Sève degcCBdanle on élaborée. — '^ séve, cni'ichie
CmcLLATlûN. SÉVt l)t;sCENi)A>TE. IGS
Je loules les matières qu'elle a dissoutes et s'est incorpon'es sur son ti-ajet, est aiTivée aux jeunes branches; puis,en les parcourant, jusque vers la suc-face de leur lïcorce, pai- le tissu cellulaire da luyons et du parenchyme cortical, ju»iu'à celle des rcuillcs, par la voie duparcnohymeentouttempBetaussijàcertaines époques, par la voie plus rapiile des vaisseaux. Ces surfaces se trouvent, par les stomates plus oumoinsnombreuxqui les couvrent, en rapport ïmntcdiat avec l'air atmo^bcrique pouvant péuélrer par ces petites ouvertures et circuler dans le réseau des lacunes du tissu sousjiccnf . La s6\a oc se trouve donc plus sépai-ée de l'air que par les tuinces membranes de ce tissu, à ti'avers lesquelles les principes de l'nn et de l'autre peuvent agir réciproquement, s'échangei', et par suite se modifier. Nous verrons en détail, à l'article de la respiration et de la nutrition, quels sont ces changements. 11 nous suffit pour le moment d'annoncer qu'ils ont lieu ; ([uc, par suite, la f*:\'c change de nature en même temps qu'elle perd lanie-ijcuiu p^irlie de son eau, qiii s'échappe au dehors à l'état de vapciu-.
Il est facile de se convaincre, par l'inspection des parties, que les rouilles et la jeune ccorce renferment des sucs dllfércnts de la sève que nous avons jusqu'ici examinée.
§ 201 . Cette sève corticale a-t-elle cgmme l'autre un mouvement général t Si l'on coupe transversalement une lige, on voit que la surface i nfér ieure d e I a secti on fourni t très-peu de suc comparât! ve m ent à la supérieure. Si l'on ealè ve un anneau circulaire d'écorce, on voi t lesucsuinter et s'amasser sur le bord supérieur de la plaie, et non sur l'interieur. Si l'on pratique une ligatm'ebien serrée auloiu- de la lige, on voit, au bout d'un certain temps, l'écorce se gonfler et former un LomTclet au-dessus de la ligature, et la tige au-dessous consftrver son diamètre primitif. E y a donc un flux de la sève corticale du Haut vci's le Ixis, c'est-à-^Ûrc en sens inverse de la sévc .isccndante. C'est pourquoi on lui a donné le nom de sève dfscenliante ; on la nomme aussi quelquefois iéve élaborée, à cause A Irar vail organique qu'ellea subi pour acquérir ses propriétés nouées.
§ 202. Nous avons indiqué qudtjues causes physiques |W lesquelles on peut expliquer l'ascension deUsére. En trouvons-nous qui déterminent sa descente à travers le tissu cortical ? Elles sont Ijeaucuup plus obscures, et il est difRcile, dans l 'élat actuel de la science, de rien affirmer à cet égard. Nous avons d'abord la force de la pesantcurqui agit dnmcette direction. On admet que la surface des feuilles et de la jeune écorce absorbe l'eau en contact avec elle. Cette fihsorplion, active surtout dans les ch'conslances qui Icfident à diminuer ou â annuler l'évapuralion, dans les temps de pluie ou de Iirouillai'd, et par siiilc de tout abaissement de tempif rature
I« [ÎOTANIQI'E.
qui aoiène'lacondeii&ationde l'humidité en cicèsdansl'atniOEplière, cnetquialieupériodiquemciittoutes les nuits, peut-elle exercer sur les surfaces aériennes une action analogue à celle qui a lieu pai- le> racinesausein delateire, mais naturellement dirigée en sens coo- IraireJ e'esl-%-dire de haut en bas ? Ce même refroidissement peut-il déterminer, comme l'a pensé M. Biot, une contraction dan8lestis> ' sus et par suite le reflux des liquides qu'ils contiennent? Ce sont autant de questions qu'on peut s'adresser et qu'on n'a pas résolues, g 203. H. Scliulti a proposé sur la marche des sucs corticaux et sur la ïoie qu'ils suivent une théorie qui altrilnie le principal rtfle aui vaisseaux laticifËres dont nous avons parlé précédemment (§ 13) et dont il s'est tant occupé. Le liquide contenu dans ces vaisseaux ' est le latex qu'il considère comme le suc essentiellement nourricier. Il est souvent coloré, et, dans ce cas, est généralement connu soiis le nom de tue profre. D'autres fois les mêmes vaisseaux charrient
unsucincolorcmaisqui
paraît de mSme nature; et quelques observations constatent que le mèiiic végétal qui , dans Iw climats Troids et tcmpél'és, {H'ésente un latex incolore, peut en pi'éseiitcr un laiteux sous le climat des tropiques.
Dans tous les cas, il est composé de même de granulus extrômement lins, inégnux et nageant dans tm liquide. La présence de ces granules et la transjmrence des pal'ois des luticifères permettent de constater, & l'aide du microscope, le , UT. mouvemcntdulatex.Qoc,
par exemple, on place sur Icportc-objctet sous une mince lame de verre une jeune rcuUlcd'f'claire [fig. 177), cette plante si commune le long de nos murs et reconnaissable à son suc acre de couleur orangée ; que celle Teuillc,
-»>«).r«-(ro«i.'
indique.
CI1(CULAT10^. SÈVE DESCKPiDANTii,