‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 19 sur 142 · TIGE · texte numérisé non relu

TIGE

an : de là vient le nom de cambium, qu'on lui a donne en lui assignant la propriété de se transformer en tous ces organes divers

On voit en eflel, au bout de quelque temps, que dans cet intervalle se sont formées deux zones nouvelles (fig, 90, 2), Tune corticale (/c),raub*e ligneuse (/l), ordinairement semblables aux zones de première année^ sur lesquelles elles s'appliquent et se moulent pour ainsi dire : la corticale^ composée de fibres, comme la couche la plus interne de Técorce, avec laquelle elle est en rapport ; la ligneuse, de fibres et de vaisseaux spiraux, comme la partie extérieure du faisceau fibro-vasculaire auquel elle se juxtapose; car elle na participepas à la nature de sa partie intérieure ou de l'étui médullaire ; on n'y trouve jamais de trachées. La portion de la zone de cambium, qui correspondait aux rayons cellulaires, s'organise aussi comme le tissu antériejir avec lequel elle est en rapport, et reste ceUulaire; de sorte que le rayon se continue sans inteiTuption et sans modification à travers les couchés nouvelles.

Ce qui s'est passé cette seconde année se renouvelle la troisième et toutes les années suivantes. Chacune, entre le bois et l'écorct précédemment formés, produit elle-même' à son tour sa couche de bois et sa couche d'écorce ; et ainsi, au bout de quelques années, on a un certain nombre de couches toncentriques et d'écorce et de bois. Les couches ligneuses se voient nettement, et forment par leur ensemble presque toute l'épaisseur de la branche ; tandis que les corticales, extrêmement minces, ne composent qu'une zone assez mince elle-même et oîi elles ne se distinguent pas bien l'une de l'autre

§ 56. Ces changements que nous voyons s'opérer dans une bran • che di Érable, nous les aurions vus également, avec quelques modifications, dans la plupart des autres arbres de nos climats ; et cet examen d'un exemple particulier peut jusqu'à un certain point tenir lieu de cehiî des tiges dicotylédonées en général. Complétons néanmoins les notions auxquelles nous avons dû nous borner d'abord ; et, reprenant successivement les parties que notis avons appris à distinguer dans la tige d'un seul de nos arbres, recherchons maintenant comment elles peuvent varier dans les autres.

Nous C(msidérer6ns successivement le système ligneux et le système cortical : dans le premier, la moelle, le bois et les rayons médullaires ; dans le second, les couches fibreuses et les deux couche: cellulaires. •*

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