BRACTÉES
g 284. Nous avons dit que les bractées sont des feuilles modifiées à Taisselie desquelles naissent les axes chargés de fleurs. Quelquefois la modi^cation n'est pas complète^ et les bractées conservent, surtout vers le bas de Tinflorescence, la couleur verte et toute l'apparence de feuilles, quoique amoindries et raccourcies^ de manière qu'on hésite sur le nom qu'on peut alors leur, donner : ce ne sont plus les feuilles du bas de la plante, ce ne sont pas encoie des bractées. On indique cet état de transition en ajoutant à l'inflorescence répithète de feuillêe {foliosa). C'est ainsi qu'on décrit des panicules, des grappes, etc., feuillées.
D'autres fois, tout au contraire, l'a vortcment des feuilles accompagnant les fleurs est complet ; on n'en trouve pas la moindre trace, soit à l'origine des inflorescences générales ou partielles, soit à celle de chaque fleur en particulier. On indique ce défaut de bractées en notant les inflorescences ou fleurs qui s'en trouvent dépourvues (flores ehracteatt). C'est ce qu'on observe, par exemple, dans celles de la famille des Crucifères.
§ 282. Entre ces deux étSls extrêmes, le développement foliacé 011 l'absence complète de bractées, on trouve tous les intermédiaires, et alors la réduction de la feuille peut présenter les modifications diverses que nous avons signalées à focca^on des enveloppes du bourgeon {§ 143).
Dans le plus grand nombre des cas, la métamorphose de lafeuiDe en bractée est d'autant plus complète qu'on l'observe sur un axe d'un degré plus élevé dans l'inflorescence ; et dans la môme on peut quelquefois signaler, depuis sa base jusqu'à son sonnnet, toutes les transitions que nous venons d'énumérer. Cette diversité peut compliquer la description, qui doit en tenir compte en l'indiquant d'une manière générale.
La bractée, lorsque c'est le limbe qui persista^ peut conserver, avec ime forme plus élargie rappelant plus ou moins celle de h feuille, sa structure et sa couleur verie, et on la dit alors foliacée. D'autres fois, elle se ratcourcit et s'épaissit en écaille, ou bien s'amincit en membrane colorée ou transparente, et est alors, en général, formée par la partie vaginale. Lorsqu'elle est réduite à un faisceau grêle, elle prend la forme d'un fil ; ou bien, trcs-coiu*lo, celle d'une arête, ou seulement d'une petite pointe ordinairement roide et noirâtre.
Souvent elle commence à passer à la couleur de la fleur, et lés nuances plus ou moins vives qu'on voit dans celle-ci se retrouvent.