FLEUR EN GÉNÉRAL. BRACTÉES
OU afPaiblics^ ou tout aussi foncées, dans les bractées, qui alors sont ordinairement assez dilatées : les bractées écarlates de la Satire éclalante, celles de quelques Mélampyres, en fournissent un exemple facile à se procurer.
Pbt suite de la réduction du limbe dans la bractée, son contour est le plus souvent entier; quelquefois cependant il est découpé en dents ou en segments plus ou moins profonds (par exemple, dans ces mêmes Mélampyres).
§ 283. Les bractées peuvent persister longtemps ou même indéGniment à la base du pédoncule ; mais plus souvent elles sont articulées, et tombent de bonne heure : c'est ce dont il faut être bien averti, pour ne pas décrire comme manquant de bractées des inflorescences qui en sont poiu*vues, et c'est, par conséquent, lorsqu'elles sont encore très-peu avancées qu'il convient de s'en assurer.
§ 284. Les bractées, hors les cas exceptionnels des inOoresçences extra-axillaires (§ 275), doivent conserver entre elles les rapports de position des pédoncules florifères : lorsque ceux-ci, parla réduction de leur axe commun, paitent de la même hauteiur ou dé points trè^Yoisins, comme dans les ombelles eties capitules, les bractées 86 trouvent donc elles-mêmes à la même hauteur, et forment autour de l'axe une sorte de verticille ou de rosette qu'on nomme généralement invohtcre [involucrum)j et dSns lequel elles prennent chacune le nom de folioles, ou quelquefois, d'après leur consistance, d'écaillés. Si l'inflorescence est composée, outre uninvolucre à la base de l'inflorescence générale, on peut en trouver aussi à la base de chacune des partielles. On distingue ces dernières par le diminutif d'involucelles (involucellum). Ainsi, dans les Ombellifères, les ombellùles sont souvent involucellées (fig. 489, »"), l'ombelle générale involucrée {fig, 139, t'). Le nom français assez significatif ÙQ collerette s'applique fréquemment aussi à ces verticilles de bractées : elle est générale ou partielle.
Les folioles de l'involucrë peuvent être rangées en un seul cercle {wiisériales)j comme c'est le cas le plus habituel dans ces mêmes Ombellifères; oubien elles peuvent êtreétagées sur plusieurs rangs {plurisériales), comme on l'observe souvent dans les fleurs dites composées. Dans ce dernier cas, serrées les unes contre les autres, les extérieures couvrent le bas des intérieures à la manière des tuiles d'un toit : on les dit imbriquées (fig, 191, 1 6). Si elles sont alors nombreuses, on distingue facilement leur arrangement général en spirale en voyant se dessiner plus ou moins nettement les spirales secondaires : les bractées de l'Artichaut, ce qu'on appelle ses feuilles, en fournissent un exemple familier à chacun. Mais quelquefois cette disposition ne se manifeste pas : c'est lorsque
no BOTANIQUE-
ICE braoMes w>fit peu nomlireuses, et nofnmmcnt sur dciii rang», où celloa de l'eitérieiir, plus pcliteii, ne sont pas semblables 1 celles de. l'intérieur. Quelques-uns désignent cette dernière dispusition sous le nom d'tntio(«cre calicuU.
§ 2$S. Tantdt toutes les folioles de l'involucrc soni libres, tantût elles se soudent entre elles ou parleur base ouconiplélcmeat:oD dit l'involure polyphylte OMmonopkylh, suivant l'un ou l'autre de ces deui cas. Dans le dernier, si les folioles sont sur un seul rang, elles forment une collerette, ou entière, ou découpée dans son contour [par exemple, àansïesBvplevrumj^sï elles sont surplusieon rangs, elles forment une sorte de coupe toute hérissée h l'extérieur d'écaiUcs ou de pointp! qui sont les extrémités libres de ces folioles soudées et confondues entre elles dans tout le reste de leur corps. Telle est l'origine de la oupule [cupula) au gland {fig. 202, c). L'enveloppe épineuse de la châtaigne en a une analogue : c'est un involucre, et sa peau conace et brunâtre est un involucelle reniermant plusieurs fleurs,comme l'indique la plutoi ralité des fruits qu'on trouve souvent dans son
intérieuc. On voit combien toute ressemblance avec la feuille s'est elTacée ici complètement, par suite de ces métamorphoses et de ces soudures qui viennent si souvent se placer entre nos sens et l'intelligence claire et facile des faits.
§ 286. Il est clair que, dans ce cas où les bractées se soudent ainsi sur plusieurs rangs, il ne peut se développer de fleurs à l'aisselle que de celles qui sont tout à fait supérieures ; mais la mi^nie chose arrive fréquemment, même dans le cas où elles sont libres, et le plus souvent l'imbrication entraîne la stérilité aux aisselles de toutes les folioles extérieures d'un capitule. Souvent alors elles se développent d'autant plus, et celles qui portent d^ fleurs à leur aisselle sont fort différentes et moindres. Citonsencore ici l'exemple de l'Artichaut, dont le réceptacle, la partie charnue qu'on mange, bordé de ces folioles stériles, longues, épaisses et vertes, porte sur loute sa surface supérieure, entremêlées avec ses fleurs, d'autres bractées courtes, membraneuses et blanch&tres.
tl 7 a plusieurs piaules où, au-dessous d'une fleur unique , on trouve plusieurs de ces bractées stériles disposées en un involucre raonophylle ou poljphylle, qu'on a nommé alors caticitle ou ealiee
tM. Cn i^land âr Chént. — 1 Capuk tanaie pu la iwiidurc d'uD gnnd Domb» de