‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 39 sur 142 · COMPARAISON DES FEUILLES DE VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

COMPARAISON DES FEUILLES DE VÉGÉTAUX

dans des places voisines cette confusion n'a pas lieu et qu'on trouve des passages d'un état à l'autre.

Dans toutes les explications précédentes^ en disant que les stipules s'élargissent^ se rencontrent, se soudent, tious nous servons d'un langage figuratif^ leur dilatation et leur union pouvant avoir lieu dès le principe et résultant de la disposition des faisceaux dans la tige et aux points où ils en sortent pour former ces nouveaux organes.

§ i27. Les trois parties de la feuille ne se montrent pas toujoiu-s ensemble, et elle peut être réduite à deux ou même à une. On appelle sessile celle dont le pétiole manque, et eicstipulée celle qui est dépourvue de stipules. En effet, les parties pctiolaire et vaginale sont celles qui font le plus souvent défaut. Quelquefois cependant c'est le limbe, et alors la feuille a perdu son apparence ordinaire, et est dans quelques cas désignée par d'autres noms.

§ 128. Les feuilles, une fois arrivées à leiu's dimensions définitives, vivent plus ou moins longtemps. On sait que, dans la plupart de nos arbres, cette vie n'excède pas quelques mois. Dans quelquesuns, surtout dans ceux des climats chauds, elles persistent deux années ou plus, et ces arbres sont appelés toujours verts^ parce qu'on les voit constamment couvefts d'un feuillage qui conserve sa couleur ; mais ce ne sont pas toujours les mêmes feuilles. Les premières sont tombées après un certain temps ; mais l'arbre, déjà couvert de feuilles nouvelles, ne s'est pas dépouillé et a conservé la même apparence. C'est ce qu'on peut aisément vérifier sur nos Pins, nos Houx, nos Chênes verts, etc. Nous avons vu que, parmi les feuilles annuelles, les unes restent flétries sur l'arbre, les autres s'en détachent en se désarticulant. Il est inutile de rappeler comment la couleur verte est remplacée progressivement par celle qu'on connaît sous le nom de feuille-morte. Mais souvent les feuilles, celles qui sont articulées surtout, passent, avant de tomber, pai* diverses nuances dont la variété, et pour quelques-unes la richesse et l'éclat, leur donnent ces teintes autonmales si vantées, d'un si grand effet, «uitiiut en massifs.

§ 129. Comparaison des fealUes dans les trots grandes classes de lê^sêtanx. — Jusqu'ici la comparaison des organes fondamentaux dans les trois grandes classes de végétaux nous a montré entre elles des différences notables et constantes. En est-il de môme pour leurs feuilles? Rappelons d'abord qu'elles se composent de nervTU'es et de parenchyme, et que les premières sont palmées ou pennées, suivant que le faisceau pétiolaire se partage à son entréedans le limbeen plusieurs autrespresque égaux ctdivorgonls, ou se continue sur lalignc médiane en disti*ibuaut à droite ctà gau-

1" BOTANrQUE.

che des faiscuaux plus petits qui se détachent de lui. Nous n'avons pas insiste sur sa maichc ultérieure et sur les rapports de ces Cûsceaux ou nervures secondaires. Or, il peut arriver deux choses : 1 " qu'ils continuent tous kur marche sans se ramifler, ou du moins, s'ils émettent quelques divisions latérales, sans se mêler jamais avec les Taisceaux voisins ; %" que les nervures secondaires se ramifient elles-mêmes, que ces ramifications se subdivisent à leur tour, que, passant d'une nervure à une autre, elles les réunissent, qu'il en résulte enfin une sorte de réseau vasculaire dont les mailles sont formées par les dernières divisions des nervures, les aréoles par le parenchyme.

Il paraît j avoir un accord assez constant entre ces deux modes de distribution des nervures et les deux grandes classes de végétaux cotylédonés, le premier s'observant en général dans les Honocoty- Icdonées, le second dans les Dicotylëdonées.

§ 130. FealUt» des HonocotjlMan^a. — Leur limbe ne présente pas des nervures en réseau; quelquefois elles marchent toute s parallèlement, comme dans les feuilles d'Iris, de Roseau, etc. ; d'autres fois il 7 en a de secondaires qui se détachent d'une ou plusieurs principales ^ marchant dans une autre direction ; mais elles s'en séparent par une ligpe plus ou moins arquée, dont la convexité est tournée vers la principale {fig. 137). De cette égalité et de ce parallélisme des nervures secondaires, il résulte que la feuille est le plus souvent entière. Les Palmiers, il est vrai, ofirent des feuilles pinnatiséquécs et palmatiséquces; mais on peut, en suivant leur développement, voir que, dans leur premier âge, elles étaient réellement entières, et que c'est plus tard qu'elles se sont fendues en plusieurs lobes parallèlement à leurs ner- >Ji ïures palmées ou pennées,

-~^\ la partie vaginale est souvent (rès-développée dans S' les feuilles des Monocotylédonées qui engaînent la ■^1 tige dans une assez grande longueur. Ce sont mSme y/ plusieurs de ces gaines emboîtées les unes dans les |/ autres qui fortifient la tige et semblent la constituer f/ en grande partie dans beaucoup de ces plantes, dans / les Bananiers, par exemple. La gaine à sa terminaison se prolonge quelquefois en une espèce de petite collei-ettesouvent membraneuse et blanchâtre {fig. m,sl\

uillc de Buianier [Irèt-réduite], pour (aire ivir kt ucitui» tccoadiin puiUski <1 cur>iligiiei t Uur origiM.

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