurs propriétés optiques un moyen de les révéler au milieu du liquide limpide qui, suivant la matière en dissolution, fait dévier en sens différents et à divers degrés les plans de polarisation des rayons lumineux qui le traversent.
Les cavités peuvent contenir d'autres liquides qui, différents de l'eau par leur couleur ou lem* densité, n'échappent pas à l'observation imtnédiate. Ceux-là ne sont pas disséminés comme la sève dans la généralité des tissus, mais concentrés ordinairement dans certains points du végétal. Telles sont des matières colorantes, celles
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qui colorent les tissus en bleu, rouge on violet, et qni s'y trouvent, dans les cellules, à 1 état de solution, à très- peu d'exceptions près : telles sont les huiles, tantôt remplissant la cavité tout entière, comme les huiles essentielles, tantôt disséminées sous forme de gouttelettes dans un autre fluide, forme sous laquelle se présentent le plus ordinairement les huiles fixes. Les premières remplissent d'autres fois des lacunes, où elles tiennent quelquefois des résines en dissolution, et Ton observe aussi certaines gommes dans ces réservoirs intercellulaires.
§ 24 bis. Les gaz peuvent se rencontrer également dans des lacunes, soit vers la surface de la plante, soit enfoncées assez profondément : c'est un cas assez général dans les plantes aquatiques. On les trouve encore dans les méats et à une certaine époque dans un grand nombre de vaisseaux.
§ 24 ter. Nous avons vu, par tout ce qui précède, que des substances de nature et de consistance difTérentes remplissent les cavités des différents organes dont le végétal est composé, non pas indifféremment, mais localisées dans tel ou tel de ces organes. 11 ne faut pas néanmoins s'attendre à trouver constamment le même organe rempli de la même matière; le mouvement de la vie y amène des changements presqjje continuels, et ce n'est que lorsqu'elle est suspendue ou éteinte qu'il s'y établit un état fixe per- , manent. La cellule qui verdit à l'action de la lumière était incolore auparavant, et, en vieillissant, elle prendra deâ teintes tout à fait différentes ; avant de se remplir de granules solides, elle était gonflée de liquide seulement; ce n'est que plus tard qu'efle contient des cristaux; les vaisseaux qui charrient la sève à une certaine saison, ne contiennent que de l'air pendant les autres. Un examen fait à une seule époque ne donnerait donc que de fausses lumières sur les fonctions de tous ces organes qu'il faut étudier dans toutes les phases de leur vie ; et c'est sans doute parce que les observations ont été ainsi morcelées que les opinions à ce sujet présentcnl autant do divergence.