‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 43 sur 142 · Partien du i · texte numérisé non relu

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RAIIIFICATIOH. m

peut courir ainsi un grand espace, et arriver liien loin de la place uîi clic a commencé à vivre en germant. Une sëric de cicalricci persistant sur la face suptirieure du rhiiorae indique souvent les pousôes successives : par exempte ytj. U9, ce), dans le Sccau-de> Salomon [Cottvallaria polygonatmn),

§ ISI. Le bulbe, qu'on dassait autrefois à tort parmi les racines, est une autre modldcalion de la tige des plantes vivaces, propre surtout aux Uonocotylédonées. Cette tige, dans sa portion entende, produit latéralement un bourgeon épais et charnu au centre, et couvert defeuillesplusou moins nombreuses. De cesfcuiltes, les extérieures, qui ■'insèrent nécessairement plus bas, sont réduites à leurs gaines à l'élat d'écaillés, et représentent ce que nous avons appelé de ce inéine nom dans les bourgeons aériens. TantAt ces gaines minces enveloppent chacune complètement la base de la tige {fig. i SO, e), eomme on le voit dans les Jacinthes, dans les Safrans et dans l'Oignon, d'après lequel on a nommé vulgai remenlplant«i d olj^ort toutes eeUcs qui présentent ce caractère : les botanistes nomment ces

» bulbes ttmiquis. D'autres fois, au lieu de ces tuniques inemilses enveloppant tout le bourgeon, on trouve des appendices plus étroits imbriqués en grand nombre [;î{r. 151, «] sur tout leconlonr da bulbe, qu'on nomme alors écaiUeux, parce que ces appen-

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I» BOTANfQUE. ,

dices ressemblent beaucoup aux écailles, dont Us ne difiïrent que par leur consistance très-charnue : le Lis blanc en oOre un bon exemple [fig. 151). D'autres fols enfin on ne trouve qu'un trës-petil nombre de tuniques j et comme abn la masse dn bulbe est presque entièrement formée par son axe trës-rBiflé, on lui donne l'épithète de *oftd> (fig. 152). A Vaisselle de ces feumei ainsi métamorphosées, mi obsene des bourgeons secondaires beaucoup \tm petits, qu'on appelle des eéimœ, HL dont le nombre plus ou moins grand semble ei) raj^^ort avec celui des reuilles.Deces bourgeons, les unspouraront se développer sor le bnlbe mSme, et dans quelques plantes, pendant ptosieurs années ; les autres pourront i leur tour devenir bulbes, et, comme ils n'adhèrent que faiblement an bulbe mère, qui finit d'heurs par se flétrir. iBt. i^ s'en détacheront en général & une

certaine époque, et toutes les plantes ainsi formées, quoique aj^wrtenant dans l'origine au même pied, seront plus tard autant de pieds différents.

Dans les bulbes solides, souvent sur l'un des côtés se dévelojqte nn seul bourgeon (fiç.tm, a")quiprendàsontourla forme de celui dont il émane, et produit de même en son temps un bourgeon {fig. 152,0'"] latéral, mais situé le plus souvent sur le cdté <^iposë, d'après la loi d'alteraation des feuilles et des bourgeons. De cette manière, il se produit un pied chaque année; et si le second naît k droite du premier, le troisième naîtra à gauche du second, le qua- (i-tème à droite du troisième : de sorte que l'on trouvera la plante toujours àlamilme place, oscillant seulement un peu chaque année de droite à gauche et de gauche à droite altemativemmt. C'est ce qu'on voit très-bien dans le Colchique.

Dans chaque bulbe, au-dessous des tuniques, est un court espace en (orme de plateau (fig. <S0, p), sur ta surface inférieure duquel se forment les racines fasciculécs. Intermédiaire aux fenJllesetaui racines, il est considéré comme la tige; mais il doit l'être plutôt

ISl. Balbe wlida, celui du Colchique {Celchiam aalummle). ~- r KacnM, — /Fenille. — a' Au |iriinBlr«dijaflélri, ippartansDl i rwote précédente. — a" A» Mcundiire os lige tulbilocma de l'iBBêc. — a'" Point où k déidoppcra aM de

comme la partie iniSrieure d'une branche, pmsque ce n'est autre chose qiie le has d^mi bourgeon latéral : seulement ce bourgeon s'est détaché; il est deyenu comme une bouture naturelle de la plante mère.

Les bulbes de même que les rhizomes (§ 150), tantôt se continuent par un bourgeon terminal (comme dans la Jacinthe, le Perce-neige), tantôt seulement par des bourgeons latéraux (dans la Tulipe, par exemple),

§ 452. n en est encore de même des tiges dites rwnparUeSy celles qui, an lien de s'élever verticalement, prennent, en général paifaiblesse, une direction horizontale immédiatement au-dessus du sol et émettent des racines adventives de leur face en rapport avec lui. Quelquefois (comme dans la Monnaière, beaucoup de Véroniques, etc.), la tige primitive continue à s'allonger chaque année par le développement d'un bourgeon terminal. Plus ordinairement celni-d ne se développe pas, et c'est une branche latérale qui, se substituant à la tige, court au niveau du sol. Le plus souvent grêle et flexible, cette prétendue tige parcourt un cer- ^. r^ ,.

tain espace sans produire >wrL r /»^^^ •* ,^

de feuilles ou n'en pi^^oj^^^^ /» ^^^M^^fw duit qu'un très - petit ^^^sp^"^ *^ ^"^1^)^^ nombre de loin en loin, ff- ii^ ><^^^^^^*^4*. \|jr^ ou même habituelle- J>|f //^ ^^^ \l/ / • ment une seule au plns^^^^^^ ^ ^Ik^- * ^

ifig. 153, a" f) dont le ^T* "^ ^^^

bourgeon peut se déve- fW f[\ ^^%

iopper, mais avorte fré- II

queniment, puis elle se i58.

termine par une rosette

dirigée naturellement en haut (fig, 153, r) ; au-dessous de cette rosette se produisent alors des racines qui s'enfoncent en terre, et de l'aisselle de se» feuilles inférieures partent de nouvelles branches (o") qui se terminent plus loin de même. Tout le monde connaît cette organisation du Fraisier commun {fig, 153), delà Renoncule rampcmte et de tant de plantes auxquelles on a donné ce nom spécifique.

Le plus souvent ces jets latéraux qu'on nomme vulgah*ementdes

153. Portion de Fraisier. ~ a' Un premier axe qui a produit une rosette r d« feuilles, les supérieures r yertes, les inférieures / rudimentaires. — De Taisselle de Tune de celles-ci est sorti un second axe a'* ou jet, portant lut -même vers son milieu une feuille rudimentaire en ^ et k son extrémité «ne roMtt« r semblable i la premièrci d'où part un troiiiènt axe a'

coulants (flagellum), finissent par se flétrir^ se désailiculer^ et les touifes enracinées qu'ils unissent, par devenir autant de pieds distincts. Les jardiniers imitent cette opération de la nature lorsqu'ils marcottent une plante, c'est-à-dire couchent sur la terre une branche qui, légèrement enterrée à un certain pdnt, produit là, en haut des feuilles et en bas des racines, et développe ainsi un pied qui ne tarde pas à végéter pour son propre cojnpte^ «t peut enfin être détaché.

Dans les plantes grasses, dont les feuilles peuvent suffire quelque temps à leur noiuriture, on n'a pas besoin d'attendre que la rosette produite sur le rejet ait formé des racines, pour la séparer et la planter séparément. On appelle propa^uje {propagulum) cette modification du coulant.

§153. A tous les cas précédents, dans lesquels nous observons une si grande tendance dés bourgeons etde leurs produits à devenir définitivement indépendants de la tige mère, et les uns des autres,

il faut ajouter cette modification du bourgeon aérien, qu'on connaît sous le nom de bulbille (bulbiUus), diminutif du bulbe, avec lequel il a en ^efi'et les plus grands rapports. 11 prend alors cette consistance charnue propre à tout organe ou ensemble d'organes qui pourra vivre quelque temps aux dépens de sa propre substance. Ses écailles sont en petit nombre et épaisses, et, quelquefois soudées ensemble en partie ou en totalité, forment une seule petite masse. 11 n'adhère que faiblement à l'aisselle de la feuille, finit par s'en détacher, peut être conservé ainsi quelque temps^ et enfin, replanté, reproduiice la plante qui lui a donné naissance. C'est un véritable passage entre le bourgeon et l'embryon. Le Lis {fi^. 154} et la Dentaire bulbifcres en fournissent des exemples.

§ f54. Dans tous les cas précédents, la branche chargée de continuer et de représenter la tige conservait, par rapporta celle-ci, sa position latérale. Mais il peut arriver que, plus forte qu'elle, elle la rejette de côté en se redressant elle-même, et usurpe sa place. C'est parla position relative des parties qu'on arrive alors à déterminer

154. Un bout de tige du Lis bulbifère [Lilium bulbiferum)^ nvec trois feuiUee ^cl trois bulbilles aûllairet b.

nAHlFlCATION.

leur vraiu nature. Quand, pareiempli:, dans la Vigne (fig. lits], on

«oit la tige produire, de distance en distance, d'un coté une feuille

sans boui^eoD aiillaire (i ), de l'autre, sans feuille, un petit rameau

herbacé et rameux ,

connu vtilgairçment

KHis k nom de vrille,

oa doit penser qne la

continuation de la tige

située entre la feuille >

et la Trille, par consé-' -

quent à l'aisselle de Ve

première, n'est autre

chose que le produit du

bourgeon aiillaire qui, ,

dans son Tigoureux dé- f

vcloppement, a repoussé \

de l'autre côté l'eitré- \,.,tv^ *

mité de la tige épuisée 5^^ ■

avratant sous la forme de %>,

TriUe.

§ 155. Nous vei d'eraminer comment la ramification est modiliée par l'aTOrteraent iirégnlier ou régulier

d'un certain nombre de boiu'geons terminaux et axillaires. Elle peut l'être aussi par le déplacement de ceux-ci, lorsqu'au lieu de se développer àl'aissctle même des feuilles, ils se montrent aune certaine distance. Le bourgeon ou le rameau sont dits alors extraaaUlatrM. Cette disposition peut tenir à plusieurs causes, à l'avortemeut complet de cerlainesfeuilles, eu souvent à lasoudure delà tige soit avec leur partie inférieure, leur pétiole, par exemple, ■oit avec le bas du rameau azillaire ; de telle sorte que le bourgeon semble i-eporté, dans le premier cas, plus bas que la feuille, el plus haut dans le second.

C'est par des considéraUons de cette nature qu'on a pu se rendit compte de certaines anomalies dans l'aiTangcmcnt des feuilles ttc

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