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aurait ainsi trois devant lesquelles se trouveraient placées les trois étamines, et les palcoles formeraient le verticille intermédiaire complété par une troisième qui avorte, mais qui a pu être observée dans le bouton extrêmement jeune. Mais il faudrait, pour admettre ce point de vue, que la paillette interne prît naissance sur le même axe que l'extérieure, et non sur un axe secondaire.
Quoi qull en soit, les étamines consistent en un filet aminci eâ fil et une anthère à deux loges qui, réunies par leur milieu, au bas duquel s'attache le filet, écartées à leurs extrémités^ figui*ent ainsi une sorte de X [fig* 4S8, e). Le pistil est un ovaire surmonté de deux styles (quelquefois soudés en un 9eul)^ et ramifiés dans une partie plus ou moins grande de leur longueur en lanières plus ou moins longues qui constituent deux stigmates s hispides ou plumeux. D est creusé intérieurement d'une seule loge que remplit un seul ovule adné dans sa longueur à la paroi interne. Plus tard, la graine, en mûrissant, se confond par son tégument (fig, 489, t) avec le péricarpe, et forme ainsi un cariopse (§423). La plus grande partie de sa masse est composée d'un périsperme farineux p ; mais, en dehors et en bas, on aperçoit un petit corps distinct, enfoncé sur sa surface, à peine saillant : c'esW'embryon (fig. 489, e ; 490) qui s'appuie sur le périsperme par une partie élargie en forme d'écussona. En bas et en dehors de celui-ci on voit saillir un corps plus petit qui, continu avec le premier par son milieu, présente deux extrémités libres, l'une supérieure et l'autre inférieure. C'est entre elles deux qu'on aperçoit la petite fente gemmulaire f; la supérieure c est donc le cotylédon, rinférieui'e r la radicule, et l'écusson [hypoblaste de Richard) n'est qu'une excroissance latérale de la tigelle analogue à celle que nous avons déjà vue dans quelques Zostéracées ailleurs [fig. 403). Nous avons décrit la germination d'une de ces graines de Graminées (§ 101, fig, 111).
Toutes ces parties, et surtout celles de la fleur, ont reçu de divers auteurs ime variété de noms difierents que le défaut d'espace nous empêche de rapporter ici. Nous nous contenterons d'ajouter que le nom de glumes, au lieu d'être appliqué à chacune des bractées inférieures et stériles de l'épillet, l'est quelquefois à leur ensemble, et qu'alors elles sont autant de valves de la glume; que celui de bàle est donné à l'ensemble des paillettes, qui sont alors les valves de la bâle. Ajoutons encore, pour rintelligcnce des caractères génériques et des descriptions, que dans les bractées extérieures de la glume et de la bâle la nervure médiane se prolonge souvent en une arête plus ou moins longue au-dessus du sommet, ou d'autres fois se détache plus ou moins bas au-dessous. Le. mode d'inflorescence, le nombre des fleurs dans chaque épillet,leur développement complet ou ravortc-