‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 129 sur 142 · SOI · texte numérisé non relu

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SIB BUTAMQUE.

ïîeur;i espèces, celle rte la Raiponce, par exemple, ne piiis^enl ''Ire Dtangëes.

§ iiOS. Conpovèoi. — Ce groupe de plantes, dans lequel cnireiil 9,000 espèces connues, doit ^tre considci'c mouis cunimt; une famille que comme une classe. Nous avoas tu qu'il roniic en elTet la dixième [Êpicorollces synaothcrea) de la méthode de Jussieu, et presque tous les auteurs se sont accordes à l'adiiieltre conjme tel dans leurs classiGcations diverses^ sous un nom ou sous un antre, Linné (§ 509) sous celui de Syngénésie. Quant aux sul>diïisions qu'ils y ont ensuite établies, il est nécessaire poiu- bien les comprendi'e de donner d'abord ime idée de la structure et de l'agencement de ces fleurs. Elles sont ramassées, àl'eiitrérailé d'im pt^doncule plus ou moins dilaté, en un capitule ou calathide (§ ïtû) environnéed'uniuTolucred'unou plusieurs i-an^derolioles[§2S4): elles offrent par cette disposition l'apparence d'une fleur unique, dont l'inTolucre serait le calice ; et de là le nom de calice cominua qu'on lui donnait aulreroi^. Les petites fleurs peuvent être de deux sortes : les uses régulières, dont le limbe se partage en cinq dénis ou lobes égaux ; les autres irrcguliêrcs, dont le limbe. Tendu dans une grande étendue, se déjette en debors en une languette composée de cinq parties soudées; et lerrainée en coniiéquence par cinq petites dents {fig. 26B) : les premièi'cs sont appelées fievrons (floseiiti); les secondes, demi-ftewons ou ligules [semi-lhseali, lig^œ). Ces fleurs sont tantôt bermaphrodites, tantôt seulement m&les ou femelles, tantôt neutres. C'est sur les combinaisons Tarîé«s qui peuvent se présenter ainsi dans un même capitule qu'on a fondé les difigions du groupe entier. Linné les a distinguées d^près )a distribution des sexes dans les fleurs d'un même capitule, qui peuvent être toutes hermaphrodites {polygamie égale), les hermaphrodites mêlées à des remettes (P. superflue) ou à des neutres [P. frûstranér), les unes mâles et les autres femelle» (P. nécessaire), ou d'après celle dus involucres, rapprochés plusieuTsen un seul capitule (P.seporéc). Tuuniefort, qui a été bien plus généralement suivi, les séparait en temi-poscuieuse» (celles où le capitule n'est composé quededemi-fleu rons), |T(UtwlBUjej(cellesoti il est composéexclusivcmenl de fleurons), et radiées (celles où il est composé des uns et des autres) : ce dernier nom venait de ce que les demi-fleurons occupent alors la cireon- , féi«nce de la calathide, disposés en un cercle (rayon, radius] d'où les ligules rajonnent en dehors; les fleuronii, le centre, où leur assemblage tigurc un disqvs {discus). Mus tard, Vaillant el, d'après lui, Jussieu madilterent un peu eet arrangement, conservant les .wmi-flosculeusessonslenom de Chicoracécs; réunissant sous celui de Cort/mbiféres la toUWlÈ des 'RaiXteft ii t^Nop*» ¥VoK>ileusus,

COMl'OSIÎES. sn

(iiinl !c tTslc forme les; Cynarocéphales, distindes piir leur porl el par leur style renDii au-dessous des sligmatcs. On a rcspuclé jusqu'à un certain point cette dernière classification, tout en multipliant heaucouit, dans les temps modernes, les divisions et les subdivisiuns des Composées, qu'on partage maintenant en trois grandes séries : 1* les Ùguliflora (yEff. 680), qui répondent aux Semi-ilo^uleuscs ouChicoracées ;2'' \eiIjtbiatillores{fig. 681), dont les corolles otTrent un mode d'iriigularilé dilTéient de celui des pri<cédente:«, se partageant endeux lèvres, l'une tournée en dedans et forinée d'une ou deux divisions, l'autre tournée en dehors et formée de quatre ou ti'ois auti-es. Ces plantes étaient à peine connues autrefois, el c'est pourquoi nous les trouvons omises dans les anciennes classillcations; 3" les TubuUtlores Ifig. 682), dont les fleurs, soit toutes, soit celles des disques seulement, sont tubuleuscs et régulières, cl qui comprennent par conséquent les Radiées et les Flosculeuses, mais parmi lesquelles une tiibu (celle des CynaTées) répond encore aux Cynarocépbales. Outre celle-lï, on en a admis quatre autres, et on les a 'fondées principalement sm' des diUerences dans la structure du style et des stigmates : caraclère dont on a constaté l'importance dans ce groupe, 4n ce qu'il en entr^ne à sa suite beaucoup d'autres dont il se trouve ainsi cti'e à lui seul l'expression. Or, ce style, simple dans les (leurs mâles, se partage toujours dans les femelles et les hermaphrodites en deux branches terminales, couvertes, dans une partie de leur étendue, de poils cûllecleurs, et parcourues, sur le rebord de leur face interne, par deux petites bandes glanduleuses qu'on considère comme les vrais stigmates, quoiqu'on donne souvent ce nom aux branches tout onliéres. Nous avons déjà vu que dans les Cyjiaries {fig. 685) on observe immédiatement au-dessous de ces branches un renOement on nœud, et il est souvent hérissé de poils ; les bandes sligmatlques linreourent la branche dans toute sa longueur et confluent à son socnmet. Dans les Sénéaimûdéet {fig. 686) le style est parfaitement CYlindrique, les bronches sont tronquées à leur sommet, que couronne souvent un pinceau de poils, au delà duquel elles s'allongent d'autres fois en cane ou en un autre appendice; mais c'est ton jou l'a àce point ques'arrétcnt les bandes sligmatiques sans confluer. Dans les Astéroidéea [fig. 691], les branches linéaires se continuent sau^ ctumgement jusqu'à leur sommet, si ce n'est qu'extérieurement elles s'aplatissent et se couvrent de poils trës-lms, et que les bandes eussent à celte même hauteur.

Les branches sont longues, un peu dilatées eu massues, coitveilesdepapillesenâehors, dans les £'u;?a(on*acëes(/!^. 688); elles sont ou allongées et subulét'*, ou courtes tt. oViV.w?Ps>, VHvîsAssi

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Si 8 UOTANIQUE.

poils longs et égaux dans les Vemoniées [fig. 689) ; dans les unes et les autres, les bandes marginales s'aiTêtent avant le milieu de la branche. — On a subdivisé ces sept tribus : Les Liguliflores, les Labiatiflores et les cinq que nous venons d'indiquer dans les Tubuliflores, en un grand nombre de sections que nous ne pouvons exposer ici. Mais il est nécessaire, néanmoins, d'ajouter encore quelques détails sur les principaux poiuts de la structure des organes de cette classe si importante, et sur les termes particuliers par lesquels on a dû désigner leurs diverses modifications ; termes destinés à abréger les descriptions^ qui ne pourraient être comprises si l'on ne connaissait pas la valeur des mots employés à cet usage. Le sommet du pédoncule, élargi en un plateau qui porte les fleui's du capitule, et qu'on nomme réceptacle (phorcmthe ou clinanthe de quelques auteurs [§ 265]), est plane ou concave, ou, au contraire, convexe, ou même conique. Les flem's peuvent naître immédiatement de sa surface unie, ou bien leur insertion s'y enfonce plus ou moins et y détermine ainsi des aréoles (receptcuiulwn anolaium). ou même des alvéoles plus profondes (r. aloeolatum) dont les bords se relèvent autour de la base de chaque ovaire ou achaine, en lames tantôt continues, tantôt déc]^iquetées en languettes mendxrancoses irrégulières, ou souvent en fibrilles ou poils (r. fifnbriUifervnij.Cei assemblage de fleurs est entouré paruninvolucredefoUolesoubractées de formes diverses, souvent réduites à celle d'ëeailles et en

679>690. Organes de la fructiflcatioq. des Composéet.

679. Diagramme de la Heur d'un Séaeçua. — Le cercle eitérieur poneliié iadtque l'aigrette ou limbe du calice.

680. Demi-fleurou de la Chicorée [Ciehorium inlpbui). — o Ovaire adbéreot »«ee k calice. — e Tube formé par les étamines et traversé par le style bifide ».

681. Fleur d'une LabiatiQore (Chatanlhera liKtaris).-^ o Calice et uvaire tdhéreats. — I Tnbe de la corolle. — /« Sa lèvre supérieure. — li Sa lèvre inférieure. -» • Tube (les anthères. — s Sommet du style.

683. Fleuron d'une Flosculeuse {Ailer rubricauliê), coupé daui toute lU lonfMv, de manière i monirer l'ovule o dressé dans l'ovaire eonfondu avee le caliue cl la labt r duii anthères porté sur la corolle p et traversé par le style a •— a Aigrette.

685-690. Sommets des styles de Composées appartenant aux diffiérealea (rilm.— Les deux bandes itigmatiques se voient bordant la face ioleroe des deux branches qii lerniinent chacun de ees styles. Plusieurs portent des poils eoUecteun, ftii dehon, M* dessous et au-dessus.

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