‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 11 sur 142 · ORGANES COMPOSÉS · texte numérisé non relu

ORGANES COMPOSÉS

§ 25. Les organes élémentaires, dont nous avons exposé les principales modifications, forment, en se combinant entre eux, les organes composés. Ceux-ci,^plus ou moins compliqués, plus ou moins nombreux, se combinent à leur tour pour former par leur ensemble le végétal. Observer ce végétal à son début, c'est-à-diie à son plus grand état de simplicité, et le suivre ensuite dans son développemeiît, en prenant acte de ^ous les changements qu'il subit, en analysant toutes les parties dont il s'accroît, est le plus sûr moyen de connaître aussi complètement et nettement qu'il est possible tous ces organes dont l'ensemble constitue sa manière d'être, dont l'action constitue sa vie.

§ 26. Le premier état sous lequel s'offre un végétal est celui d'un utricule {fi g, 70 et 71, E*) rempli d'une matière granuleuse ifiO' 71, E*). 11 y a des plantes qui dépassent à peine ce degré de simplicité extrême dans tout le cours de leur existence et toutes le présetitènt au début, même celles qui doivent atteindre au dçgré le plus élevé de l'organisation végétale. La première phase de la vie d'un être organisé est celtt pendant laquelle il fait encore partie de l'être semblable à lui dans lequel il s'est formé et qui lui donnera naissance. Il porte alors le nom d'embryon, et cette période de sa vie est dite embryonnaire.

L'embryon végétal est donc d'abord un simple utricule avec des

granules dans sa cavité {/ig, 69). Quelques changements

.^Ijk dans ses téguments et dans la matière contenue sont les

( 1 seuls qui résultent du développement de certains em- ^^ bryons ; quelquefois aussi d'autres cellules viennent se ti'J • grouper autour de la première, mais sans qu'il soit possible de distinguer plusieurs parties, plusieurs régions différentes dans cette petite masse homogène.

§ 27. Souvent, au contraire, la plante, à l'état d'embryon, a nonseulement acquis ime masse beaucoup plus grande par l'agglomération d'un assez gi'and nombre d'utricules, mais elle a pris des formes *)ien déterminées, et on peut de bonne heure y distinguer deux extrémités dissemblables entre elles. L'une suit la direction de ï'aute de ce corps, plus ou moins régulièrement ovoïde; l'autre en dévie un peu en figurant un mamelon rejeté latéralement {fig ^ 70, E* c) ou bien deux mamelons symétriques (^^f. 71, E* ce)

69. Embryon acotylcdonc, celui de l'Hépatique commune [Marehantia po^ymvr» ^Aa). Ces sortes d'embryons portent aussi le nom de spores.

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