‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 38 sur 142 · FEUILLES. STIPULES · texte numérisé non relu

FEUILLES. STIPULES

latéraux de faisceaux plus «u moins écartés de la base de la feuille^ plus ou moins liés avec elle par du parenchyme intermédiaire^ plus ou moins brusquement terminés. Ils peuvent^ quoique sortant de la tige en même temps que les faisceaux propres de la feuille, en rester indépendants, et, comme alors ils ne semblent tenir qu'à cette tige, on appelle ces stipules caulinfiires {fig. i33). Ils peuvent s'unir au pétiole \fig, i32) dans une étendue plus ou moins grande; et, comme alors ih semblent en dépendre, on appelle ces stipules péiiolaires.

Les stipules manquent entièrement ^^

dans un grand nombre de cas, moins souvent cependant qu'on ne le croit; car elles se dérobent fréquemment à la vue, ou par leur extrême petitesse, ou par leur courte durée. Mais, en les recherchant avec beaucoup de soin à l'aide de la loupe et dans les jeunes feuilles, on en trouve dans une foule de plantes qu'on avait dit en être dépourvues.

§ 125. Leur apparence variebeaucoup. Elles sont souvent réduites à une petite pointe, im petit ûlet, u«e petite écaille. D'autres fois elles se développent davantage, et c'est alors souvent qu'elles prennent une consistance foliacée, l'appsffence de lobes ou de folioles qui peuvent elles-mêmes présenter des nervures, des dents, des lobules^ même un rétrécissement inférieur en forme de pétiole. H n'est pas rare non plus que leur tissu, au lieu de s'épaissir ou de verdir^ reste à l'état d'une membrane mince, incolore ou diaphane. Mais, si elle varie autant d'une plante à l'autre, il n'en est pas ainsi dans une même plante^ et même souvent dans plusieurs plantes voisines entre elles, comme celles qui, se ressemblant par un grand nombre de caractères, forment ce qu'cp appelle en histoire naturelle des genres, des familles. Des fandOes entières sont caractéri* sées par l'absence des stipules ou par leur présence, et alors par quelque circonstance particulière dans leur manière d'être.

§ i26. Nous les avons vues ou entièrement libres, ou soudées avec le pétiole. Si elles offrent une très-grande largeur et embrassent ainsi la moitié de la tige, une stipule peut rencontrer l'autre sur le côté opposé à celui où naît la feuille, et leurs bords externes en se rencontrant peuvent même s'unir, soit en bas, soit dans toute leur

133. Fragment d'un rameau r d'une espèce de Saule {Salix aurita), portant une feuille f avec son pétiole, ses stipules cfûlinaires tt, et son bourgeon b. I<a portion Mipérieure du limbe a été retrauehée.

IfO

longueur. C'est aloi^ qu'où aune gaine fendue (/{^. i34) ou entière {fig. ii3)^ une stipule vaginale. Si les stipules en se dilatant vien* nent au contraire à se rencontrer et s'unir par leurs bords internes^

elles forment une lame unique dont le milieu est interposé entrela tige et la naissance de la feuille^ dans cet angle qu'on appelle Taisselle de celle-ci : c'est ce qu'on nomme une stipule axillàire {fig, 1 35). Si les deux feuilles naissent ^la même hauteur l'une vis-à-vis de

l'autre^ munies chacune de leursdeux stipules, et que de chaque côté la stipule de la feuille de droite vienne à rencontrer celle de la feuille de gauche et à se réunir avec elle, les deux semblent en former une seule intermédiaire aux deux pétioles et qu'on appelle interpétiolaire (fig. i36). Dans tous ces diiïérents cas, on est averti de l'origine des deux stipules confondues, soit parce qu'elles ne le sont qu'en partie, soit parce que

134. Portion de feaille de VAttragalus onobrychis. — ^Partie inférieure de la fenille composée avec trois paires de folioles. — « Stipules soudées en une seule sur le c6té opposé du rameau r.

135. Feuille ^ de VHouttuynia eordata, portée sur un fragment de rameau r, au* quel elle se rattache par son pétiole, à la base duquel on voit la stipule axillàire s.

136. Les deux feuilles opposées ff d*une Rubiaoée {Cephalanthus occidentalis), montrant chacune à leur origine celle de leurs deux stipules qui est tournée du côte du spectateur. Ces deux stipules se sont soudées sur la ligne médiane eu une seu'.u interpétiolaire a. Il y en a uuc seuiblable du côté opposé. -^ r Rameau.

Page 1