‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 119 sur 142 · VÉGÉTAUX DICOTYLÉDONES · texte numérisé non relu

VÉGÉTAUX DICOTYLÉDONES

§ 563. Les Dicotylédonées, qui forment la plus grande partie de» plantes phanérogames, ont dû nous occuper beaucoup et nous fournir la plupart de nos exemples. Leurs caractères généraux et les principaux points de leur organisation se trouvent donc déji précédemment exposés, et plusieurs chapitres leur sont plus particulièrement consacrés. C'est ainsi que nous avons fait connaitro leurs tiges (§§ 48-74, 2 19-254^, leurs racines (§ 100), leurs feuilks

VÉGÉTAUX DIGOTYLÉDONÉS. 461

(^ iii'\%î, i30> la symétrie de leur fleur^ les modiacations de . leur embryon (§§ 27^ 28, 466-470), celles de leiur graine et sa germination (§ 488). La revue de leurs familles complétera la connaissance de leurs caractères en nous donnant l'occasion de montrer comment ils se diversifient et se combinent, et de signaler ceux ^ui ont pu ou dû nous échapper dans une exposition très-générale. Nous nous contenterons des notions exprimées par les tableaux pour la plupart de ces familles, n'en tirant à part pour un plus ample examen qu'un petit nombre ; car, à cause de leur multiplicité, la place nous manquerait, et les différences ne porteraient pas toujours sur des points qui doivent nous arrêter ici.

Nous rappellerons que nous suivons d'abord la première et grande division proposée par Jussieu, mais en intervertissant un peu son ordre et examinant successivement les diclines, les apétales, les polypétales et les monopétales.

VÉGÉTAUX DICOTYLÉDONES DICLINES.

(Tableao V, p^ge 445.)

§ 5G4. Pai*mi les familles qui se rapportent à cette division, il y en a deux, les Conifères et les Cycadées, qui, par le caractère particulier de leur port général et de quelques-uns de leurs organes, avaient dès longtemps frappé les botanistes, et dont la place à part Yient d'être marquée plus nettement encore par des observations et des théories assez récentes. Nous avons décrit les ovules comme toujours renfermés dans un ovaire, et montré que les graines nues des anciens auteurs ne l'étaient pas en effet et ne le paraissaient réellement; dans quelques cas, que par la soudure des téguments de la graine avec ceux du fniit.Nous avons exposé la structure des ovules, consistant en un corps central ou nucelle dans une enveloppe simple ou double qui lui adhère par un bout et laisse à Vauti^c une petite ouverture. Or, les corps qui, dans les Conifères et les Cycadées, avaient été considérés comme des ovaires avec im style et un stigmate, suivant quelques-uns même avec im calice adhérent, ne montrent pas à l'examen cette diversité de parties, mais semblent plutôt offrir la structure de simples ovules, un nucelle dans une enveloppe double béante au sommet; seulement ici ce sommet se prolongerait {fig, 518, o) un peu plus longuement en pointe, en simulant une sorte de style, et le contour du micropyle s'ouviirait quelquefois en se déchiquetant en manière de stigmate. On a en conséquence reconnu là des ovules que les écailles plus ou moins planes sur lesquelles ils s'insèrent, dressés ou pendants, n'enveloppent pas à la manière d'ua péricarpe. Ce sont donc des ovules

nus, et l'on peut nommer gymnospermes (de twptvoç, nu, et «irtfa», graine) les végétaux qui les présentent ; tandis que tous les autres, avec leurs ovaires clos, sont angiospermes (d'â-nsîov, vase) : deux mots inventés par Linné, mais par lui appliqués à tort.

Ce caractère des organes de la reproduction, qui se lie à d'autres de la végétation, est assez important sans doute pour qu'on sépare ce petit groupe des Dicotylédonées gynmospermes de toutes les autres qui sont angiospermes. Nous ne l'avons pas fait ici pour troubler moins l'ordre établi, et parce qu'en faisant porter celte division sur les diclines seulement, la place de nos deux familles dans la série ne s'en trouvait en rien changée.

§ 565. Conifères. — Les arbres que nous connaissons plus particulièrement sous le nom d'Arbres verts, appartiennent à cette famille, qui ne comprend aucune plante herbacée. Noos avons (ait connaître (§ 7, fig, 33, 34) la nature particulière de leurs fibres marquées de giands pores régulièrement disposés. A l'exception de quelques trachées distribuées dans l'étui médullaire, ce sont ces fibres seules qui constituent tout le bois, et par lesquèllesceluid'unc Gonifère peut facilement se distinguer de tout autre presque sans exception. La forme des feuilles réduites^ comme dans les Pins, Sapins, Mélèzes, etc., à des lames étroites, ou même à des sortes d'aiguilles (fig. 419) est moins caractéristique ; car on les voit s'élargir davantage dans d'autres genres (Araucaria, Cunninghamia), et même tout à fait à la manière des limbes ordinaires {Dammara, Gincko), Faisons remarquer que, dans plusieurs, les derniers rameaux se raccourcissent assez pour que ces feuilles aciculairesso rapprochent en faisceaux et semblent partir deux ou plusieurs du même point (PtVw, Mélèzes),

Les fleurs sont monoïques ou dioîques. Les mâles consistent en petits chatons {fig. 514) chargés d'anthères éparses ou plus souvent d'écaillés qui portent une ou plusieurs anthères {fig. 545). Ils se groupent souvent en une inflorescence commune, une sorte d'épi serré. Chaque anthère ou chaque écaille stamînifère est considérée comme une fleur. Les femelles sont ces ovules nus dont nous avons parlé, et qui, de formesun peu diverses, sont portés au nombre d'un, de deux ou plus sur une écaille (fig. 547, 548). Ces écailles ovulifères se groupent sur un axe commun en un cône plus ou moins allongé (fig. 397), et auquel on donne aussi quelquefois le nom de galbule, lorsqu'il est très-court et composé d'un très-petit nombre d'écaillés (fig. 398). D'autres fois plusieurs écailles s'imbriquept sans porter d'ovules mais forment ainsi une sorte d'involucre commun autour d*un seul ovule ou de deux au plus, qui alors sont en outi*e enveloppés plus ou moins complètement par une cupule.

La graine des Conifères est remsrquabie en plusieurs points et iiolammeat par son développement différent de celui des autres l'hanéroganies. En effet, son périsperme ne s'organise pas apresque

l'embryon, pi-oduit de ta fécondation, a commencé à se développer, mais à une époque antérieure. C'est seulement lorsque cette niasse celluleuse s'est formée au centre du nucelle, qu£ Ters son sommet EC montrent plusieurs vésicules disposées ordinairement en cercle cl adlcurant presque sa surface ; c'est avec une ou plusieurs de ces Tosicules que les tubes des grains de pollen, tombés sur le sommet du nucelle immédiatement, se mettent en rapport. Dans chacune

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alors se développe un des utricules contenus qui, ae multipliant par division^ finit par former un petit groupe et^ en continuant son évolution^ un faisceau de cellules tubuleuses^ lequel perce la Tésicule et s'étend dans une lacune centrale du périsperme, où il rencontre les faisceaux semblablement formés des autres vésicules. L'extrémité de chacun de ces tubes (suspenseurs) produit un corps celluleux^ ébauche d'un embryon. Mais tous ces embryons^ excepté un ordinairement^ disparaissent peu à peu avec leurs suspenseurs, quoiqu'on puisse quelquefois en rencontrer plus tard quelques traces. L'embryon unique qui continue à s'accroître finit par occuper Taxe du périsperme, et alors ces deux corps se présentent^ l'un autour de l'autre^ avec leurs rapports et leurs apparences ordir naires {fig, 520)^ si ce n'est qu'ils restent continus et confondus par un bout^ celui qui correspond à la radicule ou mieux au suspenseur (embryon synorhizé de Richard). Mais on a pu se convaincre^ en suivant attentivement leur développement tel que nous venons de l'exposer^ et le comparant à celui des graines ordinaires, que les choses se sont passées ici d'une autre manière, que les analogues du sac embryonnaire et du périsperme ne sont pas rigoureusement le sac développé dans les Cionifères au centre du nucclle et le corps cellulélix dont il s'est rempli, puisque ce sont les vésicules foftnées au sommet de ce dernier qui reçoivent l'action fécondante des tubes polliniques, et qui par conséquent jouent le rôle d'autant de sacs embryonnaires.

Au mode de formation de l'embryon, à la soudiure de son extrémité avec le tissu environnant, ajoutons l'existence fréquente de plus de deux cotylédons, soit que ces premières feuilles soient en effet vcrticillées en nombre plus ou moins grand, soit qu'il n'y eo uit que deux opposées réellement, mais chacune divisée en plusieurs jusqu'à sa base (§ 468).

La pluralité d'embryons existe également dans les Cycadées, et plus marquée encore ; car leurs inidimcnts persistent réunis par de longs suspenseurs à l'extrémité radiculaire de l'embryon qui s'est complètement développé, et les cavités vésiculaires où ils se sont formes s'observent facilement à l'œil nu, disposées en cercle vers le haut du corps périspermique.

On voit à quel degré de simplicité descendent dans ce groui^ les organes de la reproduction, réduits à des anthères et des o\ ulcs, quelquefois même à leur unité. On n'en trouve pas de plus ni nuMno d'aussi simples dans les Monocotylédonocs, et c'est ce qui noiu^ a fait dire que ces deux grands embranchements des IMi;iiu'i'ïj;;inn*s, considérés sous ce rapport,, marchent plutôt parai Ici eniont *\n': successivement en une série progressive.

AMENTACËKS. 455

Le .bois des Conifcrés est employé avec avantage pour toutes sortes d*ouTrages et de constructions. I! le doit à l'abondance de la résine sécrétée dans son tirau^ qui lui communique un degré plus ou moins grand d'imperméabilité à Teau^ et, par suite^ une grande durée de conservation. Cette résine^ liquide pendant la vie, se concrète après la mort par Tévaporation des huiles essentielles qui la tiennent en dissolution. On la trouve dans toutes les parties, mais accumulée surtout dans de grandes lacunes régulièrement distribuées dans récorce. Elle varie suivant les diverses espèces, où elle se mélange de principes divers, et d'après ses différents états, prend les noms de poix, de baumes, detérébenthine. C'est aussi de là que proviennent le storax et la sandaraque. Les résines exercent sur l'économie animale un eflet stimulant ou même irritant, pour lequel elles servent à la médecine , qui emploie en conséquence diverses parties ou divers produits de plusieurs espèces appartenant à la famille qui nous occupe. Les galbules du Genièvre, qu'on nomme à tort baies, à cause de leurs écailles charnues soudées en un corps en apparence simple, servent dans la fabrication de la liqueur de ce nom, autrement gin, qui lui doit sans doute sa saveur dominante et quelques-unes de ses propriétés, mais à laquelle concourent plusieurs autres fruits indigènes sauvages^plus riches en principes sucrés. Les résineux n'existent pas encore dans l'amande de la graine ; douce et huileuse, elle se mange dans quelques espèces où elle est assez volumineuse^ notamment dans le Pin pignon.

§ 566. Pai*mi toutes les familles diclines angiospermes, nous en citerons particulièrement quelques-unes.

Autrefois on en confondait plusieurs sous le nom d'Amen taeécM, toutes unies par le caractère commun de leurs fleurs mâles en chatons, et auxquelles se lient, par ce même caractère, les Juglandces, différentes cependant par leurs feuilles composées et non simples, comme dans toutes les autres. Avec les Conifères, ces familles sont celles qui fournissent presque tous les grands arbres de nos pays et dont les espèces composent nos forêts : les Bétalinées, l'Aune cl le Bouleau ; les Capallfères» le Chêne, le Châtaignier, le Hêtre, le Coudrier (^flf. 521-527), le Charme; les Sallcinées, le Peuplier elle Saule; les Platanéesyle Platane; les Ulmaeé^s, l'Orme et le Micocoulier; les «loiplandéeM, le Noyer. Les Mjrieées ne sont représentées chez nous que par d'humbles arbustes, mais dans les archipels de l'Asie par de grands arbres dont le port rappelle celui de certaines Conifères, les Casuarina, type d'une petite famille distincte pour quelques auteurs. L'utilité de ces végétaux pour riiomnie, de tous par leur bois, de beaucoup par la propriété taniiaLite de leui' écurce^ de (juclques-uns pai* lem's graines, est trop

450 IMJTAKI[(Cf;.

connue |hiui' qu'il suit iiiiceijsaii'e de s'y awfiteri IteîBarquons sewtf-

ujcnL qui! c'est à cause de la prtSeence de la {école el «Icl'liiiite

miilangées en proportions diverses que cee ^dnes, celles du Châtaignier, du llèlre, du Noisetier, du Noyer, sont employées, les ui

plasparticulièrenicnt à la nourriture, les autres à l'exti'actioiiili: l'huile, ou à ce double Tisage concun'emmcnt.

gS67. L'ancienne Camille des Unic^ea en réunissait également plusieurs, maintenant séparées; !<■ Celle qui conEorvocGnoniel qui a pour type le genre Ortie {/ig. BÏ8-533), si connu par l'cllct de la piqûre de ses poils dont nous avons fait connaître la structure

[g iTl,1ig.tH), elTet d'iiDutoiit fiiilre inlensitc de la part de pluiii;ui-s espèces des tropi^cs que de la part des nôtres, et qui provoque des inilammations violentes, prolongées, quclquefuis, dit-on.

morlelles. 2° Lesc&unablii{*ea, auxqiu'llcs appartiennent cntiii autres IcHoublonemploïû pour la Ikbrication de la bière.àlaquelle pilonne udc amertume agréable duc au principe résineux contenu âms les petits grams jaunâtres dont sa surface, celle des calices surtout, est toute saupoudrée, et qiii constituent la lupidine; le Chanvre , si utile par la ténacité des Gbres de sou liber, lénacilé

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45f) BOTANIQUE.

qui^ au reste^ est aussi rattribot de plusieurs autres plantesde cotte fainille et de la précédente^ des Orties eUes-mêmes. La grûne du Chanvre est le chèncvis. Ses feuilles renferment un principe narcotique extrêmement puissant; c'est avec celles du Chanvre dellnde qu'on prépare cet aliment enivrant si recherché en Egypte et en Arabie^ le hachich, dont on fiiit tant de récits merveilleux^ et entre autres rétymologie du mot assassin, parce que le Vieux de la montagne^ ce chef qui savait trouver des exécuteurs pour tous les meurtres qu'il voulait commander, avait obtenu l'aveugle déTouement de ses sectaires en leur donnant^ dans l'ivresse du hachich, un avant- ^goût de la béatitude céleste qu'il leur promettait en récompense de 'leur périlleuse obéissance. 3» Les JLriocarpéei^ parmi lesquelles on compte deux végétaux célèbres entre tous les alimentaires, comme donnant un pain et un lait tout préparés par la nature : l'un, VArtocarpus incisa ou Arbre à pain ; l'autre, leJGalactodendron ou Arbre de la vache, qui croit dans la Cordillère de Vénézuéla^dont les habitants le mettent en traite réglée ; il fournit par incision une énorme quantité d'un liquide blanc et épais qui a le goût etqiuîlques-unes des qualités du lait véritable. 11 contient plus de moitié d'eau et, avec un peu de s(jcre et d'albumine, une très-grande proportion d'une matière grasse à laquelle paraissent dues ses principales propriétés. Cette présence d'un suc laiteux et abondant est commune aux autres plantes de la même famille, mais, salutaire ou innocent dans les unes, il devient acre dans les autres et mémo vénéneux, et il est assez singulier d'avoir à citer, auprès de l'Arbre de la vache, YAntiaris de Java qui fournit Vupas , un des poisons renommés comme les plus violents et sujet aussi de contes bien terribles. On peut en révoquer en doute la plus grande partie, mais non la propriété fondamentale due (i la pi^nce de la strychnine, alcaloïde bien étudié et expérimenté par la chimie et la médecine. 4<> Les Morées, remarquables par quelques arbres : comme le Mûrier et le Figuier. Les espèces de ce dernier genre sont extrêmement nombreuses et contiennent aussi, de même que la plupart de? autres plantes de la famille, un suc laiteux ordinairement fort acre. Comme celui de la précédente, il mérite l'attention parla présence d'un principe particulier et utilement employé dans l'industrie, le caoutchouc, qui du reste existe fréquemment dans lo< sucs de cette nature, quoique extraits de végétaux appartenant à plusieurs familles très-differentcs.

§ 568. Les Euphorbiaceés sont considérées par plusieurs aul*'jirs comme devant se classer parmi les polypétales liypogMiON non loin des Malvacées ou des Rutacces; ce qui peut être vrai, m Ton ne considère que leiu*s genres à fleurs bien manifestement pcli-

EUI'llimitlACKES. 'S»

lées. Alnis nous voyons dans le lubkuu V ({iie nous y i^ommes aussi arrivés d'un autre côté par l'existence de (leurs h pcrianthe simple ou mCme nttl. C'est qu'en effet cette grande famille oflïe une citi Ëme variété sous le rapport de U composition de la fleur, qui, pi-esque complète dans certains genres (le Jalropha, fig. 228, par exemple), descend successivement dans d'aulies jusqu'au derniev degré (l'Euphorbe, fig. 233, S34, D35, 536, par exemple). Nousobservons asseKsouvent quelques genres moins completsque les autres

dans une même famille ; ils en sont n|f mbres par quelques carac tères essentiels, mais membres appauvris et dégradés, quila représentent mal : et alors, en général, c'est aui plus complets qu'it convient de s'adresser pour déterminer le véritable type de la famille masqué par desréductions dans les autres. Hais, dans les Euphorbiacécs, c'est la minorité qui présenterait ce type plus élevé, tandisquc la grande majorité offi'edanssa fleur, particulièrementdansle grand genre Euphorbe,d'oîielles tirent leur nom, une simplicité eiti'éme, qui,assimilantparrotslcurinflorescenceentièreàunefIciir(/Î9.534), les râ[q>rcche ainsi d'une autre part de beaucoup d'Amentacécs cl dTrticées. Quoi qu'il en soit de la place détinitive des Euphorbiacées,

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ificBlioo d'une Euphorbe {EMpinbia paluilTU).

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460 BQJAJilQUE.

marquée plus bas dans la sërie par la structure du plus grand nombre de ses genres^ plus haut parcelle de quelques-uns dont la fleur s'élève en composition^ on peut suivre la progression insensible des uns aux autres; et tous d'ailleurs se lient ensemble par quelques caractères communs^ comme la séparation constante des étamines et des pistils dans des fleurs différentes^ Thypogynie des étamines distinctes ou souvent réunies^ l'ovaire libre à plusieurs loges avec un ou au plus deux ovules pendants de l'angle interne dans chacune^ ces loges^ le plus souvent au nombre de trois^ se séparant à la maturité en autant de coques {fig. 537, 538) ; l'existence d'un périsperme épais, charnu, oléagineux, autour d'un embryon à radicule supère, à cotylédons larges et aplatis ifig. 540). Leur port est très-varié, depuis celui d'arbres élevés jusqu'à d'humbles herbes, n est singulier dans quelques espèces africaines d'Euphorbe dont les formes rappellent tout à fait celles des Cactus.

Beaucoup de plantes de cette famille, et particulièrement celles de son principal genre, ont un suc propre laiteux et acre. C'est surtout dans ce suc que paraît résider le principe qui donne aux Euphorbiacées des propriétés uniformes, mais qui se prononce inégalement dans les diverses espèces, de manière que son action, réduite dans les unes à uifè irritation légère ^ détermine dans les autres une vive inflammation jusqu'au point où elle devient un violent poison. Les diverses parties où les vaisseaux propres abondent, la racine, les feuilles, l'écorce surtout, devront donc déterminer sur l'économie animale des effets énergiques; mais les graines sont aussi dans ce cas. On a fait à leur sujet cette remarque ingénieuse qu'il n'y a pas identité dans les propriétés de leurs partics différentes, et que celles de l'embryon, de la radicule particulièrement, sont beaucoup plus prononcées que celles du pcrispermc. Cette inégale répartition des principes les plus actifs dans les diverses portions d'une même plante rend compte des résultats contradictoires auxquels ont souvent conduit des expériences qui négligeaient de tenir compte de la portion employée. La médecine s'est beaucoup servie de ces vertus des Euphorbiacées pour en ol>tenir des médicaments émétiques (pai* exemple, des racines de r£tiphorbia ipecacuanha), ou plus fréquemment purgatifs. Mais, pour ceux-ci, elle a des longtemps abandonné, comme trop dangereui, le suc laiteux et concentré qu'on tirait de certaines espèces d'Euphorbe, notamment des espèces charnues, et elle emploie de préféf ence l'huile tirée des graines • de celles du Ricin ou Palma-Christi, par exemple, si l'on veut une action douce; de celles du Croton Ufflium, si l'on en veut une extrêmement active. Les Jatropha, ou ^édicinierSy doivent ce dernier nom à la même origine.

CUCURBITACÉKS. 4CI

Il est bien remarquable que nous trouvions, à côté de médicaments et même de poisons énergiques, un aliment trcsr<Joux, comme la farine de Manioc ou Cassave, fournie par le Janipha, genre tout voisin des précédents, et servant à la nourriture d'une grande partie de la population de l'Amérique méridionale. Cette contradiction n'est qu'apparente : la racine épaisse et charnue dont on extrait cette farine serait fort dangereuse crue, et le lait dont elle est alors remplie cause des accidents ten*ibles et mâme une mort prompte ; mais la cuisson détruit le principe vénéneux, et, en conséquence, on ne la mange qu'après l'avoir râpée, ta-' misée, lavée et soumise à raction du feu sur une lame de fer. Dans le lavage se dépose une fécule très-pure, qui est le tapioka.

Un arbre de cette famille, le Mancenillier, asouvent été cité comme présentant au plus haut degré les propriétés toxiques des Ëuphorbiacées, puisque son ombre seule pourrait être mortelle à l'imprudent qui s'y repose. Le fait n'a jamais été bien constaté, et l'expérience tentée par de courageux voyageurs n'a donné aucun résultat ; ce qui ne décide pas la question, ainsi que tout résultat purement négatif. Le principe qui ^onne ces propriétés étant ordinairement volatil, comme semble le prouver, entre autres faits,*sa destruction par la cuisson dans le Manioc, il est clair que l'atmosphère autour duMancenillier pourra, suivant les diverses circonstances météoriques, en être chargée à divers degrés, si elle Test en effet jamais. Ce qui est incontestable, c'est que le suc kiteux du même arbre en est bien imprégné.

Le caoutchouc, que nous avons vu exister dans le suc des Figuiers, se trouve aussi dans celui de certaines Euphorbiacées, particulièrement du Siphonia elastica, arbre de la Guiane, et qui passe pour en être la source la plus abondante. D'autres, où manque le suc laiteux, ont d'autre part un principe colorant, le Toumesoly que nous avons déjà rencontré dans une autre famille toute différente, les Lichens, d'où le commerce le tire de préférence. Une petite plante, commune dans le midi de la France, le Crozophora tinctoria a été longtemps exploitée pour cet usage.

§ 509. Les Cncurbitacée* s'éloignent bien plus certainement que la famille précédente de toutes celles que nous avons énumcrées dans cette division, «t doivent plutôt prendre place parmi lo.s. polypétales périgynes, auprès des Passiflorées et des Loasées, maigré leurs fleurs diclines, et quoique leur périanthe interne, lorsqu'il existe, ne soit pas franchement une corolle et ne se partage pas en pétales distincts. Il suffit de citer le Melon, laPastèque, la Citrouille, le Concombre, pour faire connaître etlcs aliments qu'elle fournit h

ici COl'ANIOt'E.

l'homme, et l'aspect général dc3 plantes (pli la composent, avec leur* liges herbacées rampantes ou grimpantes, garnies de rcuillcs palmatinervcset lobées, ainsi que de vrilles dont la situation anomale 8urle côté etnon à l'aisselle du pétiole mérite d'être signalée. Dans les fleurs, quelquefois fort grandes, le calice, terminé par cinq dents, «double intérieurement d'une seconde enTsloppequi lui appartient peut-être aussi. Il porte dans lesmAles cinq élamines à Qlets élai^is chaînés d'une anthère (Iciueusc (fig. 543), souvent groupées en

trois ifig. S4I). Dans les femelles l'ovaire se soude compkHeraeiil avec lui {fig. 5*3), porte ses ovules sur trois placentas pariétaux charnus etsaillanIsdansrinténeurdelaloge(/!9. 944), de manière

!l4t-g46. Orrtven'e la tractiticiaaa Aa CoiHOinbn (Coetnii inl.'tii).

341. Flearnill*, dnnt lo nn»li>|ipH ont iii f«adiiei dint Itur longueur clécarli«i pniir Enontrep l'iBlérieur. — e Calice, — p Calice iolçrne coloré ou ootoUï. — * Èlaniaci ptrigjnM.

Ms! Fleur fimellc. — es Calice loudé aieoroiilre! — p Carolte. — iSligmaln. S4I. Tranche liariiontilc de l'oilir*, nionlrint udiiiiion ea Iroii logei cl J'inaenioa

à la remplir presque entièrement ; il se termine par un style court et un stigmate épais et veloutd. Nous avons vu, par les exemples citds, la nature des fruits, qui, quelquefois assez petits, acquièrent d'autres fois d'énormes dimensions et souvent des formes bizarres, dans les Calebasses, par exemple. Les graines, nombreuses et plates, contiennent, sous im testa coriace, un embryon sans périsperme, tournant sa radicule du côté du point d'attache {/ig. 545-546).

VÉGÉTAUX DICOTYLÉDONES à fleurs hermaphroditet APÉTALES.

(Tableau YI, page 463.)

§ 570. Nous savons que Jussieu divisait les Apétales en trois classes : les Épistaminées, Péristaminées et Hy postaminées. Des familles énumérées dans le tableau VI, la première seule composait la première classe, les deux dernières se rapportaient à la troisième, tout le reste à là seconde. Nous n'avons pas suivi cette division dans ce tableau, parce que l'insertion périgynique des étamines, bien évidente, il est vrai, dans la plupart de ces familles, le devient beaucoup moins dans les Polygonées, surtout dans les Atriplicces et les Phytolacinées, où die passe quelquefois à Thypogynique et mérite ce dernier nom presque autant que dans les deux suivantes, liées d'ailleurs avec elles en un grand groupe très-naturel et caractérisé par la structure particulière de la graine. Faisons remarquer que, dans ces familles apétales, on observe très-communcment, dans les parties de la fleur, un nombre autre que 5, souvent le nombre 3 plus particulièrement propre aux Monocotylédonées.

§ 571. Arlstolochiées. — Ces plantes sont remarquables par plusieurs caractères, et notamment par l'insertion des ctamincs franchement épigynes (ce qui est un cas assez rare) et le nombre ternaire des parties. Le calice adhérent à l'ovaire {fig, 547) se prolonge au-dessus de lui en un tube souvent renflé que terminent trois segments tantôt égaux, tantôt inégaux, à préfloraison valvairo. Ce limbe calicinal présente souvent des couleurs assez vives, et quelquefois des dimensions telles qu'on cite la fleur d'une espèce d'Amérique dont les enfants se coiflent comme d'un bonnet. Les étamines, au nombre de 6 à 12, ou rarement indéfinies, sont en général réduites à des anthères presque sessiles portées sur un disque annulaire épigynique ou soudées avec la base du style, avec lequel elles semblent ainsi faire cor^s (fig. 550). Le style, com*t, en fornio de colonne, que couronne un stigmate divisé en 6, 4 ou 3 rayons, termine un ovaire partagé en autant de loges, dont chacune renferme un grand nombre d'owiXes ^AXa-çM,^ s\k -vkv «vsLdcux rangs à l'angle

ARISTOLOCIIIEES. 4M

interne, iscendants on horiionlaux. il devient un flmit eliamu, •u plus ordinairement capsulaire {fig. 5S2), à déhisqence loculi-

cide, et dont chaque loge contient un grand nombre de graines {/ig. S53) aplatiesoQ anguleuses, présentant, vers le sommet d'un gros përispernie charnu ou légèrement corné, un embryon Ircspclit, droit, dont )a radicule, plus longue que les cotylédons, se

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tSS. Eii>brra>i(t{ilc4.

liwleracni — I T»g

p point d'attache [fig. 554). Les Uges sont herbai-^es llÇl, dans ce dernier cas Bouvent grimpanles ; les feuiUi|^Jdliiéèe et simples, souvent munies de deux grandes sfipu)e«^m Bfi'soudeiit en une seule de l'autre cOté de la tige. Les racines sont toutes amères et douées de vertus Ioniques et stimulantes, ce qui en a tktt employer en médecine plusieurs, parmi lesquelles nous nous contenterons de ciler la Serpentaire.

§ 512. btarlHéM. — Ce sont elles dont les anthères présenUÉ ce singulier mode de déhisçence par valves, que nous avoiis dSJK

nuire pai-t ^ 353, fig. 289), et quelquefois l'existence de quatre loges superposées dcujtà deux (^3. SCO) ; organisalion extrêmernCf-l

.— s 0->ire HK >■ Inge unique cl ion otuIï pe u léparje, —/Filet ehirgi in bit» de dcui i

'Tégument de- iBgrtine

POLYGONÉES. 467

rare. Le calice est à 4 ou 6 divisions (fig. 557) alten rangs^ et poiic les étamiues^ qui sont opposées en ! paSr conséquent sur quatre rangs. Celles des rangs éi souvent stériles : mais^ fertiles^ elles offrent ce siiigaRiiriâM%elère que leurs anthères regardent et s'ouvrent en dehors^ tandis que cellesdesrangsextérieursregaidentet s'ouvrenten dedans (/S^. 557). Un ovaire terminé par un style et un stigmate simple^ creusé d'une loge unique où pçndent un ou deux ovules {fig. 558^ o) ; un fruit charnu ; un embryon sans përisperme, dont les cotylédons épais cachent la radicule très-courte et supëre {fig. 562)^ tels sont les autres caractères de cette famille^ composée d'arbres souvent trèsgrands. Parmi eux^ le Laurier des poètes (Laurus nobilis) est sans doute le plus connu^ et comme croissant dans nos climats méridio* naux^ et par les couronnes triomphales qu'il a été en possession de fournir depuis une haute antiquité et qui ne s'emploient plus maintenant qu'au figuré. Mais d'autres ont ime utilisé plus positive en nous fournissant un épice précieux, la cannelle. C'est l'écorce de diverses espèces, principalement du Laurus ctnftamomtim, et elle doit sa propriété aune huile volatile répandue aussi, quoique moins abondamment, dans d'autres parties ainsi que dans d'autres vcgc* taux de la même famille. On y ti*ouv#encore un autre principe, le camphre, dont la présence dans les plantes où abonde Thuile vo* latile est un fait confirmé par d'autre familles. Dans celle-ci, il est siu*tout produit par le lawrus camphora, ou Camphrier. 11 existe concurremment dans le tissu des Laurinées une autre huile fixe, quelquefois assez acre, mais douce et très^ondante dans l'un des fruits les plus renommés des tropiques, celui de l'Avo* catier, ou Laurus persea.

§ 573. Polyironée*. — Ce sont pour la plupart des plantes her* bacées, à feuilles alternes, roulées eu dehors dansla préfioraison, et dont nous avons fait connaître les singulières stipules soudées en une gaine (ockrea) qui entoure la tige (§ 126, fig. 113). Le nombre des divisions calicinales est quinaire {fig. 564), ou ternaire sur deux rangs ; les étamines qu'elles portent vers leur base leur sont opposées en nombre égal ou en noml»'e plus grand, et, dans ce dernier cas, sont sur deux rangs, dont l'intérieur est incomplet, remarquable de plus, comme dans les Laurinées, par ses anthères extrorses, tandis qu'elles sont introrses dans le rang extérieur (fig, 564). L'ovaire, surmonté de 2, 3 ou 4 styles libres ou soudés, quelquefois extrêmement courts, terminés en stigmates simples ou plumeux, est relevé au dehors d'autant d'angles, et, dans une loge unique, contient un seul ovule dressé (fig. 563, o). 11 devient un caritrpse ou un achainc : et dans sa graine l'embryon droit ou aiT|uc, rejeté

«61 ROTANIQCE.

sur le «Até d'un périspermc faiineiuc, tourne sa radicule en haut, c'eBtirdltf en sens contraire du point d'attache {fig. S6S). C'est la farinedecApémpcrmequieeteniployéeàlanourrituredelliomnic et des animaiu dans le Sarrasin {folygonum fagopyrum) et quelques autres espèces. .On mange aussi 1^ feuilles et tes jeunes pousses de diverses espèces d'Oseille (Rumeic) et de Rhubarbe (ifftram). La présence très^bondante de l'acide oxalique communique à plusieurs d'entre elles une agréable acidité. Mais d'autres principes, et ^ar conséquent d'autres propriétés, se trouvent dans les racines où s'associent une matière résineuse, une matière gomraeuse et une

matière astringente. De là sans doute leurs vertus en même temps piii^ativeS et toniques si connues, surtout dans la Rhubarbe.

§ 574. nijreiaglnèea. — Nous avons Tait connQitre (§ 436, Hg. 394], le biiit et la graine de la Belle-de-nuit (Mirabilit jalapa), tvpe de cette famille, nous avons vu que la base du calice endurci l'enveloppe et semble en faire partie {fig. 571). A une époque antérieure, du rétrécissement supérieur de celle base verte partait un limbe évasé et coloré {fig. 567, (), qui plus tard se coupe et se détache k ce point. Autour et au-dessous de l'ovaire s'insèrent des élainines en nombre dé fini, dont les filets libres traversent ce détroit supérieur {fig. S67) sans lui adhérer (malgré l'apparence), et portent des anthères biloculaires. L'ovule est unique et dressé {fig. S%7,o) comme la graine, dont l'embr;on, enroulé autour d'un p^ sperme farineux, tourne sa radicule en bas vers le point d'attache {fig. 571, e). Nous ne mentionnerons les propriétés purgatives des racines de cette famille qu'à cause de l'opinion fondée sur celle

«s. PleurdaSim o Appendienilandule

1 iP=li,«,

- c CjIh»

cuunaissance, qui avait fait faussement atliibuer à celle qae noiuuvouscitëe plus haut l'orï^eet par suite le nom spéciQqseilujalap.

MMlt. OrguM de li rruetifieuiou de la Bcllï- de-nu II {lUirabilù Jalapa).

SM. Di^nmmB da li Dear.

U7. Partia ialéritan de la Heur coupée Terticalemeot. — i laToluere. — c IIsb dDuUce Tarte et reoMt iiiiour de l'oiaire. — 1 Partie de un lobe coloré. — t P^i tie iaNrieure dn'fiklt. — i Partie du tl]rle. — s Oiaire avec ion oinle dresté.

M*. Style et iligmite.

S1I. Le mine, coupé rerticalement. — i iniolucré. — c Calice. —/réiieirpe. p Périapémie. — e EmbryoD.

STti Irtndic barliontale du mèm*. — e Calice. — ( Tégutueul de La Kriiiu 4vec Li pcricarpa* ^' ^ roriipermti — r Eadiciile. ^' iïaCut|LodiiiUi

470 DOTANIQUB.

VÉGÉTAUX DICOTYLÉDONES P0LTPÉTALE8.

§ 575. Jussieu^ leur appliquant sa division tirée des trois modes d'insertion^ les distinguait en Épipétalées, Hypopétalées et Péripétalées. Nous l'adopterons avec quelques légères modifications ; nous confondrons, en effet, les épigynes avec les périgynes, parce que dans le très-petit nombre de familles dont se composait la première de ces classes^ Tinsertion des étamines sur le contour d'un disque qui couvre, il est vrai, le sommetde l'ovaire, mais qui se rattache d'autre part au calice, est réellement ambiguë ; puis nous commencerons par séparer, sans avoir égard à l'insertion, un petit groupe de familles qui se lient aux précédentes par un caractère très-particulier, la structure de ses graines à périsperme farineux entouré par l'embryon {fig. 577) et portées sur un placenta central {fig, 576, 2). Peut-être même devrions-nous négliger aussi ce de^ nier caractère et rapporter à ce groupe^ malgré leur placentation pariétale, deux autres ramilles, l'une (les Ficoîdes) où l'embryon arqué forme un demi-anneau sur le côte d'un périsperme farineux ; l'autre (les Cactées) ^ue la première entraînerait à sa suite, quoique dépourvue de périsperme^ mais indiquant par la courbure générale de son embryon une tendance analogue.

Familles. Tableau VU. POLYPÉTALES

à plaoeoiation pariétale et à péritperme farineux entouré

par l'embryon.

! Sépales souvent réduits à deux. Pas de \ stipules. Plantes ordinairement char- > Portulackis* Sépales en nombre égal aux pétales. Sti-'j pules scarieuses. Piaules ordinairement S PiaoriYCHiÉsâ. sèches )

hvpogynes. 4-5 sépales et autant de pétales. Plantes | ^ .

ordinairement sèches. . î^ ) Caryopuyllem.

L'insertion paraît avoir peu d'importance dans ce groupe, ainsi que la présence des pétales ; car il se môle dans la première famille quelques plantes hypogyniques, dans la dernière quelques genres périgyniques, quelques-uns apétales dans toutes les deux, et pour les Paronychiées on peut dire qu'elles ne sontque des Scléranthées avec l'addition d'une corolle. Quelquefois dans le même genre, bien plus, dans la même espèce, nous voyons ici les pétales exister ou manquer, presque indifféremment. Cependant eUes forment toutes ensemble un groupe si incouteslablemcnt naturel > que tous les

CAIIVOPHYLLËlilS. 4TI

iiilcurs s'accordent àl'admettre. On n'y ul>serve aucune propriiitiE l'emarquablc, aucmw plante utile, si ce n'est qu'où mange cuilcs les feuilles chamuesde quelques Porlulacées, pamculiërementdu Pourpier qui lui sert de type.

§ 576. CHrjopbjllée*. — Aux caractères de la placentalion, sui'la nature de laquelle nous nous sommes expliqué autre pari

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