BOURGEONS
§ 1#0. Le point d'où naît une feuille a dans la vie du vëgétal une double importance^ puisque c'est en général immédiatenient audessus de lui que uaît le bourgeon {gemma [fig. i45^ ba ba ba])^ dans l'angle compris Ml
entre la tige et la feuille^ et qu'on nomme J/iu
Vaisselle {axilla) de celle-ci : de là on a formé kÉ^~ ^^
répithète d'axillaire.Le bourgeon n'est autre . r^^^^ chose que le premier âge d'une branche, ^^ip^ dont toutes les parties latérales^ les feuilles à 1^
leur premier état de développement, sont ra- Sa — **
massées sur un axe extiêmement court. On WÉ
l'a donc naturellement compare à l'embryon. Ad 1 1 ^
dont il diffère parce qu'au lieu d'être mAé-à/e, tÈII^— ^*»
pendant et de suffire d'abord à sa propre sub- ^S^P
sistance^ au moyen d'une ou de deux prc- ilff
mières feuilles charnues ou cotylédons, il - || f fait partie d'un végétal déjà formé^ qui lui 1-'
fournit sa nourriture, et que ses premières 145.
feuilles, appelées à lui rendre d'autf^s services^ ne présentent nullement les formes cotylédonaires. Quelques auteurs l'ont en conséquence nommé embryon fixe,
§ i4i. Cest, dans le principe, un petit amas ou noyau cellulaire en rapport avec l'extrémité des rayons médullaires, et qui, d'abord caché à l'intérieur, pousse ensuite i'écorce devant lui et se montr^ extérieurement. Plus tard les séries intérieures des cellules de ce petit axe s'organisent en vaisseaux, et sa surface se couvre de petits appendices cellulaires, premières ébauches des feuilles, dont le développement suivra des lois que nous avons déjà exposées. Nous savons aussi déjà que la branche reproduit la tige dans sa composition et dans son évolution. Les vaisseaux et fibres de l'une se continuent dans l'autre; mais il n'y a pas la même continuité par la moelle : l'étui médullaire de Ibl branche se ferme et se termine à son point d'origine, comme celui de la première se fermait à l'origine de la racine.
§ 142. Le bourgeon, chargé d'une génération de feuilles qui doivent succéder à celle à l'aisselle de laquelle il se produit, survit naturellement à cette feuille ; et, lorsqu'elle tombe oiiJe flétrit à la
145. Somuiet d*un rameau du Lonieera nigra à Tétàt d^bibemation, c*est>i-dire après la chute des feuilles, et chargé de ses bourgeons : un terminal bt, plusieurs asilUires latéraux baba (m.
fin de l'année^ il persiste sur la tige dans un état stationnaire jusqu'à la saison qui^ ranimant la végétation^ viendra lui donner une impulsion nouvelle et déterminer son développement en branche. Dans les climats chauds^ où cet intervalle de repos est presque nul^ où d'ailleurs il est, à cause delà température, sans danger pour le jeune bourgeon, les premières feuilles de celui-ci sont aussi complètes et à peu près les mêmes que seront les suivantes. Hais dans les pays sujets à un hiver pjus ou moins rigoureux, auquel ne pourraient résister des organes aussi tendres, les premières feuilles, les plus extérieures, qui, dans l'état de rapprochement où elles se trouvent comme pelotonnées, servent d'enveloppe aux autres, présentent des modifications remarquables de forme et de substance qui les rendent propres à résister elles-mêmes et à protéger les parties les phis intérieures. Leur consistance est alors ordinairement ceUeà laquelle on donne eh botanique le nom d'écailleusc, c'est-à-dire dure et sèche, comme l'est, par exemple, l'enveloppe d'une graine de Melon ou de Poire. Souvent elles sont en outre imprégnées ide quelques matières insolubles dans l'eau et conduisant mal ht chaleur, comme la résine (dans certains Peupliers, par exendple); d'autres fois^ doublées d'un épais duvet (dans beaucoup de Saules, par exemple).
Quelquefois ces feuilles ou écailles sont assez développées pour ' s'envelopper complètement Pune l'autre. Plus ordinairement, elles sont plus courtes que la totalité du bourgeon, et se présentent alors imbriquées sur plusieurs rangs, c'est-à-dire les extérieures recouvrant le bas des intérieures, à peu près à la manière des tuiles d'un toit {fig. 145, i46, 1). Dans ce cas, pour peu qu'il s'en tix)UTe un certain nombre et que le bourgeon soit allongé, il est faciled'y reconnaître au premier coup d'œil l'agencement spiral, analogue à celui que nous avons signalé dans les cônes des Pins. On appelle les bourgeons ëcat72eu(C, lorsqu'ils sont ainsi défendus : nu5, lorsque les feuilles extérieures ne présentent pas de modifications remarquables, comme dans la plupart des arbres tropicaux. Quelquesuns desnôties cependant, par exemple, la Bouigène (AAamnux frangula)y ont les bourgeons nus ; mais c'est un cas fort rare.
On a proposé divers termes (legmenta, perulœ) pour désigner ces feuilles extérieures et modifiées, qui servent ainsi d'organes pro* tecteurs. Linné les appelait ingénieusement hibernatmla ou logements d'hiver. C'est à leur ensemble que de Candolle réserve le nom de bourgeon> donnant au reste celui de jeune pousse. Pour éviter la multiplicité des mots, nous les appellerons ici écailles, en avertissant que ce n'est pas la forme qu'ils présentent constamment, quoique ce soit la plus ordinaire.
§ 143. La feuille^ en remplissant ce t6\^, se trouve réduite k Vum
ou à l'autre de ses parties, et de là diverses épithètes parl^qneHt^s ondistinguccesorigincsdifTérentes. Lesbourgconssonldits/ofiaCM, si l'écaillé est formée par le limbe seul ainsi métadiorphos^ ; pitiulacis, » elle cat roiinéepai' l'élargissement inférieur du pétiole que
nous avons nommé gaine; sliputacis, si c'est par ses productions latérales ou stipules ; ftticracés, si c'tftl par le pétiole et les stipulci; à la fois. La détermination de ces parties est quelquefois ctairenient Indiquée, et souvent la nature confirme dos théories en montrant des transitions graduées des écailles les plus intédcures aux pre< mièrcs feuilles véritables : comme dans le Pavla, par exemple. § 144. Les feuilles proprement dites, lorsque leur limbe a acquis une certaine grandeur dans le bourgeon, y sont en général diversementpliées ou roulées sur elles-mêmes, de manièreà s'adapter à sa fonae arrondie et à occuper le moins de place possible. On a nommé cetétatpr^/biiaison,ouplusanciennementtjernolton(t'emo(io),c'estii-dire étatprintanier. On désigne chacnne de ces modiâcations par un nom particulier, que nous ajouterons entre parenthèses après la définition de chacune. Si nous considérons d'abord chaque feuille indépendamment des autres, nous trouverons qu'elles peuvent être : 1" pliées, ou fin deux moitiés, soit la partie supérieure sur l'inférieure, en rapprochant ainsi la base du sommet [ce qu'on appelle feuilles récliniet, fotia reelinata ; exemple : Tulipier [yîg, 147, 1]); soit la moitié de droite sur celle de gauche, les extrémités et la ncr-
IM. I. BoDT^an tciilki» de l'Érable-ajeamare (^tsr junido^IataMUl. — r Rimtâa.^p Conuinel (puicinu) porlaot k hd tonurcl II cicatrks c, qui penûle iprèi 11 chule de II (egille et dini Uqaelle m iperjoil troii fi<i««ii qui t'j nih diienl. — c Écilllei imbriqudei du iMurgcon. — I. Coupe (r>n>*çr>i|e 4n mén\e bgni^OB. — ( Éuilloi, — / FeuUl».
vure moyenne restant immobiles (f. conâupliquées, f, conduplicûfa ; exemple : Chêne [fig, 147, 2]), ou plissées im certain nombre de fois à la manière d'un, éventail (/*. plissées, f. plicata; exemple: Érable [fig. 146, f, et 147, 3 ]), et ordinairement le long de leurs principales nervures; 2® roulées, ou leur axe restant droit, soit sur elles-mêmes en cornet (f, convolutées, f, convo/u^a; exemple : Abricotier [fig, 147, 4]) ; soit en sens opposé par leurs deux bords, qui
se réfléchissent tantôt en dehors {f, révolutées, f, revoluta ; exemple : Romarin [fig. 147, 6]), tantôt en dedans (/. involutèes, f, involuta ; exemple: Violette [fig. 147, 5]), ou sur leur axe de haut en bas comme une crosse [f. circinées, f, ctrdnata; exemple: Pilulaire [fig. 147, 7]). Ces modifications peuvent se compliquer quelquefois Tune par l'autre, comme, par exemple, lorsqu'un limbe plissé est récliné sur son pétiole, ou se composer, lorsque les neiTures secondaires s'infléchissent relativement à la médiane, conmie celleci relativement à l'axe qui porte la feuille. C'est ce qu'on observe fréquemment dans les feuilles profondément découpées (par exemple, les Fougères, dont les découpures sont roulées en crosse, conmie la totalité de la feuille), et surtout dans celles qui sont véritablement composées.
Si nous considérons maintenant les feuilles d'un mftme bourgeon les unes relativement aux autres^ nous voyons que : 1° planes ou légèrement convexes, elles se touchent par leurs bords sans se recou-
147. 1-7. Feuilles à Tétat de Teraation, considérées isolément : — 1 et 7. Vues sur une coupe yerticale; — 2, 3, 4, 5, 6. Sur une coupe horizontale. — 8-12. Réunion de plusieon feuilles d*on même bourgeont ▼ues sur une coupe horizontale qui indique ieur position relatlTe en même temps que leur ternation individuelle. — Dans toutes ces figures et dans les précédentei, la nerrure médiane est indiquée par une plus grande épaisseur de la tranche, et l'axe qui port* les feuilles, par un rond placé à côté.
UAMIFIGATION. tî&
▼rir (vemaiiim valvaire, folia valvtUa [fig, iAl, 8]), ou se recouvrent seulement dans une partie de leur hauteur {v . imbriquée, f. imbricata), et alors ordinairement aussi par leurs bords, suivant la disposition spirale qu elles doivent conserver plus tard (v, spirale, V. spiralis [fig. 147, 9]) ; 2* pliées sur elles-mêmes, elles se touchent seulement par leurs bords opposés {fig. 147, 40), ou par leurs faces voisines (v. indupliquée, v. induplicata [fig. 147, 11]); ou bien une feuille condupliquée en embrasse complètement une autre et chevauche sur elle {f. équitante, sf. equitantia [fig. 147, 42}), ou bien elle reçoit dans son pli la moitié d'une antre pliée delà même manière (f. denU^quitantes, f. invicem equitantia seu obvoluta [fig. 447^ 43]). Tous ces termes, au reste, ne s'appliquent pa» exclusivement aux feuilles dans le bourgeon ; ils servent à désigner des modes et des rapports de plicature ou d'enroulement analogues dans toutes les parties planes des végétaux, dans quelque partie et à quelque époque qu'on les trouve. Mais c'est principalement dans les pallies jeunes qu'on les observe; par exemple aussi, dans celles de la fleur à l'état de bouton. Nous aurons donc à les retrouver plus loin, et il est bon de les (ixer dans la mémoire.
RÂMIFIGÂVON.
§ 445. C'est naturellement après avoir traité des bourgeons que nous pouvons comprendre la ramification du végétal, puisqu'elle résulte de l'évolution de ses bourgeons qui s'allongent en branches, dont chacune à «on tour se couvrira de bourgeons nouveaux se développant en branches nouvelles et préparant eux-mêmes une troisième génération que suivront une quatrième, une cinquième, etc. Si Ton nomme la tige axe primaire, on pourra nommer axes secondaires les branches qui en naissent immédiatement; tertiaires ceux qui naissent des secondaires, et sônsi de suite. Dans l'usage on se sert des mots branches (rami) et rameaux {ramuli) pom* désigner ces divisions successives ; et, comme elles sont souvent beaucoup plus nombreuses, on modifie ces noms, dont la valeur n'a rien de rigoureux, par des épithètesou autrement, de manière à indiquer approximativement à quel degré de division répond la branche dont oir parle. 11 arrive d'ailleiu*s fréquemment qu'on donne à ces diflërcnts termes une valeur pui'ëment relative, prenant pour point de départ, non la tige, mais un axe qui en est plus ou moins éloigné. Ainsi, ce qii'on appelle branche dans les herbiers ne serait appelé le plus souvent sur l'arbre qu'un faible rameau.
§ 446. 11 est clair que si, à l'aisselle de chaque feuille, un bouf • geon se développait en branche, la situation relative des branches
ne serait autre cpie celle des feuilles. Dans les plantes herbacées, où le nombre des feuilles et des axes est nécessairement bes^^coup plus limité^ assez souvent la plupart des bourgeons se développent. L'arrangement des feuilles et la ramification se reproduisent el 8*accusent l'un l'autre assez exactement; mais il n'est pas rare non plus qu'un certain nombre de bom'geons axillaires ne se dévdoppent pas. C'est ce qui est plus ordinaire encore pour les végétaux ligneux^ dont la' vie prolongée entraîne une ramification plus compliquée.
Voilà donc une première cause qui modifie l'arraiigeme&t des branches par rapport à celui des feuilles^ savoir^ la supioesak» d'un certain nombre dé bourgeons. Une seconde cause contraire est l'addition d'un certain nombre d'autres qui peuvent se développer à d'autres points. Examinons successivement ces deux causes et leurs effets. '
§ i47.Nous n'avons pas parlé précédemment d'un boiurgeoft dont l'existence est encore plus constante que celledes latéraux placés à l'aisselle des feuilles : c'est le bourgeon terminal^ destiné à eonti^ nuer l'axe à l'extrémité duquel il est né [/ig. i45^ ht). La gemmule de l'embryon était le premier. Lorsqu'elle a pris tout le développement dont elleest susceptible< que> parvenue à ce premierterme^ la tige avec ses feuilles s'arrête dans sa croissance^ sur son sommet seformeun bourgeon qui en est comme lecouronnement. Après un certain temps d'arrêt^ qui> dans notre climat^ répond à l'hiver, ce bourgeon commence à se développer, puis s'arrête de même à son tour en en préparant un pour l'année suivante. La tige se compose doilc réellement d'un certain nombre de branches bout à bout : par conséquent, dans nos arbres dicotylédones, on doit voir diminuer successivement le nombre des couches ligneuses une par une à mesure qu'on les observe de bas en haut; et, si l'on pouvait distinguer au dehors la pousse de chaque année de celle de l'année précédente, on aurait, tant que cet allongement ne s'arrête pas, on moyen extérieur de déterminer l'âge d'un arbre.
11 y a un assez grand nombre de végétaux où ce bourgeon ter» minai est le seul qui se développe ; et alors il n'y a pas de ramification latérale : la tige est simple. C'est un cas assez rare pour les dicotylédones, qui le présentent néanmoins quelquefois, comme les Cycadces ou les Papayers, dont le tronc s'élance en manière de co^ lonne couronnée par une touffe de feuilles ; mais il est fort commun pour les monocotylédonés (fig. 100, 1), et nous avons vu que ceax qui deviennent des arbres prennent cette forme le plus habituellement: aussi avait-on proposé, pour reconnaître leur âge, l'emploi de ce moyen que nous expliquions tout à l'heure. Mais, si vers le
haut de la iige, on trouve des traces annulaires qui indiquent les pousses successives^ elles se sont^ en gcndral^ depuis longtemps efracées vers le bas dans les vieux arbres. Et d'ailleurs nous ne savons pas encore avec assez de précision si^ dans des climats différents des nôtres et exempts d'hiver^ la formation de chacun de ces anneaux correspond à une année ou à tout autre intervalle régulier de temps.
§ 148. Prenons maintenant le cas où les bourge(»is axiUaires se développent en plus ou moins grand nombre^ mais non tous. Le défaut de développement des autres peut être irrégulier et dépendre de causes locales ou individuelles. Ainsi^ le défaut d'air^ de lumière, une mauvaise veine du sol peuvent faire avorter en partie les bourgeons d'un côté de la plante, tandis qu'ils se dévdoppent de l'autre où elle n'est pas exposée à ces influences défavor8d)les et accidentelles. Mais sur certains végétaux, c'est avec une régularité digne de remarque qu'on voit avorter certains boiu'geons, qu'on voit les autres ne se développer qu'à des intervalles déterminés, de sorte qu'on sait d'avance quelles feuilles émettront des rameaux de leur aisselle et quelles feuilles n'en émettront pas.
Supposons que le bourgeon terminal soit un de ceux qui se trouvent dans ce cas d'avortement préd^posé, qu'il ne se développe pas pendant que les latéraux se développent : la tige sera courte ou presque nulle ; c'est sur 4es côtés que croîtra le végétal, soit dans tous les sens, soit de préférence dans un petit nombre de directions, s'il y a dç ces avortements réglés par un de ces rapports constants que nous avons signalés tout à l'heure. •
C'est ici que doivent se placer certaines modifications dont plu* sieurs sont rappoilées ordinairement à la tige, mai» qui ne dépendent réeUement toutes que d'un mode particulier de ramification. Dans les cas dont il s'agit, la tige produite par la germination de l'embryon cesse, après un certain temps, de croître; et comme elle ne s'allonge pas par la production d'un. bourgeon terminal, une branche latérale, née en général près de sa base, se charge de son rôle et de la génération suivante. Or, la tige ne commence pas toujours au niveau du sol, elle s'enfonce souvent plus ou moins profondément en dessous ; et ainsi cette branche qui la remplacera peut naître dans la terre aussi bien qu'au-dessus de la terre.
§ 149. Les plantes connues vulgairement sous le nom de vivaces {perennes) sont précisément dans ce cas. La première année, a paru au jour une tige qu'on a vue parcourir toutes les mêmes phases r|uc celle de la plante annuelle, et qui, comme elle, a fini par mourir, mais c'est seulement dans sa portion élevée au-dessus du h()\ ; au-dessous ont continué de vivre sa racine et la base de sa
fiOTAMÛtIE.
lige chargée d'un ou de plusieurs bourgeons. Elles braveront l'hiver ainsi enterrées, et, se ranimant au printemps suivant, se développeront en autant de tiges appelées à leur tour à la même vie. Ces bourgeons oirrentordîaairemeitl une forme particulière ; leur ue, épais et charnu, s'allonge beauohip avant de produire des feuilles: on lui a donné le nom de turion {(urj'o). On peut en avoir des exemples dans les Pivoines, ou, poui' en citer un qui sera {dus familier à la plupart des iecteun^ dans les pmntes d'Aspergei i l'état où on les mange.
§ 190. Au lieu de rester stationnaire jusqu'à l'année suivante, et de sortir à l'air en se développant, les hraocfaes souterraines peuvent s'allonger sous terre. Nous avons vu autre part {§ 95) que les tiges, dans cette condition, (voduisent ordinairement des racines adventives. C'est ce qui arrivera à nos bronches ; et, rampant ainsi obliqncmentouhoriEontalcmentau-dessousdusol, chargées deprolongements et de fibrilles radiculaiies, elles pi-endron t toute l'apparence d'une racine. On les nommealoi'sWi'»iite(rhi::u.iial. Tantôt la
branche souterraine continue sa course,
émettant dg sa face tournée en haut ou
de ses côtés des bourgeons qui, poussant
verticalement, viennent se développer et
9 s'épanouir au jour (/S^. 148]; tantôtelle
se redresse elle-mBme et vient au jour
'"" parson extrémité terminéeen bourgeon;
maisc'eatordinairement après qu'une branche semblable & elle, et
née d'elle, a pris sa place et sa marche souterraine. La même plante
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