‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 20 sur 142 · SYSTÈME LIGNEUX · texte numérisé non relu

SYSTÈME LIGNEUX

§ 57. Moelle. — Nous avons vu que le parenchyme, dont la tige était exclusivement formée dans le principe, se trouve plus tai*d séparé par le développement du cercle ligneux en deux régions, dont Tune, centrale, prend le nom de moelle ; et Texemplc que nous avons choisi nous l'a montrée composée de cellules qui, du centre à la circonférence, vont en diminuant de volume en même temps qu'elles prennent une couleur verte de plus en plus foncée. Celles-ci sont gorgées de sucs abondants qui manquent au contraire dans celles du milieu ; et à ces différents caractères il est aisé de reconnaître qu'elles ont une vie beaucoup plus énergique, qu'elles sont plusjeunes. Peu à peu cette énergie s'affaiblit, et, au delà de la première année, la moelle a pris ordinairement dans.sa presque totalité une couleur uniforme, souvent blanche, d'autres fois d'une autre teinte. Ses cellules, dont le volume va diminuant du dedans au dehors, ne contiennent plus que de l'air, et la vie y parait définitivement suspendue; souvent même elles se rompent, et des lacunes plus ou moins considérables se montrent au centre; ce qui s'observe même quelquefois avant ce terme, notamment dans les plantes annuelles à moelle très-large et à végétation très-rapide. Cependant dans cette première année^ et surtout au début, eues ont dû jouir d'une vitalité très-active> et cette action a pu se prolonger assez longtemps. C'est ce que prouvent l'épaississement fréquent de leurs parois et leurs ponctuations : ce qui n'a pu avoir lieu que par la formation de nouvelles couches dans l'intérieur de. chacune, et suppose une durée d'action assez longue.

Son diamètre peut varier également, et cela dans deux rameaux qui en ont un égal. Varie-t-il à diverses époques dans un même point de hauteur? augmente-t-il ou diminue-t-il avec l'âge? Des changements peuvent avoir lieu dans la première jeunesse de la tige. Par la multiplication des cellules et par l'augmentation de chacune, la moelle doit s'élargir ; et plus tard, quand les faisceaux ligneux se développent à leur tow*, ils peuvent de même s'étendre dans tous les sens et, par leur extension en dedans, refouler un peu la moelle. Mais il arrive un moment où l'équilibre est établi; et dès lors son volume reste immuable : c'est cq dont on peut s'assurer en le comparant sur de vieux troncs et de jeunes branches de Sureau. On avait longtemps cru que, repousséé toujours en dedans par l'accix>issement 4u bois, elle finissait par s'obUtérer ; mais ce n'était qu'une illusion résultant de sa petitesse relative quand on l'observe dans un gros tronc. Des mesures exactes prouvent le contraire.

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