Le même, après l'écartement des deux carpelles
870. Coupe Terlicale de la graijue. — p Périsperme.— e Eniliryoo.
HUBIACÉES. 513
Cette famille présente, dans un assez grand nombre de ses espèces, des propriétés remarquables qu'il nous reste à examiner. L'écorce de plusieurs est astringente et amère à un haut degré, et possède à ce titre une vertu fébrifuge, renommée surtout (kms celles des Cin" chona, plus connues vulgairement sous le nom de Quinquina. Cellesci le doivent à des alc^oïdes que nous avons déjà eu Toccasion de citer (§ 232), la çinchoniney et surtout la quinine, 11 y a des espèces dont l'écorce les contient toutes deux en même temps, d'autres qui n'en renferment qu'une seule : aussi leur action médicale n'est-elle pas tout à fait la même* Autrefois on les administrait, soit en nature, soit en extrait, après avoir dissous leurs principes actifs dans l'eau, ou mieux dans l'alcool qui est beaucoup plus propre à opérer cette dissolution. Aujourd'hui qu'on sait extraire en les isolant les principes actifs, ce sont ceux-ci qu'on emploie directement, et par conséquent avec une bien plus grande certitude de l'effet qu'on produira et de la dose qu'on doit administrer. On conçoit donc comment le médicament complexe qu'on obtenait de l'écorce doit différer du médicament simple que fournit l'alcaloïde toujours identique qu'on emploie maintenant. 11 y a d'autres Rubiacées qui, quoique employées comme fébrifuges, n'en contUnnent nullement, par exemple les Exostemma. Cette propriété réside donc dans des principes aniers qui peuvent varier ; elle n'est pas un attribut particulier à la quinine, qui la possède seulement à un degré plus énergique, mieux connu, digne par conséquent de plus de coniiance. Le nom de quinquina^ appliqué vulgairement à l'écorce de plusieurs plantes taàt de cette famille que d'autres entièrement différentes, n'implique donc nullement l'existence de la quinine ou de la cinchonine,mais seulement celle d'un principe amer, tonique et astringent quelconque, dont lefûcacité a été reconnue dans la guérison des fièvres.
Les racines d'autres Rubiacées sont renommées comme émétiques, et parmi elles surtout celle du Cephœlis ipecacuanha, dont le nom a été également donné à d'autres, soit de la même famille (Psychotria emetica, diverses espèces ÙQRichardsonia et de SpernuKoce)^ soit de familles entièrement différentes, ainsi que nous l'avons exposé à leur article. On a su extraire aussi le principe actif du Cephœlis, Yémétine, qui entre dans la composition de sa racine pour 16 parties sur 100, et qu'on administre maintenant séparée à la dose de 2 ou 3 décigrammes en général. Se relrouve-t-elle également dans toutes les autres racines émétiques et appelées ainsi du nom dlpécacuanha?
D'autres racines sont recherchées pour leur principe colorant et utilement employées en teinture, surtout celles de la Garance (Rubiatinctorum). Plusieurs espèces du même genre {R, cordifolta ^
ançusft/bWa), originaires d'autres pays, ont les mêmes propriétc^s^ qui paraissent communesàd'autresdunôtre appartenant àla même tribu, celle des Rubia€éesétoilées(c6mmeri4sperM/a tinctona,etc.), ou à des tribus dilT^rentes (comme plusieurs Morinday VHydrophylax maritima eiVOldenltmdia umhellatay dont la racine est vulgairement connue sous le nom de t^haya-vair). Mais, moins riches en piincipes colorants que la Garance^ elles sont négligées ou d'un emploi bien moins général.
Le Café ep^. la graine d'une Rubiacée, le Coffea arabica, etpresqtie toute s6 masse est formée par le périsperme corné, auquel il doit ses propriétés manisfestées, comme on lésait, par la torréfaction qui, par la volatilisation d'une huile concrète, y développe cet arôme si estimé. On y trouve aussi une auti*e huile fusible à 25 degrés, un principe ailier et un autre azoté qu'on nomme co/féme, mais qui, chose assez singulière, parait identique avec la th^ne (§ 557), ce qui le rend nounissant jusqu'à un certain point pour les peuples qui, ne se contentant pas de Tinfusion, n'en séparent pas le mare. Cette plante, dontla cultureest répandue maintenant presque partout sous les tropiques, vient de lapante Ethiopie, d'où elle fut, vers la lin du xv^ siècle, transportée à Bloka, où elle s'est si bien acclimatée qu'on l'en a longtemps ctiie originaire et que sa qualité y est encore considérée comme supérieure. Le Café, apporté par les Vénitiens, fut connu en France et en Angleterre dans le milieu du xvii*' siècle ; mais ce fut plus tard, et par les Hollandais qui l'avaient cultivé à Batavia et à Maurice, que des plants furent introduits en Europe. Leur première culture au Jardin de Paris date de 1713, et c'est de là, quatre ans plus tard, que le Caféier fut transporté dans nos colonies des Antilles. On a souvent raconté comnionl ces plantations si étendues plus tard à la Martinique, à Cayenne, à fiourbon, proviennent to0es d'un seul pied sauvé pendant la traversée par les soins du capitaine Déclieux, qui alla jusqu'à partager sa ration d'eau avec lui. 11 est à croire que les gmines d'autres Rubiacées à périsperme corné offriraient quelque analogie ; et quelques essais faits sur celles des Galium, à l'époque où le système continental gênait l'anivée du café colonial en France, autorisent cette supposition^ Ils n'ont pas au reste été poursuivis; et, tout naturcllement, pour les succédanés du Café comme pour tous les succédanés en général, on a laissé de côté le pis dès qu'on a pu facilement se procm-er le mieux.
§ 607. Campaïualacéeft. — Cette famille présente, parmi les
^onopétales, une exception remarquable, que nous n'avons trouvée
' dans plusieurs de celles énumérées au tableau Xii : c'est que
lamines ne sont pas insérées sur la corolle^ mais sur le calice
CAMPANliLACËtS. SIS
direetemeni. Tl esl vrai que cette corolle est d'un tissu particulier, sec et nieinhianeux (comme l'est celui de beaucoup li'Éricinées), et qu'au lieu de tomber tout d'une pièce, comme la plupart des corolles slaminitères, elle reste attaclide à sa place, où elle persisle desséchée au-dessus du fruit. Celui-ci s'ouvre, soit au sommet, par plusieurs valves qui restent cohérentes dans le reste de leur éleo-
due, soit par des ouveftures latérales {pg. 3&3, 675) correspondent k autant de loges, dont le nombre lantàt égale celui des autres parties de la fleur, tantfit est réduit à trois ou à deux. Les Caiiipanulacées, par leur port, par leur prélloraison, p^ Içun Stylcf hérissés de poils collecteurs, par lews anthères quclquetuis,MHJdvcs CQ tube (dans le Jasiime), se rapprochent beaucoup des Compo^s, et parliculièrement des Cbicoracées par leur suc laiteux. Celui-ci est un peu Scre, mais pas assez pour que le* Jeunes racines de plti-
«TI-STS. OrginHde 1 (rjlicc. -pCod>[\a.
tll.Dligriiiiiiicditi <T1. Son bnlll.n. .
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lie horlioulata de l'oxire.
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