TIGE. SI
chiltrc. Nous avons indiqué déjà la formation de ces poils, qui ne sont eux-mêmes que des cellules de répidcrme modifiées dans leur forme.
Sous lui nous trouvons plusieurs rangées de cellules cubiques ou allongées, comme celles des rayons, dans le sens horizontal {fig, 89, p), un peu différentes par leur forme et leur couleur de celles de l'épiderme. Les plus extérieures participent encore un peu à sa teinte rougeâtre; les plus intérieures sont plutôt brunes. Les rangées sont disposées par couches régulières l'une en dedans de Tautre. En dedans de la zone brunâtre s'en trouve une autre verte (fig. 88 et 91, ec) formée par des cellules remplies de chlorophylle. Celles-ci ne se distinguent pas seulement par leur couleur, mais par leur forme plus . arrondie ou polyédrique. Elles sont aussi disposées moins régulièrement, et non eh rangées emboîtées par couches concentriques. Nous voyons donc que dans le parenchyme cortical on peut reconnaître deux systèmes : TextérieuF, à cellules rectangulaires et brunâtres, que M. Mohl a nommé couche ou enveloppe subéreuse (p) ; Tintérieur, de couleur verte, qui a conservé le nom d'enveloppe cellulaire [ec), sous lequel on confondait autrefois l'ensemble de ces couches de nature différente.
C'est dans l'epveloppe cellulaire verte qu'on voit aboutir les rayons médullaires (rm) qui ont^ux-mêmes cette couleur. Us sont formés chacun par une ou plusieurs rangées de cellules qui, pressées entre les faisceaux ligneux, ne tardent pas à se comprimer en s'allongeant dans le sens même du rayon, et à former par leur réunion ^s lames minces. On a quelquefois donné le nom de mûri forme au tissu de ceis lames, en les compai'ant à un mur dont les cellules aplaties et placées par couches les unes au-dessus des autres figureraient les pierres (fig, 94^ rm,)
§ 54. Un rameau d'une aimée que nous avons examiné dans l'Erable commun, mais qui, pris dans la plupart de nos autres arbres dicotylédones, nous aurait fa^t voir les mêmes parties, seulement dans des proportions' et avec des formes plus ou moins différentes, présente donc d'abord deux systèmes bien distincts : l'un intérieur, le ligneux ; l'autre extérieur, le cortical, séparés l'un de l'autre par une zone celluleuse.
Le système ligneux se compose lui-même de la moelle au centre et d'une zone extérieure de faisceaux libro-vasculaires que forment 1« au dedans, les trachées dévebppées les premières et immédiatement ai^liquées sur la moelle, auioui* de laquelle elles constituent, avec quelques fibres entremêlées, Tétui médullaire ; T plus en dehors, des amas de flbres eptrep^êlé^s 4^ vajsse^^ux spiraux d'un autre ordre*
Le syslèmc cortical se compose sous l'i^pidcrmc de trois couches distinctes . les deax extérieures ccUulairei, ren\cloppc suliéreusc et l'enveloppe cellulaire proprement dite, sur la limite de laquelle se distiibiient des vaisseaux laticifere^; rintéi-ieure IIbrciise, dans laquelle ces mf mes vaisseaux s'entremêlent aussi.
^ !îS. Comparons toutes ces parties ainsi déterminées dans un «rameaudesecondeannée(;îg.90).
Au printemps, la petite zone celr
I lulairu que nous avons vue inter-
II posée entre les systèmes ligneux il et cortical, ne se montrait que
fL «.p. beaucoup plus étroite et comme remplie d'une gelée presque cou- •*■ lante. Cette gelée s'épaissît gra-
duellement, et les observateurs habiles s'accordent à y reconnaiti'C l'oi^nisation d'un tissu cellulaire naissant, quoique, en remontant toujours plus haut pour déterminer son mode de formation,ils soient entraînés dans quelques dissidences, qu'on comprend facilement quand il s'agit de déterminer des parties d'une excessive ténuité cl encore presque fluides. Quoi qu'il en soit, c'est dans ce tissu que se montreront plus tard tous les développements d'ot^aoes élémentaires analogues à ceux que nous ayons trouvés dans le rameau d'un
dniif lequel 1 et 1 indiqueiil lei partioni fi^rméei U 1^' année, i leiportloDi lorniées <J1. Ouelquet partiel de U Bgure pricMlenle plut groules, de moiiicK ï IiIm