Cime •corpioide ilu MyoêolU paluilrii
FLEUB. INFLORÉSCliKCLS DÉFINIES. !in
ites nwts anciens pour désignef ces modifications? Il nous parait plus simple et plus clair d'employer des tci-mcs conmis en iDdiquaiit par un adjectif la modification qu'a subie l'objet qu'ils esprinuttit.
Ainsi on pourra dire cimes enpaniculeoix en corymbe, ou bien paiiieuUs DU corymbes terminés en cime, ou bien encore plus brièvement, panicutes, corymbes ou grappes définies. Les transitioDS ne IKUveiit être, en gËndraJ, exprimées en un seul mot, puisqu'elles supposent deux termes de comparaison.
§ 273. Quelque nomenclature qu'on adopte à cet égard , il importede faire remarquer que ces inQorescences mixtes sont eilra-
no BOTANIQUE.
mement fréquentes ; et que les définies^ qu'on avait dans le principe dbnsidérées comme beaucoup plus rares que les indéfinie^ se multiplient chaque jour sous les yeux des observateurs maintenant plus attentifs et plus exercés.
§ 274. 11 nous reste à parler de quelques inflorescences qui, par leur point de départ^ semblent faire exception à la loi générale, puisque les pédoncules, qui ne sont autre chose que les derniers rameaux de la plante , devraient toujours partir de l'aisselle des (euilles, et qu'il se présente des cas où il parait en être autrement.
Ainsi, on admettait autrefois une inOorescence radicale» comme si les fleurs eussent pu quelquefois naître immédiatement de la racine ; mais la définition même qu'on en donnait dès lors ii^que que la naturede cette inflorescencelStait bien comprise, qu'on aTait bien reconnu que le raccourcissement extrême de la paiiie fenillée de la tige donnait lieu à cette illusion. Dans ce cas, dans la partie inférieure de cette tige, les entre-noeuds sont assez rapprochés pour que toutes les feuilles (appelées elles-mêmes radicales) forment an niveau du sol une rosette du milieu de laquelle sortent les fleun qui terminent la tige ainsi contractée ou partent des aisselles des feuilles ainsi ramassées. Mais souvent elles ne naissent pas aussi près du sol, et la tige continue à s'élever jusqu'à une certaine hauteur, où elle commence à porter des bractées et des fleurs : elle prend alors le nom de*hampe {scapus). Du reste, l'inflor^cenoe rentre dans les cas déjà connus. Les exemples sont fréquents dans beaucoup de plantes bulbeuses (comme dans les Jacinthes), dans les Primevères, les Pâquerettes, etc., etc.
§ 275. On admettait aussi des inflorescences pétidaires, ou bien épiphylles, faisant ainsi naître les fleurs sur la feuille. C'est qu'alors le plus souvent on prenait pour une feuille le rameau qui peut s'altérer ainsi dans sa forme, comme nous l'avons vu plus haut (§ 167, fig. 161). D'autres fois, c'est bien d'une feuille véritable que partent les fleui-s : c'est qu'alors le pédoncule qui les porte s'est soudé en partie avec la feuille à l'aisselle de laquelle il naît, soit avec son pétiole (comme dans VHelwingia, le Chailletia et plusieurs Hibiscus}, soit dans une plus grande longueur avec le limbe même connue dans le Zastera). La feuille florifère peut être alors à l'état de bractée, comme dans le Tilleul , où il est facile de constater crtte soudure partieUe du pédoncule;
§ 276. C'est également par des soudiu*es de parties ordinairement distinctes qu'on peut expliquer beaucoup d'inflorescences extraaxillaires, c'est-à-dire qui semblent naître d'un autre point de la branche que les aisselles des feuilles : les Solanées peuvent en fournir de bons exemple»k L'insertion du pédoncule soudé dans
FLEUR KN GËNKRAL. FIi)RAISON. 2^1
une cercaine longàeur avec la branche semble alors reportée plus ou moins haut au-dessus de la feuille ; et si la partie de ce pédoncule ainsi confondue se trouve plus longue que Tentre-nœud^ il pourra se trouver une ou plusieurs feuilles entre celle de l'aisselle de laquelle il avait dû partir et le point où il se détache réellement : une ligne droite^ tirée de ce point, doit, en descendant, rencontrer cette feuille en laissant les autres de côté, et Ton arrive ainsi à la détermination du rapport véritable des parties que cette complication avait rendue plus difficile.
Quant au cas où l'inflorescence est oppositifoliée, c'est-à-dire se présente directement opposée à la feuille, au lieu de partir de son aiSMlle, a a déjà été suffisamment expliqué (§ 454, fig. 155). C'est une inflorescence terminale rejetée sur le côté par un rameau axillaire qui prend sa place en paraissant continuer Taxe principal. La vrille de la Vigne qui nous a servi d'exemple n'est même autre chose que le rameau florifère ainsi avorté et déjeté : on y troave parfois quelques fleurs, et aux points où la vigne flemlt on voit les vrBles remplacées par des panicules.