SPORES DES CRYPTOGAMES
un cerlain nombre de spores : deux, ijuatrc {fig. 4S3, 1), six {fig. 470), huit, ou un mutliplo de deux encore plus élevé. Quct- (|iicCois ces spores sont ellcs-niSmes divisées chacune par des cloisons en deux compartiments {fig. 4S3 , 2) ou en un plus grand nombre toujotu^ multiple : de sorte qu'on peut avoir une subdi* vision secondaire, comme de nouvelles Ihèques adhérentes à leurs spores et logées ensemble dans une thè<|ue commune. Cesthëques sont rapprochées par groupes, soit à la suiTacc de l'expansion qui forme le végétal, soit dans son épaisseur. La Tormation qua- Icmaire des spores a été aussi obsci'véc dans ud grand nombre d'Algues.
g 499. Dans celles-ci, c'est-à-dire dans les plus simples des végétaux , on a constaté récemment un phénomène bien remai-quablc et analogue à celui que nous avons déjà signalé dans les anlhéridies : c'est le mouvement dont ces spores sont douées à «ne certaine époque •''"■ *''^"
deleureiistence,celle qui suit immédiatement leur sortie de l'utricule-mère. Ces mouvements sont tout à fait comparables àceux des animaux dits infusoires, et tgul réce m men t on a découvert qu'ilss'eiercent au mojen d'organes semblables, de cils vibratilcs, c'est-à-dire de petits filets partant d'une partie du corps et s'agitant dans l'eau en manière de nageoires [fig. 454- 457). Cette faculté de locomotion est passagère ;liient6t le mouvement s'arrête, la *'*■ ••■'■ spore passe de la vie animale \ la vie végétale, et c'est alors qu'elle peut commencera germer. Une autre observation également curieuse, c'est que cellesde ces spores qui dès le principe s'étaient montrées simples et avaient ainsi échappé k cette loi de la formation quaternaire, s'; montrent soumises par suite de la germination qui les démembre en deux ou en quatre.
§ 500. Les détails dans lesquels nous venons d'entrer montrent que la fécondation niée dans les Cryptogames par quelques auteurs, soupçonnée par d'autres qui n'en avaient pas su bien déter-
4S4-4ST. Znuiporci lie diicrui Algues d'eau iloai-«.
«S. Znospnre d'un
m nOTANIQUE.
miner les organes, paraît aujourd'hui bien pronv<^e pour la pinpart, i)ii Ton rencontre deux sortes d'appareils. l.eur existence simultanée constatée aujourd'hui dans un grand nombre de ca-;, la stérilité de ceux qu'on doit considérer comme femelles lors.]uo marjiuent ceux qu'on peut regarder comme mâles (les anthéndies), laissent peu de doutes sur celte question qu'achèveront sans doute d'éclairer les recherches poursuivies avec patience el sagacité.
*tt.