PALMIER!!. 4U
absolument de la mSmc manière. Tantôt ces plis sont en effet disposés comme les branches d'un véritable éventail, s*insiiranl tons ensemble à l'extrémité du pétiole élargi ; tantôt ils le sont comme les barbes d'une plume, s'insérant lesunsau-ilessusdiis autres sur les deux côtés du pétiole qui devient alors la nervure moyenne ou rachis. Tout ce limbe ainsi plié était continu dans le premier &gc,
maisil Dnit par se Tendre tout le long des plis, et se partage ainsi pins ou moins profondément en unemiiltitude de laniëresqui donnent à rensemblerapparencepalmatiséquéeoupinnati»équée[jtj. 100, 1). Aoi aisselles de ces rcuitles qui, renouvelées par un bourgeon terminal, forment une sorte de toulTe au sommet de la tige, naissent les fleurs en spadices, ou simples, ou souvent rameux; et les spàthes dont ils sont d'abord enveloppés, puis plus ou moins long-
4)1. Fleur de l'jt'ir
Heur, ail 1m itimioei h uml iiithpféet. et où In l'aie de rinOoresceoce. par rapport i la fleur.
i1*teU)pi>*, — > Siigmtte.
iir précédente, ateo ton périuilhe,
cDtnnié i la biie de taa périenthe i pertiitani.
B fruil. — « Périinih». — f Périearpe. — p Pcri
temps accompagnés après qu'ils les ont entr*ouverles en les dépassant^ ont elles-mêmes un tissu épais, dur, qxielquefois ligneux^ nu point de former comme ime nacelle. Il y en a une ou plusieurs; elles sont complètes ou incomplètes, et quelquefois même manquent tout à fait. Les fleurs peuvent être hermaphrodites, ou polygames, monoïques ou dioiques (dans le Dattier, par exemple). Leur périanthe (fig, 495, c; 497) est composé de deux verticilles de folioles coriaces, dont les trois intérieures n'ont pas toujours la même forme et la même longueur que les extérieures, et se soudent quelquefois entre elles. Les étamines, ^u nombre de six le plus communément (fig. 492, 497), réduites rarement à trois, se montrent quelquefois plus nombreuses dans les fleurs diclines; leurs filets sont libres ou monadelphes. Le pistil est composé de trois ovaires distincts (fig. 497) ou soudés {fig. 483), ainsi que leurs styles, et renfermant chacun un ou deux ovules dressés ; mais souvent, et surtout dans le cas de soudure des ovaires, deux loges avortent, et Ton n'en trouve plus qu'une 'seule. Le fruit, qui acquiert quelquefois d'énormes dimensions (dans les Cocos, par exemple), sous une enveloppe épaisse, charnue ou fibreuse, renferme un noyau de même simple ou triple, presque toujours réduit à une loge imique dans le premier cas, à paroi quelquefois mince, mais acquérant souvent la dureté du bois ou même de la pierre. La graine qui le remplit en se soudant et se confondant fréquemment avec lui, est formée, pour la plus grande partie, d'un périsperme épais, en général fort dur, corné ou cartilagineux, souvent ruminé {fig. 496, p), au bas ou sur les côtés duquel est creusée une petite cavité superûcielle où se niche un petit embryon e qui, par conséquent, se dirige tantôt vers le bile, tantôt d'un tout autre côte [fig. 440).
On a distingué plusieurs tribus d^ Palmiers d'après diverses modifications des inflorescences et des spathes qui les accompagnent ordinairement, et d'après celles du fruit variant par la consistance de son péricarpe, composé de plusieurs carpelles distincts ou d'un seul, et, dans ce cas, contenant plusieurs loges et plusieurs graines, ou bien une seule. Elles peuvent se prêter à des sous-divisions, d'après les deux formes si distinctes du feuillage ; la division et la forme du périanthe ; le nombre et la figure des étamines libres ou soudées; la forme des anthères; le degré d'adhérence des ovaires et des styles et leurs avortements ; la forme, la grandeur, le tissu du fruit et de ses parties, du noyau, du périsperme; la position de l'embryon; la distribution des pistils et des étamines sur les mornes fleurs ou sur des fleurs séparées, appartenant au mémo arbre on à des arbrec différents. Toutes ces codifications diverse-
JONGACI^^ES. 443
ment combinées servent à distinguer des genres assez nombreux.
Cette belle famille de végétaux, par plusieurs de ceux qui la composent, rend aux habitants des pays qu'ils habitent les services les plus vaiiés. En effets d'une part, leur bois est employé àla construc • tion des huttes, dont les feuilles, si grandes et si dures^ fournissent la toiture sans grand travail, et dont les libres^ si flexibles et si n^sistantes, dispersées dans toutes les parties servent à fabriquer des cordages, des armes et divers ustensiles domestiques. De l'autre, diverses espèces offrent des aliments presque sans apprêt. Chacun sait que des populations entières se nourrissent presque exclusivement de Dattes, et que le Coco contient une crème acidulé, boisson délicieuse dans les pays chauds : cette crème n'est autre chose que le périsperme encore fluide, qui plus tard s'épaissit de plus en plus et finit par se solidifier en une masse aussi dure que la pierre. Le bourgeon terminal d'une autre espèce précieuse aussi, VÀrecaole" racea, vulgairement connu sous le nom de Chou palmiste, est recherché lui-même comme aliment. D'ailleurs nous retrouvons dans les produits des Palmiers quelques-ims de ceux que nous avons vus si utiles dans les Graminées : une fécule abondante dans les cellules intérieures du tronc d'un grand nombre d'espèces, notanunent des Sagus et Phœnix farinifera, et renomi^ée sous le nom de Sagou ; du sucre mêlé à la sève, et qui permet d'en fabriquer des boissons fermentées, comme le vin de Palme, dont le plus estimé est extrait de VElais guinemsis, ou encore comme Tarait qu'on fait avec le jus de VAreca cathecu fermenté avec le Riz. On boit, dans llnde, sous le nom de Toddy^ celui qu'on obtient par incision des spalhes du Cocotier et autres espèces. Le lait de Coco doit une partie de ses propriétés nutritives au principe huileux qui s'y trouve mêlé, et il est à remarquer qu'un principe semblable se retrouve dans beaucoup d'autres Palmiers de la même tribu : on en extrait V huile de Palme, surtout de VElais que nous avons déjà nommé. On connaît aussi une cire de Palme, celle qui coule en si grande abondance et s'amasse sur les troncs du Ceroxylon andicola, 0
§ 559. Joncacées. — Nous ne les citons ici que comme famille communément représentée parmi les plantes de notre pays, et vulgairement confondue sous le nom d'herbe avec les Graminées, de même qu'on est porté d'autre part à confondre sous le nom de Joncs beaucoup d'herbes croissant dans les marais. La structure de lem^s fleurs les fait facilement distinguer, et par l'existence d'unpérianthe à six parties, et par celle d'un ovaire à trois loges; mais la consistance écailleuse ou herbacée du premier fournit en quelque sorte le passage des enveloppes florales d^s Gii^macéçs aux périan* thos qolorés des familles suivantes.
*** DOTAMIQUB.
g SOO. l^lltM^rs. — Le përianthc acquiert ses plus brillantes
couleurs dans les Liliacécs, recherchées en conséquence avecUmt (le prildilection dansnosjardinsetnoscaiçpagnes. 11 su fBt de nommer la Tulipe, la Jacinthe, le Lis, l'Impériale, l'Asphodèle, pour en donner une idée. Les Liliacées de nos climats sont herbacées; leurs tiges, souvent courtes et renflées en bulbes, dont nous avot» Ihit conndtre autre part (§ 1S1) les diverses modifications; d'anli'es fois elles s'allongent soit rampantes, soit dressées, et quelquefois même trës-ramiflées. Mais dans les climats plus chauds on en observe en outre de vraiment arborescentes (comme dans les^uccs, quelques Aloès, etc.), et c'est même parmi elles qu'on trouve lu exemples des arbres monocot;lédonés les plus volumineux (les Dragonniers, § 162). Les feuilles sont allongées, assez généralemeol rétrécies,à nervures parallèles. Leurs gaines prennent un grand développement autour de certains bulbes qu'elles contribuent i épaissir et forment en partie.
Los fleurs [fig. 204, 498) offrent le type eiact de celles desMono-
cotylddonées : un pcrianlhc à six folioles sur deux rangs concentriques, semblables entre elles, tantôt distinctes el tantôt soudées
4>8. Fleur du S
IRIDIES. 4t5
inférieurement en tube; six étamines opposées à cesfolioles/comme elles disposées en deux verticilles, insérées sur leur tube quand elles scmt soudées, sinon tout à fait à leur base, assez bas, du moins, pour qu'on soit, dans quelques cas, autorisé à les reconnaître comme hypogynes; trois ovaires alternant avec les trois étamines les plus intérieiu'es, soudés entre eux en un seul, ainsi que leurs styles et même quelquefois leurs stigmates, qui peuvent ausçi se séparer en trois lobes. Chaque loge (fig, 500, o) renferme plusieurs ovules g attachés à l'angle interne sur un ou deux rangs longitudinaux. Le fruit est en général une capsule loculicide. On séparait autrefois, sous le nom d'^spara^We^, im certain nombre de genres à fruit charnu qu'on leur a réunis depuis. La graine {fig. 50i) présente dans im périsperme charnu (p) un embryon (e) le plus, souvent droit, quelquefois courbe, mais dirigé dans tous les cas vers le point d'attache. Le testa (t) qui forme son tégument est spongieux dans les vnes (les seules dont se composait la famille originelle des Liliacéei), crustacé et brillant dans d'autres (dont on formait celle des Asphodélées), membraneux dans un certain nombre (les Àloïnées).
Ce n'est pas seulement comme plantes d'ornement que les Liliacées sont cultivées. Plusieurs le sont pour l'emploi culinaire, et appartiennent en général au genre M\ (Oignons, Poireaux, Échalotes, Rocamboles, etc.). Elles le doivent aux sucs d'une saveur prononcée et d'un effet légèrement stimulant qui abondent dans toutes leurs parties, et surtout dans leurs tiges bulbiformes. Cette propriété peut acquérir un degré de plus d'intensité^ et les plantes à sucs acres où elles se développent devenir ainsi utiles à la médecine, comme la Scille, les Aloès, et d'autres qu'il serait trop long d'énumérer.
Dans la famille voisine, celle des Mélanthaeèes (Colchique, Veratrum)^ on remarque beaucoup plus d'énergie encore, et l'on trouve de véritables poisons.
Parmi les familles à ovaire adhérent, nous en signalerons ici seulement deux.
§ 561. Irldées. — Celles-ci, assez ressemblantes aux précédentes, s'en distinguent facilement et par l'adhérence de l'ovaire au périanthe, et par leurs trois étamines placées devant les trois divisions extérieures du périanthe, et dont les anthères s'ouvrent «n dehors (fig. 502). Leurs filets sont quelquefois soudés en un tube. Les trois stigmates opposés aux anthères s'élargissent dans plusieurs en autant d'expansions pétaloïdes (/îflf.503, s), etce sont eux qu'on récolle dans le Safran, où ils servent et par leur saveur si connue et par le principe colorant qu'ils renferment en grande quantité. Le périspormc des graines (fig. 504) est quelquefois formé par une chair dense.
un DOIANIQUE.
d'autres fois tout à fait comé.Cette consistance, qui rappelle «lui du café, asuggéré l'idée d'essajer en remplacement de celle grain*
exotique celui d'une espèce d'Iris [/, pseudoacorus), el l'on prétend que, torréfié et préparé de mënie, il a présenté quelque analogie. § 362. Orchidée*. — Les fleurs de cette famille fliont l'attention de l'obserrateur superficiel par la bizarrerie de leurs formes; dubotaniste par une structure particulière. Cherchons, pour la biai comprendre, à la ramener au t;pe connu des Honocotylédonées. Le pétianthe adhérent avec l'ovaire, qui est sessile, se partage au-dessus déluien8ixdiTisions,ti'oisextérieures assez semblables entre elles, el trois intérieures dilTérentcs des premières, et ditTérentes aussi les unes des autres. En général, les premières et deux des secondesse redressent en haut du côté de l'axe de l'itiflorescence, la sixième se dëjette en sens contraire, et de cette manière le périanthe devient comme labié, la lèvre supérieure étant formée par l'ensemble de cinq divisions, l'inférieure par ia sixième, qui de là prend le nom
sot. c
r VJri, sKt.
•i rinHo-
iia. Coupe nrtieile de celle ngur. -
— g Oiulcs. - E Élaminta. - s Sligmi iti. Grgine séparée el cnupée dans w t Eq^brjon. — p Mlpropjlt,
dfi labelle. Dans la fleur trcs-jcune, ec labelte était situe du cfié de l'aie {fig. 506) ; mais plus tai-d l'ovaire, en se tordant sur lui-mênio,
Cltamet dB périulhe. — jii Diiitiom interiiM. — I LabcUa. - ( Aathèru iiorléci ou il>miaade>, — s Oiiire.
itn. Saïamd At la Ocur maftt t«riiEtlïin«iil. — o Oiain idUroit «mierl * isIh f piriftiiiT, — I LibsLlc. — i Stlsmate. - a Aollicrf .
SI) . Une griine «épltén, >ï« .on l*gumïnl riteme (. !lt. embrjoD de VOphTyi anlhrrtpiipKiiTa dépouillé d« M> légumcnU. Ml. KMtei pcilliDi<tu(i de VOteKit nanliUa, k graint lUi en pclilei miii Turme de coin, dont on a fiiïiicj dtul <'p>ri«> Nr lo cAlj.-rC C«iidicule icrinin«c
a interverti la^sition des parties en les portant dans celle où nous les montre la fleur épanouie (/(^. 505). C'est le labellcqul^ par ses formes et sa coloration^ souvent entièrement dilTérentes des autres parties, contribue le plus à donner à la fleur un aspect singulier, cl qui quelquefois offre une ressemblance grossière avec divers autres objets de la nature, notamment avec certains insectes. Nous devrions ensuite trouver trois étamines opposées aux trois divisions extérieures, et nous les trouvons en effet dans le Sabot de Vénus (Cypripedium) ; seulement l'une des trois (celle qui est située vers le haut de la fleur) est stérile, et, au lieu de porter une anthère, s'est dilatée en une sorte d'écusson. Dans la plupart des autres Orchidées, au contraire, c'est cette troisième qui seule est anthérifère (fig. 506, e) et au premier coup d'oeil les deux autres ont disparu ; mais un examen attentif les fait retrouver sous la forme de deux très-petits mamelons cellulaires <l|u'on noinme alors staminodes [staminodia [fig, 506, <\y et que, dacdï quelques^fteurs monstrueuses, on a vus se développer en véritaWes anthères. Ce qui empêche de reconnaître facilement ce verticille d'étamines, c'est qu'au lieu de s'insérer régulièrement entre les divisions intérieures du périanthe, elles sont exhaussées sur un covps s'élevant du sonunet de l'ovaire au centre de la fleur, colonne coiirt^et tronquée obliquement, de manière à tourner en dehors une surface plane ou légèrement concave couverte d'un enduit visqueux. Cette surface est celle du stigmate, et dès lors nous voyons que le corps central résulte de la soudiire de celui-ci avec les anthères, soudure qui conspire avec l'avortement de plusieurs parties à masquer leur véritable nature. On nomme colonne ou gynostème ce corps composé du stigmate et de l'anthère qui s'insère sur lui tantôt plus bas, en lui restant parallèle (/!^. 507, as), tantôt plus haut en le dépassant de toute sa longueur (auquel cas elle est dite terminale), tantôt dressée, tantôt réfléchie au-dessus de la surface stigmatique. Dans ce dernier cas, l'anthère finit souvent par se détacher ; dans les autres, elle persiste en place même après l'émission du pollen. Celui-ci offre une structure insolite, l'apparence de plusieurs masses distinctes ayant la consistance de la cire, ou d'un plus grand nombre de plus petites en forme de coin, reliées en une seule sur une sorte d'axe d'une substance visqueuse (fig. 513); mais d'autres fois, celle plus usitée d'un amas dépoussière, à grains souvent encore agglomérés quatre par quatre, probablement ainsi qu'ils se sont formés dans leurs cellules-mères. On a reconnu que dans tous les cas il est composé de grains analogues à ceux d'un pollen ordinaire, et séparables, mais liés entre eux plus ou moins lâchement par une autre matière. L'anthère [fig. 508) est partagée en deux loges qui s'ouvi^ent du côté du stigmate, et sou-
ORCHIDEES. t«0
tent chacune d'elles est subdivisée par des cloismi!} îrilërieures en plusieurs logcltcs. Chaque loge ou logette est remplie par une masse pollinique (fig. 509, 513), celle qui résulte de cette congluti nation des grains de pollen dont nous venons de parler. On compte donc toujours deux de ces masses ou un nombre plus grand multiple de deux. Chacune d'elles quelquefois se rétrécît inférieurement en une sorte de queue (caudicule \fig, 513, c]), et celle-ci dans quelques cas est terminée par un petit corps glanduleux {rétinacle) qui va se loger dans une pochette (bursicule) située au-dessous de l'anthère. Nous devions entrer dans tous ces détails, parce que c'est d'après ces diverses modifications que sont établies plusieurs tribus dans cette grande famille, suivant la nature du pollen, le nombre de ses masses, la forme de chacune munie ou non d'une caudicule avec ou sans rétinacle, la direction générale de Tanthère. Pour Télève qui ne voudra pas entrer dan» leur ékideVil suftU de se rappeler qu'il y a une seule anthère à deux loges oontehant chacune une ou plusieurs masses de poUen.
Quant à l'ovaire, il est beaucoup plus uniforme dans toute la famille, tordu sur lui-même, ainsi que noui jtftTons dit, et creusé à l'intérieur d'une seule loge qui comi^unique par un assez large canal avec le milieu de la surface stigmatique. De ce canal jusqu'au bas coui*ent sur la paroi interne trois placentas longitudinaux opposés aux divisions internes du périanthe et tout chargés d'ovules par milliei*s {fig. 507, g). L'ovaire devient une capsule dont nous avons décrit (§ 434, fig. 392) la singulière déhiscence, par laquelle les trois placentas persistent, attachés en bas au pédoncule, en haut par le périanthe, tandis que trois panneaux intermédiaires se détachent et tombent. La Vanille, par son fruit indéhiscent et pulpeux, fait exception à cette règle.
Les graines, innombrables et très-menues, sont scobiformes, c'est-à-dire rappellent par leur aspect la fine sciure de bois. En les examinant mieux on trouve qu'en général elles présentent un tégument extérieur lâche, allongé en fuseau (y?^. 51 1^ t), et unautre beaucoup plus dense, sphéroïde ou ovoïde, sous lequel est une petite masse cellulaire, en apparence indivise, mais où le microscope fait découvrir une petite fossette (fig, 512) dont le bord se relève un peu de côté, et d'où, par la germination, partira l'axe de la plante, ce qui permet de considérer le bord relevé de la fossette comme le cotylédon, et son fond comme la gemmule. Nous aurions donc ici encore un développement énorme de la tigelle. Cette masse embryonnaire paraît avoir son analogue dans le tubercule qu'on observe à la base de beaucoup d'Orchidées toutes développées. C'est de ce tubercule que part la tige de l'année, puis il
se flétrit, et il s'en forme à côté un autre pour Tannée suÎTante.
Les véritables racines sont fosciculées (/f^. i il ) ; les tiges, simple^ ou ramifiées; les feuilles, simples, entières, marquées de nerruri-j longitudinales, quelquefois articulées à leur base, et dans beaucoup d'espèces exotiques renflées au-dessous de f articnlalion en une masse charnue. Nos Orchidées croissent sur la tenre ; dans les régions tropicales ou en trouve un grand nombre sur les arbre» (Orchidées épiphytes), non qu'elles y vivent en parasites, mais elles s'établissent dans les fentes., les trous, les angles qu'elles y rencontrent, et trouvent sans doute dans le terreau îonassé à ces points une nourriture sufiisante : leurs racines en tirent probablement la plus grande partie de l'humidité de Tair, avec lequel elles sont en contact et dont elles paraissent avoir le ptos impérieia besoin. I>e là Thabitude actneUe de les cultiver dans des paniers i claire-voie, en n'entourant leur base que de mousse humide ou de mottes de terre entre lesquelles Tair puisse librement circuler.
Si l'on en excepte la Vanille, dont le fruit, légèrement charnu, renferme un principe d'un parfum délicieux, et fournit en conséquence un assaisonnement recherché, on ne trouve goère dans les Orchidées d'aulies parties employées que les tubercules de quelques espèces avec lesquelles on prépare un aliment trèsnutritif, le salep, mélange de la fécule qui y abonde avec ks téguments qui la renferment, et d'un autre principe analogue aux gommes et nommé Imssorine, qui se trouve concentré dans de petits noyaux de consistance cornée, disséminés dans la masse de ces tubercules. Malgré des usages si bornés, les plantes de cette famille sont extrêmement recherchées à cause de la beauté et de la bizarrerie de leurs fleurs ; leur culture, qui demande la serre chaude, est devenue dans certains pays une véritable mode, et, tandis que Linné n'en connaissait qu'une douzaine d'espèces exotiques, on en compte plus de quinze cents dans les catalogues de plusieurs jardins modernes.