Le tnéme, coupé horizontalement
•47. La même, coupée verticalemcal — ritgumcnt — /> Fcri»pvruie. — e Eiiibryua*
50G tK)TANlQt}E.
l'îté de leurs corolles et celle de leurs étatnines^ réduites à quatre didynames par Tavor iement de la cinquième^ ou à deuxpar Tavortement des trois autres. Aussi plusieurs genres ont-ils été rapporta tour à tour aux unes et aux autres : par exemple, le Verbascum ou Bouillorirblanc, rangé primitivement dans les Solanée§ à cause de ses cinq étamines, maintenant dans les Scrofularinées, parce que ces mêmes étamines, au nombre de cinq il est vrai, mais inégales et différentes entre elles, ainsi que les lobes de la corolle, manifestent ainsi leur tendance àTavortement. Jussieu distinguait les Scrofularinées à déhiscence septicide des Pédicularinées ou Rhinanthacées à débiscence loculicide ; on les réunit aujourd'hui, parce qu'on a remarqué le premier mode de déhiscente dans des plantes qu'on ne peut éloigner des premières, et elles forment ensemble un seul et vasle groupe subdivisé en plusieurs tribus. On y observe aussi quelquefois la déhiscence septifrage. Elles sont en généra)^ ainsi que les SolanéeSy ftcrcs et amères, et l'on y trouve même quelquefois des propriétés narcotiques, notamment dans la Digitale, véritaUe poison lorsqu'on l'administi'e à dose un peu élevée, et dont l'aétion singulière se fait sentir principalement sur la circulation, qu'elle ralentit à un point remarqi){d>le après l'avoir accélérée momentanément; ce qui l'a fait employer dans les maladies où il importe de modérer le cours du sang, dans les palpitations et les anévrismes. § 604. Convolvnlacém. — Les Cuscutées et les Dichondrées leur sont en général réunies comme simples tribus. Plusieurs des caractères distinctifs des vraies Convolvulacées ont été indiques dans le tableau XIV : ajoutons ici la disposition nettement quinconciale des cinq folioles du calice insérées à des hauteiurs inégales, la corolle à cinq plis qui sont tordus dans le bouton, la déhiscence loculicide de la capsule. La plupart des espèces de cette famille sont gi4mpantcs, et leiu*s diverses parties pleines d'un suc laiteux. Ce suc 1^ en général extrêmement purgatif^ qualité dépendante de sa nature résineuse. Elle a été constatée dans un grand nombre d'espèces du genre Convolvulus ou Liserony dont quelques-unes sont surtout employées en médecine, comme le Jalap (C. jalapa), la Scammonée {C. scammonia)^ le Turhith végétal (C. turpetKum) et autivs. Ce sont surtout \3s racines où ce principe abonde et dont on les extrait. 11 est remarquable d'en trouver dans le même genre d'autres qui, par sa suppression presque complète et un énorme développement, deviennent des aliments sains et recherches. Telle est entre autres celle de la Patate {C, batalas). Le C, disseclus contient une proportion notable d'acide hydrocyanique : aussi est-ce une des plantes avec ks<\ue\\es ow^Y^^;vviî la liqueur de noyau.
AnPOCVNËF.S. ASCLËPIADflES.
I. ApeerMiea. AtelépUdéea. — Ces deux ramilles, primitivement réunies en une seule, dont elles dtaient considëi^es simplement comme dtuj. tribus, piésenlenl eneffet les plus intimes rapports et ne difTèrent que par la disposition de leurs étaraincs^ distinctes dans les premières, où le pollen offre la stmcture pulvérulente habituelle, tandis que dansla seconde il se rtïunit en massct', ou granuleuses, au plus souvent d'une dureté comparable à celle de la cire, au nombre de 10 en général, c'est-à-dire une dans chnciitic
(l«-«BS.OrE»ilMd. lïfroclifleilion du Contoleuh, lepitm.
tn. BoHlnii. — » BractiM. — i: rillec. — p CoroH*.
p Tub» de la corolle iwriinl la lllclt dei élimin» «.— o Oiaire.— (
<lM,Soininclduilyleelilig°.>les.
a». Fniil /entouré du calice c et ia bnctéei i qui rcri'iICDt.
«SI. Cr>.oe. - A Hile.
0!>4 S« coupe, mgnirtnl le, cly^Ji-M cl.ilTennn.
m. Entiriun .fiiir-é.
608 OOÎANIQIE,
i1c3 loges des cinq anthcrcs liilnculairus et cxtrorses, appliquées sur le pourtour d'un gros sligmale pentagone. A une ûpoque peu avancée du dévcloppenient de lafleur,dans cinq si llonsde ce stigmategui altciiicnt avec les aullicres, s'organii^cntdeuipetits corps g1 iiiduli
6SA-et(. Orginea de le tnictillcalioB de VJicltpiiii niera. — cCalicr. — p Corolle. — a ApptmlîiiCi (orniinl It courimne. g Corjis gUnduleu» pori*i ur Ici
•M. Dligrimme de lajlnir.
(53. La mime, lue d'en hiul.
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APOCYNÉES. ASCLÉPIADÉliS. 509
formes, plus tard confondus, prolongés chacun en une sorte de qucuo gélatineuse, laquelle, au moment de la déhiscence, s'unit à l'extrémité de la masse pollinique correspondante et la tire à elle hors de la loge, de sorte qu'examinés à cette époque, cette masse, la glande portée sur le stigmate et son prolongement, ne semblent plus faire qu'un seul corps. Ce corps poÛinique (fig, 660) est formé d'un tissu ceilulùre à cellules intimement unies, renfermant chacune un grain à membrane simple, dont la paroi cellulaire environnante doit être considérée peut-être comme la membrane externe. Quoi qu'il en »oit, une fente longitudinale finit par s'établir sur un des côtés de la masse, et des cellules ainsi ouvertes s'échappent les grains (p) qui viennent s'appliquer seulement à la partie inférieure du gros stigmate {fig.^è^, pp), auprès de Tinsertion du st^le dans lequel les tubes polliniques pénètrent ainsi. Cette organisation du pollen ne peut guère être comparée qu'à celle que nous avons précédemment fait connaître dans un certain nombre d'Orchidées, et est assez singulière pour justifier la distinction des Asclépicdées, Ajoutons un autre trait qui caractérise un grand nombre de leurs genres t c'est l'existence d'autant d'appendices de {prme variable opposés à chacune des étamines, qui forment au dedans de la corolle im verticille aussi développé qu'elle, et qu'on décrit sous le nom de couronne (fig, 658, 659, a). Nous avons fait connaître la disposition des deux ovaires distincts, .ainsi que les styles qui les terminent (fig. 659, os) ivunis seulement au moyen du gros corps stigmatique que nous venons de décrire. Ils se changent plus tard en deux follicules polyspermes (fig, 662) dans toutes les Asclépiadées et dans toutes les vraies Apocynées; mais dans une tribu de celles-ci (Ophioxylées)y ils deviennent deux (h*upes, et dans une autre (Carissées) ils sont soudés dès le principe en un seul qui le plus ordinairement devient une baie. C'est dans ces deux derniers cas qu'on trouve quel-* quefois les ovules définis ou même solitaires.
Les plantes des deux familles sont souvent grimpantes. Leur suc laiteux est acre et amer, et de l'excitation qu'il provoque résultent divers effets, suivant la partie du corps où il agit : les vomissements ou la purgation, la sécrétion abondante de la sueur ou de l'urine. Ainsi les feuilles du Cynanchum arguel agissent comme celles du Séné, auquel on les mêle pour le falsifier, mais d'une manière beaucoup plus dangereuse; le suc duC^.mofwpe/iacum est connu aussi sous celui de Scammonée de Montpellier et piu*ge violemment, tandis que la racine du C. ipecacuanJM, l'une de celles qui sont confondues dans le commerce sous ce dernier nom, fait vomir. Le Dompte-venin (C. vincetooncum] doit ce \\ûvsl ^>â3. 4:<^^^fô^^^ tioiis qu'il provoque et qui peuvenl èlxe «i w\3\c& cci ca& ^«ro^s^
&I0 UUTANIQCE.
sonnement. Mais on peut dire qu'en général ces propriétés dangereuses sont moins prononcées dans les Asclépiadées que dans l'autre famille^ et Ton en cite même dont le lait serait innocent et employé comme aliment. 11 est d'ailleurs riche en caoutchouc dans quelques espèces qui servent à son extraction.
Nous venons de dire que le suc des Apocynées présente les- propriétés acres à mi degré plus intense. Nous ne citerons^ parmi beaueoup d'exemples^ que le Neriwn oleander (Laurier-rose) dont l'extrait est un narcotico-âcre très-violent et dont les émanations seules peuvent, surtout dans les contrées méridionales où il croit spontanément^ déterminer les plus graves accidents. Nous nous arrêterons un peu davantage sur les graines à gros pénsperme eomé du genre Strychnos^qm contiennent un des poisons les plus actifs qu'on connaisse, cet alcaloïde qu'on a nommé de la strychnine. 11 détermine, sans doute en agissant sur la moelle épinière, des contractions dans les muscles telles, qu'à quelques convulsions succèdent bientôt la roideur et rimmobilité, puis l'asphyxie parla suppression des mouvements respiratoires. C'est ce qu'on a quelquefois l'occasion d'observer sur le^ chiens vagabonds^ empoisonnés par les boulettes jetées à cet effet dans nos promenades publiques et préparées avec de la Noix vonùque. C'est de celle-ci (Strychnos ntix vomica) et de la Fève de Saint-Ignace (S, ignatiana) qu'on extrait la strychnine, qui donne aussi ses propriétés à Vécorce de Fausse-Angusture, laquelle parait provenir également d'un Strychnos, peut-éti^ dnnux vomica lui-même, ainsi qu'au célèbre poison dont les Javanais enveniment leurs flèches, Vupas tieuté, autre espèce du même genre (S. tietite). Mais la médecine a su appliquer ces propriétés formidables à un emploi salutaire, et s'est servie de la strychnine dans les cas .où la contraction musculaire paralysée a besoin d^'être réveillée par un agent très-énergique : seulemcni elle l'administre à très-faible dose, celle d'une petite fraction de grain. Le péricarpe charnu de diverses espèces de Carissées ne participe pas à ces qualités dangereuses et se mange dans les pays où ils croissent : tels sont les fruits des Ccurissa edulis et carandus, du Melodinus monogynus, du WiUughbeia edulis, etc*
H0>iOPÉTALE6 PÉRlGYKBSr (Tableau XV, page 511 .)
§ 606. Bvblacéeft. — Ce groupe, l'un des plus considérables et
des plus naturels du règne végétal, peut se subdiviser en plusieurs
i'aprcs diverses considérations. D'abord en deux grandes sections :
Ûk des Co/féocées^ li\o^c& contenant un seul ou plus rarement
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512 DOTANIQUK.
deux ovules ; celle des Cinchonacées, à loges muUiovulées. On les partage ensuite en tribus d'après la nature de leur fruits qui est^ soit charnu^ ime baie ou une drupe à plusieurs noyaux; soit sec, indéhiscent ou déhiscent ; dont les carpelles restent unis à la maturité ou se séparent(/Î5f. 669); dont Icb loges le plus souvent réduites à
Mt.
deux, sont d'autres fois plus nombreuses : d'après la consistance charnue ou cornée du périsperme: d'après l'inflorescence^ dont les fleurs se pressent souvent en tête et quelquefois même se confondent ense soudant entre elles par leurs ovaires : d'après les bractées plus ou moins développées^ tantôt soudées entre elles dans l'intervalle des deux pétioles et formant ainsi quelquefois des sortes de gaines de forme diverse. Dans les Rubiacées d*Europe, ces stipules se développent en feuilles semblables aux véritables et en augmentent le nombre plus ou moins, suivant les divers modes de soudure ou de dédoublement des accessoires. Il en résulte alors un verticille de ces feuilles ordinairement étroites et disposées comme les rayons d'une étoile, d'où l'on a donné à ces plantes le nom d'étoilées {stellatœ) ; mais on n'y voit toujours se développer à chaque nœud que deux bourgeons opposés. L'ovaire adhérent est souvent couronné par un disque charnu (fig, 66'7), qui est percé par le style simple^ mais souvent partagé jusqu'à une assez grande profondeur en autant de branches qu'on compte de loges.