‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 17 sur 142 · TIGE · texte numérisé non relu

TIGE

§ 47. Les tiges développées présentent, suivant que l'embryon est acotjlédoné, monocotylédoné ou dîcotjlédoné, des iliiïéienccs assez grandes pour que leur examen en commun pubse entraîner quelque confusion, et qu'il paraisse préférable de traiter séparément ces trois classes. Nous commencerons par celles des végétaux dicotylédones, comme nous oiTrant le qieillcur point de départ, le meilleur objet de comparaison avec les autres. En effet, ce sont celles de tous tes arbres de nos climats, de sorte qu'on a pu les lAservcr h toutes les époques de leur dévdoppement sur des espèces variées, dans un grand nombre de circonstances différentes, et que rélève peut sans peine trouver autour de lui ces objets de son étude.

TICE DES PLANTES DIC0TTI.ÉDOBEES.

§ M. Dans l'embryon la petite tige était, comme toutes les au-

tresparties, entière- r '' f" f f

ment formée par du j ' , ^ ,-— t— ^,,,^ .■■

tissucellulaire.Pen- /^""i""-^^ Z^^^- ^ -^^

dantlagermination, / ■ V\ /."ikBi9--k\

un peu plus tôt, un /^V # \ / ^T^ \

peuplua tard, quel- ri '■, — ^--hn— -wff / ^a-] f

ques cellules com- \ ^^ *'-^» / l ^S^at^^b /

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en fibres, à s'organi- ^^— .^— ^ ^^~^^^v ^i^^"

nn les voit, en se C me m f r .

multipliant,3e gi'ou- **■ "■ I>er en plusieurs faisceaux 0I«- 86, p f) qui, cnnsidérâs enwmltle>

48 BOTANIQIE.

sont disposés ri^gTilièrement en un cercle. Celui-ci entoure un cercle central entièrement cellulaire, qui est la moelle {m), est entouré lui-même d'une zone extérieure cellulaire aussi, et qui appartiendra à l'écorce ; et les faisceaux sont séparés l'un de l'autre par des bandes (r) de tissu cellulaire qui établissent la communication entre celui de la moelle, et celui de l'écorce, bandes qui sont les premiers rayons médullaires,

§ 49. Dans le piincipe, ces rayons, en nombre nécessairement égal à celui des faisceaux, étaient fort larges. Un peu plus tard ils sont phis étroits et plus nombreux, parce qu'il s'est développé dans leur épaisseur (^^f. 87) de nouveaux faisceaux {f" f") qui se sont interposés aux premiers if f). Après quelque temps, les faisr ceaux sont assez multipliés et rapprochés pour former un cercle continu que les rayons médullaires traversent sous la forme de lignes très-fines. La tige se présente alors conmie composée de dedans en dehors par : 1*» le parenchyme de la moelle ; 2*» le cercle fibro-vasculaire ; 3° le parenchyme cortical ; 4'» Tépiderme.

§ 50. La tige des plantes dites herbacées, celles qui ne vivent qu'une année, s'arrête en général à ce terme, ou même à l'un des états précédents. La proportion de la moelle et des rayons médullaires y est ordinairement tl^ès-grande par rapport à la partie fibrovasculaire. ^

§ 5i . La tige des plantes ligneuses, celles qui vivent plusieurs années, subit des changements ultérieurs. Mais jUsque-là elle était comparable à oèUe des plantes annuelles : elle était à l'état herbacé, et offrait la même proportion dans ses pai'ties, si ce n'est que le cercle fibro-vasculaire y est de bonne heure plus complet et plus solide. Un rameau d'une aimée pris sur Tun de nos arbres est donc très-bon pour suivre tous les changements successifs exposés précédemment. Ce rameau croît par le haut, de manière que sa base est la portion la plus anciennement formée, tandis que le sommet Test encore à peine. Ainsi, ses différentes hauteurs présentent les mêmes différences qu'offriraient plusieurs tiges de la même plante à diverses époques de développement, depuis celle qui est encore

'^ à VéiaJL embryonnaire, que représente le sommet du rameau, jusqu'à celle qui a achevé sa croissance de l'année, et que repr^ente

JÊ^V-lk base. En comparant de très-minces tranches horizontales cou-

4 èii^^ ^ diverses hauteurs de ce rameau, on constatera donc très-

'^facilement et très-promptement tous les changements qui s'opèrent

dans un an de la vie d'une tige ; et l'état de la base servira à son

tour de point de départ par la comparaison avec les modificatioiiii

1 %) qofit doit amener Tannée suivante, ou, en d'autres termes», qu un ^ - ^«M observer sur une branche de deuxième année.

§ ^2 Maintenant recherchons plus en (Ii5lnil Ips fliîmints dont se roniposo cclti, tige de 1 annét, et, comini un exemple reiidn cet ennien plus daii et plus net' pienons un laintau ^

d Ërable commun, et dëi n ïons toutes ces parties de dedans en dehors en ks grossissant assez poui bii.n détennmer la nature de tous les organes éMmen taires qui les composent

Coupons une petite tran che honiontale très-mince

vers le haut du rameau, là ■— - - ~^^'

ou il ofire à peu près 1 Tt-rvB-{i-

raiUimctre1/2dediambtic \fLg 68] boD contour (.i>t circulaire ou se rap- ,^

pi'oche d un hexagone

La moelle (/Sg 88, ml ' "- -,

située à son centre, at / ^^ i

teint la mOilie du dia \\ l' *

mètre total, ou mÈm >■

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elle est formée de c \ "^

Iules grandci, lâcht lîan/";

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rentes, dodecaédriques I

ou sphéroidales , \ers ,/ jt J m

la circonférence, les

cellules vont en dimi- "

Duaiit progressivement \jjg. H9, m) et en se colorant en vcil, de sorte que le contour de la moelle présente une zone d'un vert assez foncé et d'un tissu fin et serré, zone de laquelle partent les rajwis médullaires (rm) de même couleur, qui divisent en un ti'cs-gi'and Oombre de faisceaux la zone Obro -va seuls ire que nous trouvons eo

ulurt. — n Uuelle. — tn Élui mtduUtirt. — fb FaiKsmi du Luit. — vp VaiuMai'

■emi lilicifèrei.— re Enveloppt «ellnUir».— p Enieleppe luMreuH.— ip ÉpMmmt. SV. Tniuhe Tenlcale du méi» natta, mcnie pinllÊlcncDt (uittnl t«dlwlM iii

dehors de la moelle, et qui lui est concentrique. Ces faisceaux {fh) se distinguent d'elle par un tissu beaucoup plus compacte.

Ils ont chacun la forme d'un coin émoussé. En regardant la tranche horizontale,, on devine déjà qu'ils doivent se composer d'éléments divers, puisqu'on voit, au milieu d'un tissu compacte, criblé de petits trous, d'autres ouvertures beaucoup plus larges et béantes. Si Ton cherche à déterminer les parties en les regardant sous un fort ^ossissement, soit par transparence sur une tranche •verticale extrêmement n^ince, soit après les avoir détachées l'une de Tautre avec le bout d'une aiguille très-aiguë, on reconnaît que les grandes ouvertures appartiennent à des vaisseaux (fig, 89, vp) /que le reste du tissu, qui paraissait presque plein, est formé par des fibres (/2) de moyenne longueur dont les pai'ois sont assez épaisses, et par suite le canal intérieur assez fin pour que leursouverturesne se montrent plus que sous l'apparence de petits points. Elles sont la plupart arrangées par séries divergeant du centre médullaire comme les rayons. Les vaisseaux ne sont pas tous du même ordre ; les plus gros et les plus extérieurs sont des tubes ponctués (vp), tandis qu'immédiatement en contact avec la moelle sont des trachées déroulables {t). Elles occupent toujours cette place dans la tige et jamais aucune autre. Ce sont elles qui, parmi les vaisseaux, se sont formées les premières. Cet enseiÀle de trachées et de fibres, les premières parties formées du bois, et celles qui eml^rassent inunédiatement la moelle, ont reçu le nom d'étui médullaire (fig, 88, em).

§ 53. En dehors de chaque faisceau fibro-vasculaire, on aperçoit, sur la coupe horizontale, un autre amas de fibres (fig. 88 et 89, fc) d'un blanc plus mat, réunies en forme d'un croissant tournant sa convexité en dehors. Ce croissant est séparé du reste du faisceau par une zone de tissu cellulaire verdàtre (c). Cette zone mérite de fixer notre attention ; car c'est elle qui sépare l'écorce du bois et qui devient plus tard le siège de la formation de couches nouvelles desquelles résulte l'accroissement de la tige en épaisseur. Ces fibres, qu'elle sépare du bois, sont les fibres corticales, plus longues^ plus tenaces que les ligneuses.

Au moment où l'on coupe la branche d'Ërab)e, on en voit suinr

1^ ter un liquide blanchâtre et laiteux. C'est de l'écorce qu'il sort,

^ -immédiatement en dehors du faisceau des fibres corticales ; et, en

effet, l'examen microscopique fait découvrir là un système de

vaisseaux propres ou laticifères (fig, 88 et 89, vl).

Plus en dehors, nous ne trouvons plus que des cellules dont l'ensemble forme le parenchyme cortical. 11 est revêtu d'une pellicule rougeàtre : c'est l'épiderme (ep), composé d'une seule rangée de liçyqles^ et couvert sur toute s§ surface ^'^n petit 4Hvet Qq et \Ai\n-

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