Grains de fécule du Mais
les fécules tirées de plantes différentes, mais «s^ constante dans une même espèce de plantes pour qu'un œil exercé reconnaisse h laquelle il appartient. Ainsi, pour prendre les exemples les plus connus, qu'on examine comparativement des iranches extrêmement fines faites sui* une pomme de terre [fig. 60), sur un grain de Blé {fig. 61) et sur un grain de Maïs {fig, 62), et Ton trouvera que les gi*ains de fécule diffèrent assez dans les trois pour se laisser ensuite facilement reconnaître. Si, dans la petite goutte d'eau oïl on laisse ordinairement les tranches pour prévenir leur dessiccation^ on mêle une quantité bien plus faible de solution d'iode, on verra tout de suite se colorer les granules et se dessiner plus nettement les cellules qui les renferment {fig, 60).
C'est aussi parla présence de granules nombreux que se découvre le latex ou suc propre en circulation dans les vaisseaux auxquels il a donné son nom {fig, 53). Ils sont en général très-petits, comme une espèce de poussière, mais inégaux entre eux, et au milieu d'eux on en remarque quelques-uns beaucoup plus gros, • de formes quelquefois bizarres, que l'iode fait reconnaître pour des grains de fécule.
§ 22. Une jnatière répandue très-généralement aussi dans les cellules végétales est celle qu^n a désignée par Tépithète de verte, qui leur communique cette couleur et que, par conséquent, il faut chercher dans les parties qui présentent cette teinte. Dans la plupart des plantes ces parties sont, pour la plus grande proportion, les feuilles, et de là le nom de chlorophylle (x^wpo;, vert ; <puXXcv, feuille) que reçoit la matière verte; mais elle s'observe également, ainsi que la coloration qu'elle détermine, dans certaines parties des fleurs, en général dans les tissus situés ver.s la surface, comme les jeunes écorces, mais souvent même à l'intérieur et à une profondeur assez glande, par exemple dans la moelle jeune, enfin dans certains végétaux tout entiers très-simples réduits à la forme de tubes ou de lames sans feuilles ou sans tiges. Au premier coup d'œil elle semblerait tapisser toute la paroi cellulaire; mais si on l'observe à un grossissement suffisant, on reconnaît que cette paroi conserve sa transparence, et le plus communément c'est sous la forme de grains que, derrière elle, se présente la chlorophylle {fig, êO et 82, p), et suivant qu'ils sont phis ou moins foncés, plus ou moins abondants et rapprochés, la cellule entière paraît d'un vert plus ou moins pâle ou intense. Ces grains sont tantôt appliqués sur sa surface régulièrement (comme on le voit si bien dans le Chara) ou irrégulièrement, tantôt dispersés dans sa' cavité en suspension dans le liquide qui la remplit. Plus rarement, comme, par exemple, dans certaines Conferves, la chlorophylle figure des sortes