FLEUR EN GÉNÉRAL. ADHERENCES. !3I
nion peut avoir lieu, et sous l'influence de causes analogues à celles qiie nous venons d'indiquer. C'est de même par leur portion inférieure, oii ces parties ont moins de jeu dans leurdéveloppemcnl, qu'elles se soudent le plus ordinairement. Les verticilles floraux jicuvent ainsi s'accoler deuiàdeux(lacorolleavecle calice ouavec les (Staminés), troîsàtrois (le calice, la corolle et les étami nés), quatre k quatre. Ce dernier cas doit se présenter toutes les toisqxie le calice vient & se souder avec le pistil, puisque le bas des étamines et des pétales si tués dans leur intervalle se trouve nécessairement compris danscette soudure. Mais ilest eitrSmcment rare que lepistilenli-e dans une soudure dont le calice reste indépendant, avecle s étamines (Nymphœa alba), ou en même temps avec les pétales [Raspalia), quoiqu'on voieparces exemples mêmes que cette combinaison peut te rencontrer.
g 296. Lorsque plusieurs verticilles différents se réunissent ainsi entje eux, les parties d'un même verticille doivent se réunir elles-' mêmes ensemble; c'est imc conséquence presque nécessaire de la loi d'alternance d'unverlicille à l'autre. Si les parties des deux verticilles A et B alternent, une partie quelconque de B, ainsi situé entre deux parties de A, ne pourra se souder à ces parties sans les joinSre entre elles, si elles ne s'étaient pas déjà jointes immédiatement.
§ 297. Très-souvent les traces de la soudure persistent bien manifestes. Ces parties restent distinctes, quoique ad liéren tes ; et même, dans quelques cas, il suffit d'un faible effort pour dëtruirecetleadhérence. Ainsi, dans beaucoup de corolles monopétales, sur le tube que forment les parties inférieures des pétales réunis, on apergoit les filets de^ étamines adhérentes qui tranchent par leur saillie et par leur couleur souvent diflérenle, et qu'on, peut suivre jusqu'à l'origine même du tube {fig. 203, f; 299, i). Dans d'autres cas,lestracejde la soudure opl disparu; des deux parties soudées, la plus intérieure pardt ndtre de l'autre au point même où elle «îevieiit libre, et au-dessous duquel les deux tissus se confondent en un seul.
§ 298. Mais fort souvent, dans tout l'espace oii deux verticilles sont ainsi réunis.on remarque un tissu particulier, difTérent de celui
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des parties qui les composent; tissu le plus ordinairement gfanduleui, c'est-à-dire offrant dans sa structure cet amas de petites cellides serrées et denses qui caractérisent celle de beaucoup de glandes : même assez fréquemment il se prolonge au delà sous la forme d'un bourrelet ou d'un anneau saillant. En examinant bien la surface comprime entre le calice et le pistil, surface à. laquelle on a donné autrefois le nom de réceptacle de la fleur, plus récemînent celui de toruSj et qui porte les parties de cette fleur, on la trouve souvent à leur origine tapissée de ce tissu, qui tantôt reste étendu en une lame superficielle, tantôt se relève en saillies concentriques, comme les verticilles. Cette saillie, désignée par plusieurs termes, assez généralement par celui dedisque, donne le plus ordinairement naissance aux parties du vertîcille correspondant ; elle pourrait, sous ce rapport, être comparée aux coussinets des feuilles. Les parties peuvent naître du bord libre du disque, ou de sa (kce interne, ou de sa face externe. Il peut s'allonger plm( ou moins, et les porter ainsi à une distance plus ou moins grande de la surface du torus. Plus ou moins épais, il peut combler l'intervalle souvent étroit qui sépare deux verticilles, et devient ainsi entre eux le moyen le plus fréquent d'union. C'est ainsi que soii tissa se rencontre si habituellement dan^ la soudure de plusieurs verticilles du calice avec ceux qui sont plus intérieurs que lui, du pistil avec ceux qui lui sont extérieure. Alors ce n'est pas sur la portion inférieure du pétale ou de l'étamine, c'est sur le disque qui l'exhausse en lui servant de base que la soudure a lieu.
Ci 299. Inseriion des parties de la lleor — Des faits qui précèdent, et qui font varier le point de départ apparent des verticilles de la fleur les uns par rapport aux autres, résultent des diffi^ renées faciles à saisir et importantes pour la distinction des différentes fleurs. Comme chaque verticille semble commencer au point même où il se distingue ou se dégage des verticilles voisins ; comme, considéré en dehors, il paraît s'insérer à la hauteur correspondante sur l'axe général qui porte la fleur, on a nonàmé caractères d'tfi«ertion ceux qui résultent de ces rapports divers des verticilles de la fleur non soudés ou diversement soudés entre eux à leur origine et dans une étendue plus ou moins grande. C'est principalement le rapport des étamines et du pistU,les parties essentielles de la fleur, ainsi que nous le veiTons bientôt, qu'on a cherché à exprimer par les termes inventés pour désigner ces différents modes d'insertion. Si les étamines se soudent avec la corolle, on les dit épipétales^ et Q ce cas on considère l'insertion de l'une et des autres comme la >ême, ainsi qu'elle l'est en effet relativement au reste de laTleur. tes étamines, soHféupies î^Uisj à jji corolle, soit indépendantes
FLEUR EN GtVtnM., INSKItTIOKS. inn
(Tene, le «mt également et du calice et dn pistil, il est clair qii'elli-i flnséreronl au tonis au-dessous de ce pistil [fig. 200) : on lesai>pellera hypogynes (d'firs, ious).' Si elles s'insèrent sur le caliic (yf J. 207 ), elles se trouTeront «élevées sur lui à une certaine hau len r âu-deasus de la base du pistil; leur position paraîtra, relativement à lui, non plus inftîricure, mais latérale, et on les dira pirigijnrs (de ««?i, autour). Enfla, à elles s'insèrent sur l'ovaire même {fig.V»)t elles sont épigytut [ d'ini, sur ). Dans ce dernier cas, or-
dinairement lesqualre vertîciiles seront en partie soudés ensemble, et par consâquent lesétaminessc trouveront en m^c temps ins^n^es sur le calice et surle pistil, ccqiii porte quelquefois à hésiter , entre ces deux modes d'inscrlton, et les a fait confondre par plu- ■iear*aateun,DotainmenlDeCandolle,qui a nommé CalycijùiTFS . les plantes dont les fleurs sont dans ce dernier cas, ou bien offrent des dUminas franchement insérées sur le calice ; CoroUiHorfit, celles olilacorolle porte les étamines; rhoinmiTIorM, celles où Irs vertîdUes, indépendants l'un de l'autre, s'insèrentimmédiatcme'it sur le tonu, autrement dit quelquefois thalamM.
§ 300. Nous venons de voir que les différents verticilles de In fleur peuvent être écartés plus ou moins l'un de l'autre par suilo
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IM. Caape de 11 RHr du Gtri
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dos .lOhdrenc es qu'ils contractent entre eux, et quites reportent nudessus de la place qu'ils devraient naturellement occuper sur l'aip; mais iU peuvent aussi s'écarter tout en conservant leurs rapports avec cet axe, et c'est lorsque celui-ci continue à s'allonger, quciqu'ilne porte qu'unnombie très-borné de parties. Les verticilles se trouvent par là Éloignésrunderautre,et d'autant plus élevés que, dans une fleur ordinaire à torus plan ou peu saillant, ils seraient plus intérieurs. Les Capparldées fjig. 209) oCTrenldes exemples très-
remarquables de cette élongation : les pétales p restent & peu près à la même hauteur quele calice c, mais le pistil 0 se trouve & l'eitrémitéd'unlongcylindreaij' qui s'élËve au-dessus de la fleur, et n'est autre cbose que l'axe ainsi développé et sur lequel le verticillc dcsétamincs «peut être lui-aiêmeportéàunc assez grande hauteur. Dans les Caryophyllées {^g. 2t 0 ) , ilest assez Tréquent de voir l'an, «prèsavoirproduitleverticillecalicinalc, continuer son évolution quelque temps avant de produire les verticilles suivants, qui se
lia. Fleur d-uae Carraphlllia (la tyehnii tn ioièr« i Uiiur mir b> r«pporl iIëi pariiei. — ottft H, Itor limbe I, ei l'tpp<ndia a qui w II ■»>.-« Ooire %BTmHH« rie eiaq Mjleg ( st Fi ncal da V»u porUnt In péliki. éUmino «I