‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 68 sur 142 · FLEUR EN GÉNÉRAL. MULTIPLICATIONS · texte numérisé non relu

FLEUR EN GÉNÉRAL. MULTIPLICATIONS

trouTent ainsi exhaussés sur une colonne g plus ou moins longue. H est bien clair que cette disposition des verticilles par étage ne change rien aux véritables rapports d'insertion des parties ; elle ne fait, au contraire, qu'exagérer l'h^pogynie dans les exemples cités.

Husieùrs mots ont été proposés pour désigner ces entre-nœuds de la fleur, suivant qu'ils portent les pétales, ou les étamines, ou les carpeUes, ou plusieurs de ces verticilles à la fois. Le nom général de stipeSy qu'on employait seul autrefois pour tous ces cas, parait suffire encore, aussi bien que celui d'axe, qu'on modifie par une épithète convenable, suivant la longueur, l'épaisseur, la forme, la direction de l'entre-nœud. Celui qui exhausse le pistil à une certaine distance des autres verticilles existe le plus fréquemment et mérite peut-être un nom particulier, comme celui de gynophore, dont on se sert assez généralement.

§ 301. Wombre deii partieii delaflear. — Nous avons déjà, dans toutes ces combinaisons, et dans les différents degrés que chacune d*elles peut offrir, un certain nombre de caractères par lesquels nous pouvons distinguer entre eUes un assez grand nombre de fleurs. Cependant nous avons jusqu'ici supposé constant le nombre des verticilles de la fleur et des garties qui composent chacun d'eux ; nous n'avons admis de différence marquée sous ce rapport qu'entre les Monocotylédonées dont la fleur serait composée de cinq verticilles de trois parties chacun (fig, 204 et 211 ) et les Dicotylédonées où elle le serait de quatre verticiUes, chacun de cinq parties ( fig. 203 et 212). Mais autour de ces deux types, qui peuvent nous servir de points de départ, s'observent d'innombrables variations qu'il nous reste à examiner. Elles peuvent se distribuer en deux grandes classes. Les nombres auxquels nous nous étions arrêtés, ou bien s'augmentent par l'addition de parties nouvelles, ou bien diminuent par la soustraction de quelques parties. Étudions successivement ces deux importantes modifications.

§ 302. t<eiir aairmentattoii. — Le nombre des veriicilles peut rester le môme, tandis que celui des parties augmente d'une quantité égale dans chaque verticille. Ainsi à l'exemple que nous avons choisi comme type de la fleur de Dicotylédonée, à celle du Cras- 8ula (fig. 212) , comparons celle d*im genre tout voisin, le Sempervivum, ou vulgairement Joubarbe, dans l'espèce qui croit communément sur nos murs; nous pourrons voir dans chaque verticille, aux cinq parties qui composent celui du Oro^su/a, s'en ajouter d'une à quatre, ce qui pourra porter le nombre jusqu'à neuf. Dans d'autres espèces du même genre, ce nombre s'accroîtra encore,, et f on en connaît où il est porté jusqu'à vingt, où il s'est par consé-

qiient quadruplé > en particulier dans chaque yerticillc^ et en

gdnéral dans la fleur.

§ 303. Plus souvent raccroisscment numérique des parties résulte de celui des verticilles mêmes.

Les folioles calicinaks > ainsi que les pétales^ peuvent se montrer ainsi en nombre double et dispotu. 213. sées sur deux rangée» con-

centriques. Mais c'est sur-

^ ^^ tout pour les étamines que ^ ^ «û X ce doublement est fré- ^ / ^ ^S) \ quent, et il a le plus souk ff^^® 1/ vent lieu sans que les deux V <© y / verticilles extérieurs y par-

^ ^^-2-5?^ ticipent,demanière qu'elles

se trouvent en nombre * ' double des folioles du calice

ou de la corolle : on dit alorS^que la fleur estcftp/o^f^one, (^iicXcô;, double; vvi^^^^ étamine];on la dirait fSos(émone(ioo«égal)^8i les étamines étaient en nombre égal aux pétales.

Néanmoins la diplostémonie peut avoir lieu sans que le nombre des verticilles soit véritablement augmenté. Expliquons cette sorte d'énigme par des exemples. La fleur duRedoul [pwiaria myrtifoUa [fig. 214]) offre cinq folioles calicinales^ cinq petits pétales courts et épais alternant avec elles^ puis dix étamines sur deux rangs^ le plus extérieur opposé au calice^ le plus intérieur auxpétales^ enûn

21 1-214. Diagrainmel d« différentes fleuri, c'est-à-dire position reUtive de leim différentes parties, teUes que la présenterait la tranehe résultant de la section iMriiontale de la fleur non encore ou i peine épanouie. Dans ces diagrammes et tous les suvants, les mêmes figures ont été toujours employées pour distinguer les mftnes parties, savoir : !• une ligne double e pour les folioles ou les divisions, smt du calice des Dieotylédonées (Jtç, 212), soit du périanthe des Monoeotjlédooées {Jlç, tll^\ 2* une ligne simple p pour les pétales ou les divisions de la corolle ; S» un petit rond pour l'étamiiie à anthère vniloculaire ; deux ronds accolés pour l'élaraiioe e à anthère biloculaire. oo plus ordinairement leur réunion en une petite figure de la forme d'un rein : 4o un OTa'.e dont le petit bout est tourné vers le centra pour le carpelle o, ou un grand cercle pour ToTaire composé de plusieurs carpelles {/g. 227). — De petits corps accessoim m peuvent se rencontrer, et sont indiques par un petit point ou un petit traiU

tll. Diagramme de la fleur de V Ornithogalum pyrenaicum.

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