‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 115 sur 142 · SI · texte numérisé non relu

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celluleuse^ du bas de laquelle partent quatre flls élastiques ou élatères (fig, 482) dont les mouvements aident la dissémination. Dans le principe^ le sac était rempli par un tissu cellulaire continu. Puis dans ces cellules, suivant la loi ordinaire, se sont formés quatre utricules. Ceux-ci devenus libres plus tard par la résorption de la cellule-mère, présentent ce caractère remarquable, qu'il se forme dans chacun d'eux un nouvel utricule adhérent au premier par un

480. Une écaille e séparée du cône terminal d'un EguUetum^ avec le verlieill« de capsules c qu'elle porte en dessous et le rétrécissement p par lequel elle se rattache à Taxe commun.

481 . c Une capsule vue séparément du côté intérieur, où elle s'ouvre par une fente.

482. f Une spore avec ses quatre fils roulés en spirale ayfoqr d*el|e. — i ' La né^t |veç ses fll^ déro^léf.

LYCOPODIACÉES , RHlZOCAnrÉES. 420

point seulement, que cet utricule inclus forme la spore, et Tuiricule enveloppant découpé en une double spirale, les élatëres. - Celte spore en germant produit un prolhallium comme celle des Fougères, mais de forme dilTérente. Sur les bords de celui-ci, vers son extrémité, se montrent des anthcridies contenant des anthc* rozoïdes assez semblables aussi à ceux des Fougères, et sur sa sur* face on a aperçu également des commencements d'archégoncs, quoiqu'on n'ait pu jusqu'ici suivre leur développement, qu'au reste prouve suffisamment par analogie celui d'une tige qui s'élève d'un point du prothallium.

550 bis. lijcopodlaeéet» Bhlsorarpées. — Nous nous contenterons pour ces deux familles de décrire brièvement leurs organes de reproduction,qui, dans leur développement, suivent une marche un peu différente de celle que nous avons indiquée dans les familles précédentes. Les recherches récentes sur ce sujet, notamment celles de M. Hofmeister, dont nous nous sommes déjà fréquemment éclairés, nous serviront de guide dans cette dernière exposition.

Le genre séparé dulycopodtum sous le nom de SelagineUa offre, à l'aisselle depetitesfeuillesunpeumodifiéesqui terminent certains rameaux, des sacs jaunâtres de deux sêrtes : les uns, plus petits, contenant un grand nombre de grains menus; lesautres,plus grands, contenant seulement quatre grains plus gros. On les confondait sous le nom de spores qu'on distinguait en petites et en grosses. Dans une première période, ces deux sortes de sacs présentent la même apparence et le même mode de développement. A Tintérieur d'une enveloppe celluleuse s'organise un tissu cellulaire dont chaque cavité est remplie d'une masse granuleuse, laquelle plus tard se sépare en quatre masses secondaires. Dans la plupart des sacs, à une certaine époque, les parois des cellules-mères sont résorbées, et les grains formés quatre par quatre, c'est-à-dire les petites spores, s'isolent et deviaiment libres dans la cavité commune, puis s'en échappent par une fente. Dans un petit nombre de sacs situés inférieurement^ toutes les cellules-mères avortent avec leurs grains, excepté une qui se développe considérablement et finit par forlncr les quatre grosses spores remplissant le sac amplifié, moulé sur elles, qui s'ouvre à une certaine époque pour les laisser sortir.

Les petites spores semées se modifient à la longue, et, au bout de quatre à cinq mois, leur intérieur s'est rempli d'un tissu cellulaire très-fin, dont chaque cellule renferme un petit corps filiforme enroulé en cercle ou en spirale qu'il est facile de reconnaître pour im anthérozoïde. La spore, qui n'est donc autre chose qu'une anthéridie. se crève à la fin par une de ses extrémités et laissa

sortir les utricules que percent les anthérozoïdes qui se meuTent à la manière ordinaire .

Les grosses spores, après im temps encore plus prolongé, produisent à leur sommet une couche celluleuse, et dans cette couche ou prothallium se forment plusieurs archégones. Dans une cellule qui se développe au centre de l'un d'eux, se montre et s'accroît un petit corps celluleux, véritable embryon, qui, continuant à s'allonger, perce le prothallium et pousse en haut un petit axe bientôt terminé par deux feuilles^ tandis que de sa base une racine ad?entive se dirige en sens contraire.

Les Rhizocarpées doivent leur nom (pîCa> racine; xapiro'c, fruit) à ce que les organes reproducteurs sont renfermés dans des sortes de fruits capsulaires situés au voisinage des racines. On trouve des sacs de deux sortes, les uns plus petits, les autres plus grands, tantôt réimis dans une même capsule et diversement agencés, suivant les genres {Pilularia^ Marsilea), tantôt séparés dans des capsules différentes (Salvinia). Quoi qu'il en soit, les uns et les autres sacs commencent, comme dans les Lycopodiacées, par se développer de la même manière, c'est-à-dire par produire dans des cellulesmères dçs grains agglomérés quatre par quatre. Dans les petits sacs tous ces grains se développent concurrenunent et finissent par s'isoler et devenir libres. Chacun d'eux est aussi une anthéridie montrant danschaque utriculedeson tissu intérieur un anthérozoïde qui se meut en en sortant. Dans les grands sacs toutes les cellules-mères se résorbent et avortent avec leur contenu, excepté une où des quatre grains contenus un seul continue à se développer. Celui-ci devient la spore, et en germant produit à son extrémité une expansion celluleuse ou prothallium, où se forme un archégone qui le constitue presque entièrement, et se développe un embryon. Tous ces changements ne demandent pas une longue germination comme dans les Lycopodiacées, mais se succèdent assez rapidement.

Ainsi, dans toutes ces plantes, les archégones se produisent comme dans les Fougères et les Équisétacées, sur un prothallium, réduit seulement à de beaucoup moindres dimensions. Mais les anthéridies se séparent de la plante-mère avant de s'organiser, et n'ont aucune liaison avec le prothallium, mode singulier que nous avons dû signaler pour compléter les notions données précédemment (§497) sur la reproduction des Cryptogames.

VÉGÉTAUX MONOCOnLÉDONÉS. 431

VÉGÉTAUX MONOCOTYLÉDONÉS.

§551. Leurs^ tiges (§75-83 bis), leurs racines (§ 101), leurs feuilles (§ 130), la symétrie de leur fleur (§ 290), son enveloppe (§ 322), leur embryon (§ 465) et sa manière de germer (§ 490), ont été examines d'une manière générale, et nous avons signalé, dans' beaucoup d'autres passages encore, les divers points d'organisation qui les distinguent des acotylédonés d'une part, et de l'autre des dicotylédones : nous y renvoyons donc pour abréger. Ceux qu'il resterait à faire connaître ressortiront de l'examen particulier des diverses familles.

Jussieu les divisait en hypogynes, périgynes et épigynes. Nous ne suivrons pas ici cette division, parce que la distinction çntre le premier et le second de ces modes d'insertion des étamines n'est pas bien nette dans plusieurs des familles monocotylédonées : dans les Liliacées, par exemple. La structure de la graine nous semble en fournir une première plus constante et plus importante. Dans la grande majorité, en effet, cette graine est pourvue d'un périsperme en général fort épais, tandis mie dans d'autres elle en est entièrement dépourvue ; et celles-là offrent du reste entre elles des rapports marqués. Un de ces rapports est leur habitation dans l'eau: et l'on peut par là les distinguer de quelques autres mono cotylédonées sans périsperme, quoique appartenant au premier groupe : les Orchidées, paV exemple. Mais ces dernières ont des habitudes tout à fait diflérentes, vivant sur la terre ou sur les arbres. Nous avons donc cette première division :

Graine I ^^P^"'^^^ ^® périsperme. Végétaux aquatiques.,.:.... Tableau II.

( périspermée, excepté dans quelques végétaux terrestres. Tableaux III et It

Faisons remarquer que ces deux groupes ne se suivent pas dans la série naturelle, mais marchent plutôt parallèlement ; dans l'un comme dans l'autre, on s'élève graduellement de Ifi fleur la plus simple, c'est-à-dire réduite à une étamine ou à un carpelle, jusqu'à la plus composée, c'est-à-dire à celle qui présente tous les vcrlicilles d'organes soudés ensemble.

§ 552. Nous avons détini ailleurs (§§ 476, 465) les épithètes di* verses appliquées dans ce tableau à l'embryon. Cet embryon macropode, c'est-à-dire à radicule très-développée par rapport au cotylédon, est, comme on voit, un caractère presque général dans tout ce groupe de familles à graines sans périsperme ; car on le retrouve aussi dans les trois dernières. La radicule, oumieiu la tigellc^ ainsi

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VÉGÉTAUX MONOCOTYLÉDONÉS. 433

allongée et renflée, offre ordinairement un tissu très-riche en fécule, et peut ainsi, pour la nourriture du jeune embryon, jouer le rôle physiologique dont sont ordinairement chargés ou les cotylédons, alors beaucoup plus développés \^ relativement, ou le périsperme . C'est surtout dans les Zostéracées que la tigelle prend ces dimensions remarquables, formant même le plus sou- 48s. vent une excroissance latérale qui compose la plus grande partie de la masse de Tembryon.

Nous voyons les enveloppes manquer à la fleur de la plupart de ces familles ; c'est dans les Joncaginées, où elles commencent à se montrer, qu'on peut bien observer le passage de Tinflorescence à la fleur. Dans cette dernière famille, les parties de l'embryon commencent à montrer leurs rapports les plus habituels de grandeur, la radicule étant beaucoup plus courte que le cotylédon {fig. 422). Le tissu de ces végétaux (conmie celui de tous les végétaux aquatiques en général) est très<simple ; le cellulaire y prend une grande extension; il est criblé de lacunes remplies d'air ou d'autres gaz qui, diminuant la pesanteiur spécifique de la plante, lui permettent de s'élever dans l'eau, jusqu'à sa surface ou en partie au-dessus. Les vaisseaux, au contraire, y sont beaucoup plus rares et même dans quelques cas manquent complètement. De cette disposition doit résulter le peu d'activité des sécrétions et p&r suite le défaut de propriétés particulières, ainsi quetl'usages utiles à l'homme. De toutes ces plantes, la plus souvent citée est une Hydrocharidée, le Vallisneria spiralis, qui encombre certains bras du Rhêne et beaucoup de canaux et de fossés de notre Midi. On a souvent raconté, en prose et en vers, comment ses fleurs mâles et ses fleurs femelles, séparées sur des pieds différents, se rejoignent au moment de la floraison ; comment les premières se détachant alors par la rupture de leiur pédoncule, flottent soutenues sur l'eau par la petite conque que forme leur périanthe bombé, et se rapprochent des secondes, fixées à leur plante par un long fil dont la spirale s'est déroulée ; conunent enfin, après ce rapprochement, la spire, rapprochant ses tours, ramène sous l'eau la fleur fécondée qui y mûrit sa graine.

§ 553. Parmi les Monocotylédonées qui (à part quelques exceptions) offrent des graines pourvues de périsperme, lafleiurdes unes, plus simple, n'a pas de périanthe véritable ; l'enveloppe qu'on rencontre n^en a pas franchement les caractères ordinaires quant au nombre et à la structure de ses parties remplacées par des écailles ou des bractées; celle des autres montre un véritable périanthe à folioles verticilléiis trois par trois. De là une première division eu Apérianthées (tableau 111) et en PériarUhées (tableau iY).

4â» BOTANJQUK.

§ 554. Les premières peuvent se diviser en Spadicéesei en G/umacées. Ces deux divisions sont ainsi nommées : la première, de sou inflorescence en spadice (quelquefois dissimulé par le moindre développement et la chute précoce de la bractée générale qui ne persiste pas en spathe) ; la seconde, de la nature desonyeloppes de la fleur qui ont reçu le nom particulier de glumes et représentent de petites bractées écailleuses.

Parmi toutes les familles énumérées dans ce tableau, nous ne nous arrêterons que sur les deux dernières, dont Tune surtout, celle des Graminées, mérite toute notre attention par son importance sous le rapport économique aussi bien que botanique.

§ 555. Oypéraeées. — On confond dans le monde sous le nom d'herbes, des plantes monocotylédonées ordinairement yertes dans toutes leurs parties, même leurs fleurs, à tiges herbacées, à feuilles entières, allongées en rubans étroits, que parcourent parallèlement les nervures longitudinales ; mais ces herbes appartiennent réellement à plusieurs familles différentes, plus particulièrement à celleci et à la suivante.

Les Cypéracées se distinguent facilement des Graminées par leur tige pleine sans renflements à la naissance des feuilles, offrant souvent la forme d'im prisme triangulaire, forme qui se lie à la disposition tristique de ces feuilles. La portion vaginale de celles-ci entoure la tige sanâ se diviser jusqu'à la naissance du limbe, ou, en d'autres termes, leiu* gaine est entière; les supérieures même n'ont que le limbe sans gaine. Les fleurs sont disposées en épis vers le sommet de la plante, épis qui, quelquefois, à cause de leur brièveté, prennent le nom d'épillcts, groupés alors de diverses manières, les uns par rapport aux autres. Ces épillets consistent en une série de bractées écailleuses à Taisselle desquelles sont situées tantôt plusieurs étamines autour d'un pistil, tantôt des étamines ou des pistils seulement. Ces parties manquent assez souvent aux écailles inférieures del'épillet. Ces combinaisons diverses de fleurs hermaphrodites ou de fleurs diclines, et les différentes dispositions des bractées de Taxe qui les porte, servent à distinguer plusieurs tribus. Ainsi des bractées distiques accompagnant des fleurs hermaphrodites caractérisent les Cypérées; imbriquées dans tous les sens, les Scirpêes, Lorsque Ic^ étamines sont séparées des pistils, l'ovaire i>eut être caché dans une enveloppe particulière, ou utricule, qui s'ouvre pour donnerpassagc au style et dont l'ouverture est bordée par deux dents. C'est ce qu'on observe dans les Caricinées, tandis que dans les Sclérices, égîiloinont diclines, l'ovaire n'est pas clos. Les étamines sont au nombre de i à 12, le plus souvent de 3, et leurs filets ^rè\v^ x>rtant des anthères biioculaires s'insèrent au-dessous de l'ovaire

GUAMI^ÉES. 435

lorsqu'elles rentourent. Dans ce cas, on trouve quelquefois, en outre, d'autres filets stériles ayant l'apparence de soies ou d'ccailles en nombre égal ou plus grand. L'ovaire, siu-monté d'un style bifide ou trifide à son sonunet, est creusé d'une loge unique contenant un ^ ovule dressé. Plus tard, son péricarpe prend une consistance crustacée ou osseuse (dans les Sciéfiées). La graine (fig. 438) consiste en un sac membraneux rempli par un gros périsperme farineux, excepté à son bout inférieur, sous lequel est niché un petit embryon, tourné par conséquent du côté du hile.Get embryon (fig. 484) a ordinairement la forme d'une toupie et présente sur le côté un petit renflement cr; c'est celui-ci qui correspond ^^^

au cotylédon et à la radicule, comme le prouve plus tard la geimination , et le reste de la masse embryonnaire a est formé par la tigelle extrêmement dilatée.

En parlant de la tige, nous n'avons considéré que celfe qui se montre au-dessus du sol, et qui n'est souvent, dans le fait, qu'un rameau partant d'un rhizome horizontal.

§ 556. Qraminées. — Elles se présentent le plus communément souscette apparence qui est vul^jllirement désignée parle nom d'herbe. Cependant on les voit quelquefois prendre des dimensions qui ne s'accordent plus avec ce nom. Le grand Roseau de notre Midi {Arundo donax) dépasse déjà beaucoup la taille d'un homme, et sous les tropiques les Bambous deviennent de véritables arbres. Comme les Cypéracées, les Graminées ont souvent ime tige souterraine d'où partent celles que nous voyons s'élever au-dessus du sol. Ce sont celles-ci qu'on connaît sous le nom de chaume (culmits), et qui se caractérisent par les renflements qu'on y observe de distance en distance à chaque nœud, c'est-à-dire à la naissance de chaque feuille, ainsi que parleurs cavités intérieures. En effet, les faisceaux ûbro-vasculaires se rapprochent et se serrent vers l'extérieur, laissant le centre vide, excepté à la hauteur des nœuds, où ils se réfléchissent horizontalement, s'entre-croisent, et, par leur lacis entremêlé de tissu cellulaire, forment une sorte de plancher (fig. 08). Le chaume est donc im cylindre creux dont le canal est interrompu pai* ime suite de cloisons répondant à la naissance des ferâlies. Celles-ci entourent la tige par une gaine dont l'insertion embrasse le nœud, et qui est fendue dans la plus grande partie de sa longueur sm' le côté opposé, et au-dessus d'elle s'allongent en un limbe ou

484". Embryou ^^■•^la^é «lu Carex depaitperata. — r Radicule. — c ('.«Mylrilon. — /* Fcute correspuiiUaul à h gemmule. — a Renflement latéral de la tijjelle.

lame étroite. La séparation du limbe et delà gaine est le plus souvent marquée par un petit prolongement membraneux, tronqué ou aigu, ou bifide, déchiqueté même et réduit quelquefois à une touiïe de poils : c'est la ligule (§130, fig, 138, gl). Les feuilles sont ordinairement distiques, et leurs aisselles donnent souvent naissance à des bourgeons dont le développement détermine la ramification de la plante.

Cette disposition distique se retrouve surtout dans les bractées de l'infiorescence, qui consiste en épillets (spiculœ), c'est-à-dire en épis extrêmement courts, au point que longtemps on les a décrits chacun comme une fleur. Considérés ainsi, ces épillets se groupent entre eux tantôt en panicules (comme dans l'Avoine), tantôt en épis, et, dans ce dernier cas, il arrive souvent que l'axe qui les porte se creuse alternativement dans un sens et dans l'autre pour recevoir leur insertion. Ce sont ces é{HS (tels que ceux du Froment, du Seigle) qui sont devenus le type le plus vulgairement cité de ce mode d'infiorescence, quoiqu'ils soient réellement composés, puisque chaque épillet est un petit groupe de fleurs. Jusqu'ici nous trouvons une grande ressemblance entre l'épillet des Cypéracées et celui des Graminées. Les deux bractées inférieures qui, de même, ne portent rien à leur aisselle, semblent forAer une enveloppe commune à toutes les fleurs d'un même épillet et prennent le nom de glumes {glumœ [fig. 4S5, 486, ge, gt]). Mais les suivantes offrent chacune en dedans non-seulement les organes de la reproduction, mais aussi (et c'est ce qui les distingue de ceUes des cfpéracées) une seconde bractée opposée à la première, un peu supérieure et intérieure par rapport à elle . Ces bractées, qui prennent le nom de paillettes {paleœ [fig, 486, pe, pi])y forment, ainsi opposées deux à deux, autant d'involucrcs entre lesquels sont placés étamines et pistil, et chacun de ces petits systèmes est une vraie fleur. Il peut se trouver au-dessus des glumes un seul de ces systèmes, ou deux, ou trois, ou un plus grand nombre, et, suivant ces cas, on dit l'épiUet uniflore, biflore, triflorc, multiflore. Les étamines, quelquefois portées à six ou plus, quelquefois réduites à deux, ou même à une, mais le plus ordinairement au nombre de trois^ sont insérées au-dessous d'un pistil central (fig, 486, 488) qui, dans des cas beaucoup plus rares, manque ici et se retrouve seul dans d'autres fleurs séparées. Ordinairement on trouve, en outre, des deux côtés, et un peu en dehors de l'étamine la plus extérieure, deux petits corps membraneux ou écailleux qu'on a nommés po/^o/es {paleolœ [fig, 487, 1 1; 488, p]). Comme la paillette extérieure est marquée d'une nervure médiane, que Tintérieurcau .contraire, en est souvent dépourvue et munie de deux nerviu*es la- ' irales, une de chaque côté, beaucoup d'auteurs considèrcut cette

GRAUINERS. 437

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