‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 110 sur 142 · VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

VÉGÉTAUX

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§542. Nous avons déjï

ctaminé en général les organes de leur végëlalion (§§ 84-91, 102, 132] c ceuidelcurreprodui:tion (§§ 404-500) Il nous reste 4 voir comment ces oi^an e s di verscm e n t n I odiliés permettent d'établir plusieurs divisions dans cet cmbrancbcment. Nous nous rappellerons que les uns, plus simples, n'otTrent dans leur structure que dus cellules, que les autres oiïicnt en outre des Taisceaiufibro'vasculairc);; que lesuns ne présentent aucunedistiuctiondci'organcsrondamentauxtligc et feuilles] qui se montrent dans les autres. Cfs premières notions suffirontpour Taire comprendre en partie le tableau suivant, et quelques détails ultérieurs en comteront l'explicatiop.

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§ 5i3. La pluparL de ces groupes sont moins des familles qi<ides classes, les nomhrem végétaux qu'ils recfeDnent pouvant *e subdiviser en groupes secondaires et ceui-ci en tertiaires qui cor ■ respondraient à autant de familles. Nous ne les suivnins pas jusqu'à ce degré de division, d'autant plus qu'ici la ■simplicité de l'organisation eiigerait, pour faire comprcndi'e les caractères délicats d'où résulte la distinction de ces familles, une foule de détails qui sortent du. cadre de cet ouvrage. Nous nous contenterons de quelques renseignements sur les plus importantes de ce» classes et leurs principales divisions.

g 544. Ala:««a {Algœ). — Les Algues ont toi^ours besoin, pour Cioltre, d'im milieu aquatique : quelques-unes, il est vrai, se ren-

conttcnt à la surface de la terre, mais c'est seulement lorsqu'elle est cxtrâmemenl humide; presque toutes vivent plongées dans l'eau. On connaît sous le nom général de Confervês celles qui habitent les eaux douces ; sous celui de Fucui ou Varech», celles qui

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habitent ies eaux salées, et abondent sur le bord de la mer. Mais, à cette classification^ qui a été longtemps suivie, nous devons préférer celle qui se fonde sur l'étude de leur structure et de leur fructification^ et telle que Ta proposée M. Decaisne.

Quelques-uties, ainsi que nous l'avons dit, présentent le degré d'organisation le plus simple qu'on puisse concevoir, puisqu'elles consistent en une simple vésicule ; dans d'autres, plusieurs yésicules s'unissent bout à bout pour former des filaments, tantôt isolés, tantôt rapprochés ou comme pelotonné», quelquefois avec une certaine régularité telle qu'ils semblent rayonner d'un centre commun. Nous avons vu (§ 244, r) que ces filaments sont en général recouverts d'un enduit muqueux, et celui-ci forme souvent une enveloppe commune à tout le système des filaments pelotonnés, de manière à constituer leur agglomération en une sorte d'individu. Ces cellules isolées ou unies bout à bout sont remplies d'une matière verte, dont chaque grsiin dans les vésicules libres peut devenir un corps reproducteur. Dans certaines cellules des filaments plus composés la masse verte se sépare à une ceilaine époque en plusieurs, et chacune de ces petites masses secondaires représente une spore. Ce sont les spores de ces plantes si simples qui, échappées de la cellule qui les^ produites, jouissent pendant quelque temps de mouvements analogues à ceux- des animaux (§ 499, fig. 454-458), On peut donc nonmier ces Algues Zoosporées (de l[b)cv, animal).

Dans d'autres, beaucoup moins nombreuses et qui consistent également en filaments formés de cellules imies bout à bout et remplies d'une masse verte, à une certaine époque ces cellules sur leur côté s'allongent en une sorte de poche. Leir poches appartenant à deux filaments différents s'accolent par leur bout, puis se percent de manière à établir la communication d'une cellule à l'autre, et alors la masse yerte de Tune passe dans l'autre, se confond avee celle qu'elle contenait déjà, et forme ainsi confondue le corps qui jouera le rôle de spore. Nous avons donc ici un plus grand degré de complication , puisque deux filaments distincts concourent à la formation d'une spore, et nous pouvons séparer ces Algues sous le nom de Synsporées (de o6v, qui indique l'union).

Nous en trouverons ensuite d'un tissu compliqué : les unes, il est vrai, consistent encore en des filaments simples ; mais dans i«!S autres ces cellules et filaments se réunissent entre eux pour former des corps plus composés, qui s'allongent en manière de tiges, uu s'aplatissent en lames ; et ces expansions arrondies ou plam*s qu'on appelle la fronde {frons [fig. 450, f]), peuvent se ramifier uu ceilain nombre de fois, souvent par dichotomie. De leurs cellules

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